Pharmacie : les négociations conventionnelles conditionnées à l’élection présidentielle

 Pharmacie : les négociations conventionnelles conditionnées à l’élection présidentielle

Les négociations conventionnelles entre l’assurance maladie, les syndicats de pharmacies d’officine et les représentants des organismes complémentaires ne reprendront que le 26 avril 2017.

Les négociations conventionnelles entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie  (Uncam), les deux syndicats représentatifs de la pharmacie d’officine (FSPF et USPO), ainsi que les complémentaires santé représentées par l’Unocam, seraient-elles désormais conditionnées par le résultat du premier tour de l’élection présidentielle ? Alors que ces négociations devaient toucher à leur but le 5 avril 2017, elles achoppent toujours sur l’évolution des modes de rémunération attendue par les pharmaciens. Surtout, elles ne reprendront pas avant le 26 avril, soit au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle. Selon une source proche du dossier, ce report du calendrier n’est pas anodin : Nicolas Revel, directeur général de l’Uncam, attendrait cette échéance pour savoir si Emmanuel Macron sera qualifié pour le second tour de la présidentielle.

La direction générale de l’Uncam est un poste éminemment politique. Pour mémoire, M. Revel avait été nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République, en tandem avec Emmanuel Macron, par François Hollande le 15 mai 2012. Il avait ensuite été nommé à la direction générale de l’assurance maladie en novembre 2014, en remplacement de Frédéric van Roekeghem. En cas de victoire de M. Macron, on imagine aisément M. Revel pourrait être appelé à d’autres fonctions. Et en cas d’alternance, ses jours à la tête de l’Uncam pourraient être plus ou moins comptés. Surtout, sa marge de manœuvre pourrait être encore réduite.

Près de 100 millions pour les complémentaires

Dans cette négociation qui a démarré le 22 février, la marge de manœuvre de l’assurance maladie est déjà très étroite. Elle est contrainte par les ministères de la Santé, des Finances et la Direction de la sécurité sociale. Outre des sujets comme les nouvelles missions des pharmacies, les relations informatiques de tiers-payant, les syndicats de la profession attendent en priorité un engagement des pouvoirs publics quant à une réforme de leurs modes de rémunération leur permettant de protéger les officines des baisses de prix constantes des médicaments. Ils revendiquent, par exemple, un transfert de marge commerciale vers des honoraires. Pour cette réforme, l’USPO, par exemple, demande « une enveloppe minimale de 300 M€ ». A noter que dans cette hypothèse, 20%  à 30% de cette somme pourrait potentiellement incomber aux organismes complémentaires santé.

Or, à ce jour, les représentants syndicaux se disent très déçus. L’UNCAM n’a toujours pas mis d’investissement décent sur la table. Sans évolution des pouvoirs publics, les syndicats pourraient quitter la table des négociations et viser un nouveau projet avec un nouveau gouvernement.

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