Premier ministre – Parcours de soins – Généralisation de la complémentaire: Cinq ans pour réformer le système de santé

Premier ministre – Parcours de soins – Généralisation de la complémentaire: Cinq ans pour réformer le système de santé
le premierministre, Jean-marcayrault, laministrede laSanté, marisol touraine, avec le professeur pierre Simon Jouk, chef de pôle auchu de Grenoble.

À Grenoble, le 8 février, le Premier ministre et la ministre de la Santé ont lancé la stratégie nationale de santé, qui se traduira par une médecine de parcours et une articulation rénovée entre régimes obligatoire et complémentaire.

Dans son discours à la préfecture de Grenoble, le 8 février, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a déclaré qu'il fallait « engager une réforme structurelle de notre système de santé ». Certes, l'accord sur les dépassements d'honoraires d'octobre 2012, la hausse du plafond de la CMU complémentaire et l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier constituent « des premières mesures pour améliorer l'accès aux soins de tous les patients ».

Pourtant, il est temps d'« aller plus loin », car le déficit chronique de l'Assurance maladie « met en péril, à plus ou moins long terme, notre protection sociale et notre offre de soins » et l'on risque de voir se développer « une médecine à deux vitesses ».La référence de la future réforme est le discours du président de la République au congrès de la Mutualité française le 20 octobre dernier, qui a « tracé les contours » de la stratégie nationale de santé. Jean-Marc Ayrault a prévenu : il faudra « dépenser mieux », pour assureur le retour à l'équilibre des comptes de l'Assurance maladie - à une échéance non précisée - sans rationner les soins. Et la réforme « ne sera pas l'oeuvre de quelques mois, mais des cinq ans, voire des dix ans à venir ». Ainsi, la grande loi de santé publique annoncée pour cette année devrait être présentée en 2014.

ÉTIENNE CANIARD, PRÉSIDENT DE LA MUTUALITÉ FRANÇAISE « Je souhaite que l'on avance rapidement »

  • Que pensez-vous des annonces du Premier ministre ?
    Elles sont positives. Elles traduisent une approche globale des besoins qui correspond aux orientations que nous avons portées dans le débat public lors de la campagne présidentielle, avec l'accent mis, d'une part, sur la médecine de premier recours et la notion de parcours organisé autour du patient et, d'autre part, sur la nécessité d'assurer l'accès aux soins pour tous.
  • Et pour ce qu'il en est de la méthode ? Je souhaite que l'on avance rapidement, indépendamment de la méthode retenue. Le comité des sages, présidé par une personnalité reconnue, et compétente aura un rôle important. La Mutualité, en tant qu'acteur du débat public et mouvement social, prendra toute sa part dans ces travaux.


Dans un premier temps, le chantier va être confié à un « comité des sages » de sept personnes, coordonné par Alain Cordier, inspecteur général des Finances et ancien directeur de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris. Il sera placé sous l'autorité d'un « comité stratégique » présidé par la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Selon la lettre de mission qu'elle a adressée à Alain Cordier, les sept sages devront, dès fin mai, « proposer les axes de déploiement de la stratégie nationale de santé ». Le gouvernement attend d'eux du concret, afin de « structurer les travaux des administrations et opérateurs », ainsi qu'un calendrier indicatif.

À Matignon, on souligne que l'heure n'est plus aux diagnostics. Les travaux de la Conférence nationale de santé ou du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, les ont clairement établis. Le mot clé de la réforme devrait être la notion de « parcours » : instauration d'une « médecine de parcours » autour de la personne, parcours de soins rénové avec des professionnels de santé travaillant en équipe, décloisonnement entre la médecine de ville et l'hôpital, entre la recherche et le soin, amélioration de la gouvernance du système de santé, etc.

La lettre de mission définit également les modalités de mise en oeuvre de l'engagement de François Hollande de généraliser la complémentaire santé d'ici à 2017, « dans le cadre d'une articulation rénovée entre assurances maladie obligatoire et complémentaire ».

Une réponse aux reproches de François Hollande

De source gouvernementale, on indique que la date d'ouverture de la concertation annoncée fin janvier par Jean-Marc Ayrault pour revoir le contenu des garanties santé n'est pas encore fixée. Même incertitude quant à la remise en cause des exonérations dont bénéficient les contrats collectifs, évoquée par François Hollande à Nice. Rien ne serait décidé dans l'immédiat. Une source ministérielle explique que l'ANI, en généralisant la complémentaire santé à tous les salariés, constitue un élément de réponse au reproche du président de la République aux contrats collectifs de bénéficier surtout aux plus favorisés. Aucune piste non plus quant à un allégement des taxes CMU et TSCA : à Matignon, la première est considérée plus comme une surprime en faveur des plus démunis que comme une véritable taxe.

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