[DOSSIER] Présidentielle 2017 : l'assurance et la santé au sein [...] 10/17

Présidentielle 2017 : la (légère) volte-face de François Fillon sur la santé

Présidentielle 2017 : la (légère) volte-face de François Fillon sur la santé
Le candidat des Républicains (LR) François Fillon a présenté ce mardi une nouvelle mouture de son programme santé.

Le candidat des Républicains a présenté ce mardi 21 février une version légèrement remaniée de son programme santé, quelques semaines après une série de propositions ayant créé la polémique.

«Mes propositions sont loin des caricatures qui m’ont été opposées». Opération déminage pour François Fillon, candidat des Républicains (LR), lorsqu’il évoque son nouveau programme pour la santé. Ces nouvelles orientations, éventées par le Parisien et développées au Palais Brongniart à l’occasion de l’évènement « Place de la Santé » de la Mutualité Française (FNMF), se veulent moins abruptes que celles évoquées lors de la primaire de la droite et du centre.

S’il y a un retour en arrière principal à retenir de ce nouveau programme santé de François Fillon, c’est la disparition des notions de «petit» et «gros» risque. C’est en effet en séparant, dans ce schéma, les prises en charge de l’Assurance maladie et des organismes complémentaires santé, que le candidat LR avait notamment créé la confusion.

Le rôle de la Sécurité sociale se retrouve paradoxalement même renforcé dans cette nouvelle mouture, là où celui des organismes complémentaires santé reste sujet à précisions. Ce programme new look se décline autour de trois principaux items : "mieux soigner", "mieux rembourser" et "mieux gérer".

Stop au tiers payant

Mieux soigner, «c’est donc mieux prévenir». M. Fillon propose ainsi la prise en charge par la Sécurité sociale, tous les deux ans, d’une «consultation de prévention longue» (à 35 euros a minima). Son objectif : «sortir de l’hospitalo-centrisme», source de lourdes dépenses pour le système de santé, ce qui inclut également le renforcement de la médecine de ville et la lutte contre les déserts médicaux.

Pour ce faire, François Fillon évoque ainsi la prise en charge des téléconsultations et l’adaptation du numerus clausus. La généralisation du tiers payant reste quant à elle, pour lui, «absurde» et un «symbole d’étatisation» du système de santé.

Mieux rembourser, c’est finalement ne pas réduire le rôle de l’assurance maladie obligatoire : au contraire, promet le candidat LR, ce projet «consolide» son caractère universel. Concrètement, M. Fillon a annoncé le remboursement à 100% par la Sécurité sociale dès 2017 des lunettes pour enfants puis, d’ici à la fin du quinquennat, aspire à un reste à charge nul pour les audioprothèses, l'optique, les prothèses dentaires et les dépassements d'honoraires. Bref, tendre vers un reste à charge «proche de zéro», sans passer par la voie des contrats responsables «qui n’ont de responsables que le nom».

L'AGENCE DE CONTRÔLE ET DE RÉGULATION A ÉVOLUÉ

Si la réalisation de cet objectif reste en pratique encore floue (pas de détail de la frontière entre AMO et AMC sur ces prises en charge), M. Fillon souligne les potentiels bénéfices d’une agence réunissant les assurances maladie obligatoire et complémentaires. Si elle ne semble plus être une "Agence de Contrôle et de Régulation" (concept qui n'avait guère été compris sur la place), cette agence de la garantie de la couverture solidaire serait toutefois à l’origine d’un «nouveau partenariat» AMO/AMC. Des représentants de l’Etat et des professionnels de santé figureraient également au sein de cette agence («qui ne serait pas un instrument de pilotage»), qui permettrait notamment de contrôler le coût des prestations sur ces postes de santé occasionnant, effectivement, d’importants restes à charge.

Cette agence aurait ainsi pour rôle que les cotisations des organismes complémentaires santé n’augmentent pas «abusivement» et restent «maîtrisées». Le retour à l’équilibre de l’Assurance maladie est de son côté envisagé via 20 milliards d’euros d’économies réalisées sur l’ensemble du quinquennat, notamment via la diminution du nombre d’emplois publics et le retour (négocié) aux 39 heures, même dans la fonction publique hospitalière.

Mieux gérer, enfin, c’est réaliser «un milliard d’euros d’économies annuelles» sur les dépenses de santé sur les cinq prochaines années. C’est, également, maintenir un objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) en-deçà des 2% sur la durée du quinquennat. Pour rappel, le plus bas historique de cet Ondam date de 2016 avec un taux à 1,75%, difficilement tenu en pratique. C’est, enfin, supprimer l’aide médicale d’Etat (AME) qui aurait été «détournée de son but».

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