Présidentielle 2017 : un « effet Macron » de courte durée sur les marchés

Présidentielle 2017 : un « effet Macron » de courte durée sur les marchés

Les marchés avaient parié à 90% sur la victoire du candidat centriste. L'incertitude sur les élections législatives invite à la prudence.

Le scénario noir n’a pas eu lieu. Avec la défaite de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle française ce dimanche 7 mai, l’hypothèse d’un « Frexit » ou d’une fragilisation de la zone euro est écartée. Si l’élection d’Emmanuel Macron, candidat résolument pro-européen, est jugée rassurante par les investisseurs, « l’effet Macron » a été de courte durée sur les marchés.

D’abord, parce que les investisseurs avaient anticipé, à 90%, la victoire du candidat d’En Marche !. Après la Bourse de Tokyo qui a fini en hausse de 2,31%, la Bourse de Paris a ouvert ce lundi 8 mai en hausse de 0,09% à 5.437,55 points. Mais la dynamique s’est rapidement essoufflée, le Cac 40 s’affichant, pas moins d’une heure après la cotation, en repli de 0,64% à 5.397,83 points. L’indice phare de la Bourse de Paris avait, en effet, déjà gagné 7,4% dans l’entre-deux tours ; les investisseurs ayant misé sur la défaite de Marine Le Pen avant le deuxième tour, ils se sont mis à vendre la nouvelle après l’annonce des résultats.

Wall Street a particulièrement bien accueilli la victoire d’Emmanuel Macron. L'indice Dow Jones a gagné lundi 8 mai 0,03%, soit 5,34 points, à 21.012,28, tandis que Le S&P-500 a inscrit son deuxième record de clôture de suite, à 2.399,38 points. Dans le sillage de Wall Street, et porté également par la prévision de croissance de 0,5% au deuxième trimestre publiée par la Banque de France, le CAC 40 a repris des couleurs ce mardi 9 mai, s’affichant en milieu de matinée en hausse de 0,43%.

Incertitude sur la majorité parlementaire

L’euro, qui avait atteint un pic de 6 mois juste après l’annonce des premières estimations de résultats, est légèrement retombé sous la barre des 1,1 dollar. Il s’établit ce mardi 8 mai à 1,0909 dollar. Après s'être fortement réduit ces dernières semaines, particulièrement à l'issue du premier tour de la présidentielle, l'écart de taux entre les obligations souveraines françaises et allemandes à 10 ans s'est légèrement creusé au lendemain du second tour.  Le spread entre l’OAT et le Bund est ainsi de 44 points ce mardi 9 mai.

Le soulagement est loin d’être complet. L’incertitude règne, en effet, sur l’issue des élections législatives les 11 et 18 juin prochains qui feront office de « troisième tour » et sur la capacité d’Emmanuel Macron à obtenir une majorité. Les agences de notation ont salué lundi la victoire du candidat centriste, tout en se montrant prudentes. Un vote reflétant le résultat du premier tour de la présidentielle pourrait faire émerger une Assemblée nationale fragmentée, avec des gains pour les partis de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, prévient Fitch Ratings. En cas de victoire du parti Les Républicains, une cohabitation compliquerait l'application du programme d'Emmanuel Macron, ajoute l’agence. En l'absence d'accord avec le Parlement, la France pourrait même "connaître jusqu'à cinq ans d'inertie politique, ce qui contribuerait encore à affaiblir le profil de crédit du pays", redoute Moody's. La note souveraine de la France reste inchangée.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Contrat de frais de santé à adhésion obligatoire pour l'ensemble du personnel salarié.

Logidôme - OPH de Clermont-Ferrand

21 mai

63 - CLERMONT FERRAND

Prestation de services chèques au profit de la Banque de France.

Banque de France

21 mai

75 - BANQUE DE FRANCE

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Présidentielle 2017 : un « effet Macron » de courte durée sur les marchés

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié