[DOSSIER] Les propositions des candidats sur l'assurance 2/23

Présidentielle : les candidats répondent à la Mutualité française

Présidentielle : les candidats répondent à la Mutualité française

Alors que les deux candidats à la présidence de la République n’ont pas parlé, lors du débat télévisé du 2 mai, des complémentaires santé (ni de l’épargne retraite, ni de l’assurance vie), la Mutualité française les a questionné sur leurs engagements en matière de santé et de protection sociale. Les réponses de François Hollande et de Guillaume Lambert, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, ont été publiées in extensio dans la lettre de l’Afim du 2 mai. En voici les principaux éléments.

Financement de la Sécu

Interrogé sur les moyens d’assurer le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance maladie, le candidat socialiste a répondu : « le financement de la Sécurité sociale mérite une réforme garantissant le retour à l’équilibre d’ici la fin du quinquennat. Pour ce faire, dès l’été prochain, je reviendrai sur certaines niches sociales et instaurerai une contribution sur les revenus du capital et de placement équivalente à celle portant sur les revenus du travail. »

De son côté, le président sortant promet « maintenir notre politique active de maîtrise des dépenses au cours de ce quinquennat, en travaillant avec tous les acteurs, établissements de santé, médecine libérale, pharmaciens, industrie, mutuelles. »

Dépassements d’honoraires

Sur la différence entre les prix réels et les bases de remboursement, François Hollande s’engage à « une négociation avec l’ensemble des acteurs, pour aboutir à un plafonnement des dépassements d’honoraires par spécialité et par région. » « Sur ce sujet, j’attends […] des propositions des mutuelles », déclare, pour sa part, Nicolas Sarkozy.

Au sujet de la dépendance, François Hollande compte « le plus rapidement possible, favoriser l’adoption de mesures permettant la prise en charge de la perte d’autonomie par une contribution « solidaire ». » Nicolas Sarkozy assure qu’il mettra en œuvre « la réforme de la dépendance à compter de 2013, puisque c’est à partir de cette date que la part de la dette dans la richesse nationale va commencer à baisser en France. »

Contractualisation

Sur la possibilité de donner la possibilité aux mutuelles de contractualiser avec les professionnels de santé, François Hollande estime « important de rétablir l’égalité entre les assurances et les mutuelles en leur permettant, par la voie contractuelle, de favoriser les conditions d’un meilleur accès de tous à des soins de qualité et au meilleur coût. »

Avant de pouvoir contractualiser, Nicolas Sarkozy juge « qu’il y a un certain nombre de champs pour lesquels les mutuelles pourraient utilement agir, avec des actes concrets, c’est-à-dire une participation, notamment financière, à une offre qui ne dépend pas de l’affiliation. »

Droit à la mutuelle

Enfin, sur le moyen de mettre en œuvre le droit à une garantie complémentaire solidaire pour chacun, François Hollande souhaite « que soit redéfini le contenu des contrats existants et que s’instaure une taxation fortement différenciée selon leur nature. » « Une nouvelle revalorisation forte de l’ACS (Aide à la complémentaire santé, NDLR) a été opérée en 2012 », a rappelé Nicolas Sarkozy.

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