Professions de santé – Réseaux de soins – Complémentaires : L'audioprothèse fait entendre sa différence

Le Syndicat national des audioprothésistes juge les réseaux inadaptés à un service de qualité et souhaite une négociation avec la Sécurité sociale et les organismes complémentaires.

Pour Luis Godinho, président du Syndicat national des audioprothésistes (Unsaf), « on ne peut pas dupliquer à l'audioprothèse ce qui a été fait dans d'autres domaines ». Pourtant, après l'optique et le dentaire, les organismes complémentaires étendent leurs réseaux de soins à l'audioprothèse : en 2012, Kalivia (Harmonie mutuelle et Malakoff-Médéric) et Sévéane (Groupama et Pro BTP) se sont lancés, suivis, début janvier 2013, par Audistya (groupe Istya, mutuelles de la fonction publique).

DES RESTES-À-CHARGE TRÈS ÉLEVÉS

  • L'appareillage auditif d'une oreille coûte entre 900 et 2 100 €. La base de remboursement par oreille de la Sécurité sociale s'élève à 199,71 € (sauf pour les moins de 20 ans et les personnes atteintes de cécité, mieux pris en charge). Selon la couverture complémentaire (entre 300 et 1 500 € par appareil, soit 900 € en moyenne), le reste-à-charge moyen est donc de 60%.
  • Le chiffre d'affaires annuel du marché français de l'audioprothèse s'élève à 800 M€.


L'acteur le plus qualitatif

Certes, ces déploiements ne provoquent pas des conflits aussi virulents qu'avec les opticiens et les dentistes, dont certains représentants ont attaqué des organismes complémentaires en justice, mais l'Unsaf affirme que les assureurs méconnaissent les spécificités de l'audioprothèse. Le dirigeant du principal syndicat de la profession, qui rassemble 700 audioprothésistes sur 2 600, dénonce la pression tarifaire exercée par les réseaux. Certains - ce n'est pas le cas du dernier venu, Audistya - demandent des baisses tarifaires allant jusqu'à 40%. Kalivia a aussi négocié avec les fournisseurs pour proposer une offre d'entrée de gamme sans reste-à-charge pour les assurés à 700 € (par oreille).

Selon l'Unsaf, cette pression ne permet pas aux audioprothésistes d'assurer un service correct. L'appareillage est « acteur dépendant », rappelle Luis Godinho : la prescription médicale n'est pas qualitative, le médecin ne prescrit pas les spécifications, comme si un ophtalmologue indiquait simplement « lunettes pour myopie » sur son ordonnance. Au choix et à l'adaptation de l'appareillage, s'ajoute un service après-vente estimé à deux rendez-vous annuels d'une demi-heure.

Une offre « conventionnée »

En alternative aux réseaux, Luis Godinho propose à l'Assurance maladie et à l'Unocam de négocier une offre de qualité à prix fixe, qui pourrait être proposée à côté des prix libres dans une perspective de réduction du reste-à-charge. Un consensus devra s'établir entre les prix planchers de certains réseaux et le prix moyen du marché, qui s'établit à 1 500 €.

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