Réconcilier les Français avec l'épargne longue

En attendant le rapport « Berger-Lefebvre », qui devrait être rendu public à la fin du mois, la Faider a rappelé son souhait de voir des aménagements mis en oeuvre pour favoriser la diffusion des contrats eurodiversifiés.

Alors que le rapport sur la fiscalité de l'épargne financière des députés PS Karine Berger et Dominique Lefebvre doit être rendu public fin janvier 2013, la fébrilité règne du côté des acteurs de l'épargne. Elle était palpable lors des États généraux de l'épargne organisés par la Faider, le 15 janvier 2013 à Paris. L'association d'épargnants a réuni les représentants de ces derniers, des assureurs et des institutions pour déterminer comment réconcilier les Français avec l'épargne longue.

L'assurance vie s'est invitée au coeur des discussions. Si elle reste le placement à long terme préféré des Français, elle est sur la sellette. « En 2012, le rendement moyen nominal des fonds en euros est d'environ 3%. Mais après huit ans de détention et en calculant l'inflation et les prélèvements sociaux, le rendement réel est négatif » (lire tableau), a indiqué Guillaume Prache, délégué général de la Fédération européenne des usagers des services financiers (EuroFinuse). Pour rétablir la confiance, « il faut communiquer sur ce qui reste dans la poche de l'épargnant en tenant compte de tous les frais ».

De fait, « l'épargne longue est beaucoup plus difficile à capter aujourd'hui », a reconnu Jean-François Lequoy, délégué général de la FFSA, rappelant la décollecte de 3,6 Md de l'assurance vie sur onze mois à fin novembre 2012, alors que le Livret A et le LDD engrangeaient une collecte nette de 44 Md€. « Nous sommes face à de nouveaux comportements d'épargnants. L'incertitude les pousse à garder leurs liquidités et engendre une aversion à l'endettement, analyse-t-il. Pour les séduire, il faut redoubler d'efforts et, surtout, maintenir un cadre réglementaire et fiscal stable. »

Et notamment trouver de nouveaux produits comme le PEA-PME, ou encore promouvoir les fonds eurodiversifiés en les incluant dans les multisupports. C'est l'une des pistes à privilégier, selon la Faider : cette nouvelle catégorie de contrats, en contrepartie d'une garantie de capital offerte uniquement au terme - et non de façon permanente comme dans les fonds en euros -, permet à l'assureur de placer une plus grande part des capitaux collectés en actifs risqués, donc d'espérer une meilleure rentabilité.

« Quel que soit le niveau de revenu, la question de la préservation du capital est perçue comme plus importante que celle de la rentabilité », a répondu en écho Karine Berger, députée PS se référant aux nombreuses auditions qu'elle a effectuées pour son rapport. Elle était venue répondre aux inquiétudes suscitées par l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. Il n'est pas sûr qu'elle les ait complètement apaisées.

Pour séduire les épargnants, il faut redoubler d’efforts et, surtout, maintenir un cadre réglementaire et fiscal stable.

Jean-François Lequoy, délégué général de la FFSA

 

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