Renouvellements : l'heure n'est pas au bouleversement sur le segment des grands risques

Renouvellements : l'heure n'est pas au bouleversement sur le segment des grands risques

Suite à la consultation réalisée auprès de six courtiers (Aon, Diot, Gras Savoye, Marsh, Siaci Saint Honoré, Verspieren), l’Amrae vient de sortir son guide annuel 2014 sur l’état du marché et les tendances sur le segment des grands risques. L’objectif : préparer les risk-managers aux prochains renouvellements.

Les années se suivent et se ressemblent sur le marché des grands risques. Selon les données fournies par l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) sur l’état du marché de l’assurance IARD, l’heure n’est une nouvelle fois pas au bouleversement ou autre retournement de marché. Il n’y a guère que sur certains segments que l’on peut observer quelques mouvements au niveau des tarifs, de la capacité et des couvertures.

Des franchises stables en dommages

Première branche à être passée au crible par les risk-managers, la couverture des dommages aux biens et de la perte d’exploitation ne fait pas exception à la règle. Malgré une vigilance émanant des assureurs, les franchises restent stables, et la tarification aussi. En revanche, au niveau des capacités, l’augmentation est parfois au rendez-vous, pouvant aller jusqu’à 10%, selon l’Amrae.

Du côté du risque terroriste, couvertures, franchises et capacités demeurent aussi atones. Pour autant, des carences persistent. «Par exemple, les garanties de perte d'exploitation sans dommages développées sur le marché de l'assurance restent plus que limitées en termes de niveaux de couvertures. Aujourd’hui, elles ne s’appliquent notamment pas dans le cas d’une fermeture préventive d’un site industriel situé dans une zone potentiellement à risques», considère Anne-Marie Fournier, risk-manager de Kering et vice-présidente de l'Amrae. En termes de risques supply chain, les compagnies seraient en revanche plus promptes à remettre des capacités en jeu.

Une capacité abondante en RC

Le ton n’est pas non plus à l’augmentation tarifaire concernant la responsabilité civile. Certaines baisses sont même attendues : -5% sur les grands comptes et même entre -15% et -20% sur le marché des entreprises de taille intermédiaire. La capacité, elle, demeure toujours abondante sur cette branche assurantielle. Elle peut même atteindre 200 M€ chez certains assureurs. De leur côté, Generali et Zurich augmentent significativement leur capacité, passant respectivement de 50 M€ à 100 M€ et de 75 M€ à 100 M€ pour les renouvellements de fin d’année.

Au niveau de la responsabilité des mandataires sociaux (RCMS), de nouveaux acteurs se sont positionnés. Tel est le cas de HDI Gerling ou encore de RSA France. Quant à la responsabilité environnementale, même si elle connaît quelques baisses tarifaires, elle affiche une stabilité certaine en matière d’étendues de couvertures et de franchises ainsi qu’au niveau des capacités.

L’auto toujours au calme

Le calme perdure également au niveau des flottes automobiles. Malgré une approche sélective des risques de certains assureurs, les capacités demeurent identiques, accompagnées par aucun changement significatif en matière d’auto-assurance ou de niveaux de franchises.

La branche transport affiche encore une augmentation des capacités, plusieurs compagnies étant capables de débloquer un volume théorique de 50 M€. Sur un marché offreur, la tendance baissière constatée depuis des années tend néanmoins à se ralentir, et les couvertures à se stabiliser, tout comme les franchises. Pour autant, ces dernières peuvent, pour certains, s’inscrire à la hausse, tout comme la pratique de l’auto-assurance.

Terrain favorable en tous risques chantiers

Concernant la construction, la garantie tous risques chantier devrait enregistrer des tendances favorables au niveau des renouvellements. En effet, l’Amrae estime que les primes sur les risques techniques continuent de baisser, du fait de l’afflux de capacités (+20% estimés), et que l’étendue des garanties tend à augmenter (+10% en moyenne), le tout sous couvert d’une baisse tarifaire significative, située entre 10% et 15%, et pouvant atteindre 40% sur certains chantiers de bureaux.

Le cyber a la cote

Au niveau des risques émergents comme le cyber-risk, la même tendance s’affiche. En effet, les entreprises présentes sur un marché offreur encore récent voient leurs couvertures assurantielles s’étendre de manière significative (une hausse de 30% estimée par l’Amrae), et ce pour des tarifs qui s’inscrivent aussi à la baisse. Au niveau des capacités, même constat. Du fait de l’arrivée d’Axa CS ou encore d’AGCS, elles s’inscrivent nettement à la hausse (10% à 30% d’augmentation).

«La capacité sur le marché continental est estimé à 355 M€, et certains assureurs s’appuient de plus en plus de prestataires techniques reconnus. Tel est notamment le cas d’AIG, avec Solucom, ou encore d’Axa Corporate Solutions (Axa CS), avec Cassidian, et d’Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), avec Thalès… C’est une bonne chose d’avoir une approche prévention pour cette typologie de risques», considère Léopold Larios, risk-manager et responsable de l’Observatoire des primes et des assurances de l’Amrae.

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