Retraites complémentaires : la gestion des groupes paritaires mise en cause

Retraites complémentaires : la gestion des groupes paritaires mise en cause
La Cour des comptes recommande de réduire d'au moins 25% les coûts de gestion des régimes à l'horizon 2020.

C’est un signal d’alarme fort. Pour la première fois, la Cour des comptes a présenté, ce 18 novembre, un rapport public sur les régimes de retraites complémentaires relevant de l’Association générale des institutions de retraites des cadres (Agirc) et de l’Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (Arrco). Son constat est assez alarmant. En déficit depuis 5 ans, l’Agirc et l’Arrco, dans un scénario de prolongation des effets de la crise actuelle sur la croissance, pourraient voir leurs soldes annuels rester durablement négatifs et atteindre les -25 Md€ en 2040. Et sans mesures nouvelles, leurs réserves financières – qui assurent aujourd’hui la continuité du versement des pensions – pourraient être épuisées dès 2018 pour les régimes couvrant les cadres (Agirc), et à l’horizon 2025 pour tous les salariés du privé (l’Arrco).

Jouer sur tous les leviers

Pour sauvegarder les retraites complémentaires, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, estime ainsi que «rien ne doit être interdit». Avant d’ajouter que : «Tous les leviers doivent être étudiés, si délicats soient-ils », évoquant notamment le taux de cotisation, le niveau des pensions et les conditions de liquidations, en particulier l’âge de départ à la retraite.

Des progrès à faire dans la gestion des régimes

Pour améliorer cette situation, la Cour des comptes formule dans son rapport de 188 pages des recommandations à l’égard des partenaires sociaux, mais aussi des gestionnaires des régimes. Aujourd’hui, la gestion de l’Agirc et de l’Arrco est assurée par 37 institutions de retraite complémentaire, appartenant pour la plupart à des grands groupes de protection sociale, comme AG2R-La Mondiale, Humanis, Klesia, Malakoff-Mederic et Réunica. Selon les Sages de la rue Cambon : «Cette organisation fortement décentralisée explique en partie des coûts de gestion élevés (1,8 Md€ prélevés sur les cotisations en 2013).» Des coûts qui seraient supérieurs, à périmètre et volume d’activités comparables, d’environ 20% à ceux du régime de retraite de base, et avec notamment des dépenses de personnel plus élevées. Ainsi, parmi les neuf recommandations destinées aux gestionnaires des régimes figure la réduction au total d’au moins 25% des coûts de gestion à l’horizon 2020. Soit un effort de 150 M€ supplémentaires par an par rapport aux économies décidées par les partenaires sociaux fin 2013 pour 2018.

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