[DOSSIER] Les propositions des candidats sur l'assurance 3/23

Santé : les candidats à la présidentielle répondent à la Mutualité française

Santé : les candidats à la présidentielle répondent à la Mutualité française

Interpellés fin mars par la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), huit des dix candidats à la présidentielle ont répondu aux questions qui leur avaient été posées en matière de santé, d'accès aux soins et de protection sociale.

Comme la rédaction de L'Argus de l'assurance avait pu le constater dans le dossier de son édition du 2 mars, les programmes des candidats à l'élection présidentielle ne foisonnent pas de propositions innovantes en matière de santé et de protection sociale. Soucieuse de replacer la santé au coeur du débat politique, ou à tout le moins d'amener les candidats à prendre position sur le sujet, la Mutualité française leur a posé cinq questions concernant l'équilibre des comptes sociaux, les dépassements d'honoraires, la dépendance, la contractualisation des mutuelles avec les professionnels de santé et l'accès à une mutuelle dans la perspective de « mettre en œuvre le droit à une garantie complémentaire pour tous ».

La FNMF publie sur son site web les réponses de huit des dix candidats, seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ne lui ayant pas fait parvenir la leur.

Parmi les prises de position des deux favoris des sondages pour l'accès au second tour, on retiendra notamment le propos de François Hollande sur un sujet toujours sensible pour l'ensemble des organismes complémentaires santé. Celui-ci constate que la hausse des cotisations est « en grande partie liée aux augmentations successives des taxes appliquées aux mutuelles ». Il propose de redéfinir « le contenu des contrats existants et que s'instaure une taxation forcement différenciée selon leur nature ». L'écart entre les contrats responsables, censés être plus vertueux, et les autres, n'est actuellement plus que de deux points, rappelle-t-on. François Hollande souhaite aussi un débat sur la place des complémentaires, dont il reconnaît qu'elles sont « indispensables pour accéder aux soins ».

De son côté, Nicolas Sarkozy revient sur l'action de son gouvernement en faveur du relèvement du plafond de l'aide à la complémentaire santé (ACS), passé au 1er janvier 2012 de 26% à 35% au-dessus du plafond de la CMU, soit 874 € pour une personne seule. « Un million de personnes pourraient bénéficier de l'ACS d'ici la fin 2012 », affirme-t-il. Au chapitre du retour à l'équilibre des comptes de l'assurance maladie, le candidat UMP revient sur son projet de mécanisme de TVA sociale pour « repenser le système de financement » de la Sécu. Sur la question de l'accès à des soins de qualité au meilleur prix, Nicolas Sarkozy souhaite que les mutuelles prennent différents engagements. Il évoque « des actes concrets, c'est-à-dire une participation, notamment financière, à une offre qui ne dépende pas de l'affiliation ». A cet égard, il cite notamment, l'éducation thérapeutique, un domaine qui fait l'objet d'expérimentations de la part de plusieurs grandes mutuelles.

Laure Viel

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