Sécurité routière : coup de frein du CNSR sur la limitation de vitesse

Sécurité routière : coup de frein du CNSR sur la limitation de vitesse

Reportée mais pas retirée. Le Conseil national de la Sécurité routière (CNSR), qui s’est réuni vendredi 29 novembre en séance plénière, a décidé de statuer ultérieurement sur la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire. La mesure impopulaire selon plusieurs sondages, préconisée par le comité des experts du CNSR, permettrait, selon ces derniers, d’épargner entre 350 et 400 vies chaque année si elle s’appliquait sur l’ensemble du réseau, et près de 240 vies dans les zones les plus dangereuses.

Un report, pas une suppression

Les partisans d’une réduction de la vitesse espéraient un vote dès vendredi afin qu’elle soit proposée au gouvernement rapidement. A l’arrivée, l’assemblée plénière aura seulement débattu. En cause : les quatre commissions du CNSR n’auraient pas eu le temps nécessaire pour étudier les tenants et aboutissants de ladite proposition. Opposé à la mesure, l’association 40 millions d’automobilistes estime qu’à travers ce report, «l’opinion publique, fortement sensibilisée ces dernières semaines, a été entendue». Et d’ajouter : «Nous sommes convaincus que le ministre de l’Intérieur a entendu le fondement de notre argumentaire. D’autres pays européens ont de bien meilleurs résultats en termes de sécurité routière, avec des limitations de vitesses pourtant plus élevées», souligne Pierre Chasseray, délégué général de l’association.

La circulation inter-files des deux roues expérimentée

Le CNSR s’est, en revanche, exprimé en faveur de l'expérimentation de la circulation inter-files pour les deux roues motorisées pendant deux ans, uniquement sur des portions d'autoroute volontaires, en cas d'embouteillage et à condition que les motos ne roulent pas à plus de 50 km/h.

L’organe de conseil du gouvernement s'est également déclaré favorable à ce que les éthylotests anti-démarrage (EAD) «soient envisagés de manière systématique» chez les conducteurs condamnés et qu'ils puissent être proposés «par les commissions médicales primaires du permis».

Bientôt des boites noires dans les véhicules ?

Plus novateur, l’assemblée plénière a suivi la recommandation de la commission «outils technologiques et infrastructure routière», préconisant l’installation de boîtes noires (ou enregistreurs de données routières). Elle propose notamment à la Commission européenne de «normer les données» qui pourraient être enregistrées par ces appareils, afin de retenir «les plus pertinentes» pour les analyses d'accidents.

«Le malus écologique comme la boîte noire représentent un coût qui grève directement le «pouvoir rouler» des Français déjà à la baisse», indique 40 millions d’automobilistes dans un communiqué.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 04 décembre 2020

ÉDITION DU 04 décembre 2020 Je consulte

Emploi

CEGEMA

Chargé de relation client Emprunteur H/F.

Postuler

CRETEIL HABITAT SEMIC

CHEF DU SERVICE MARCHE/ASSURANCES H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Souscription de contrats d'assurances construction

OPAC de la Savoie

04 décembre

73 - OPAC DE LA SAVOIE

Mission de commaissaire aux comptes pour la société d'exploitation des Ports du Dét...

Société d'Exploit. Ports du Détroit SEPD

04 décembre

62 - CALAIS

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Sécurité routière : coup de frein du CNSR sur la limitation de vitesse

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié