Sécurité routière : le Sénat ne désarme pas sur la limitation de vitesse à 80 km/h

Sécurité routière : le Sénat ne désarme pas sur la limitation de vitesse à 80 km/h

Le groupe de travail de la chambre haute préconise de laisser la main aux départements pour abaisser la limitation de vitesse sur les routes les plus accidentogènes.

Du cas par cas. C’est ce que réclament les sénateurs en matière d’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes. Chargé d’évaluer l’efficacité du plan gouvernemental, en particulier la mesure très impopulaire de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, le groupe de travail de la chambre haute a rendu publiques ses conclusions ce jeudi 19 avril 2018, après avoir auditionné 47 personnes dont le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe et des référents du secteur comme Axa Prévention.

Les sénateurs insistent : l’expérimentation menée pendant deux ans sur trois sections de routes nationales réparties dans quatre départements présente, selon eux, de sérieuses « insuffisances ». Ils considèrent que cette expérimentation, menée dans des conditions « opaques », ne « permet pas de tirer de conclusions concernant l’impact de la mesure sur l’accidentalité » et estiment qu’elle constituait, pour l’exécutif, « un moyen de reporter à plus tard la décision impopulaire de généraliser cette mesure ».

Une application ciblée dans les départements

Les parlementaires formulent donc une autre préconisation : laisser la main aux départements, qui disposent déjà de par la loi du pouvoir d’augmenter ou d’abaisser la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires. Ils proposent ainsi d’organiser des conférences départementales de la sécurité routière, co-animées par les préfets et les présidents des conseils départementaux, afin de déterminer quels sont les tronçons de routes les plus accidentogènes sur lesquels sera appliquée la limitation de vitesse à 80 km/h. Ainsi recalibrée, la mesure pourrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019 sur les routes concernées avant qu’un bilan de son efficacité ne soit réalisé en 2021.

L’exécutif écoutera-t-il ces propositions ? Le président de la République Emmanuel Macron a lâché un peu de lest dimanche dernier lors de sa grande interview télévisée. Tout en soutenant la mesure annoncée par son Premier ministre, sur laquelle il espère capitaliser pour faire baisser la mortalité sur les routes, il a annoncé qu’un bilan aurait lieu en juillet 2020, deux ans après son entrée en vigueur. Avant d’ajouter : « si les résultats sont contrastés, on dira aux départements : Reprenez la main, c'est vous qui décidez ». Une main tendue ?

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