Un gouvernement en marche pour les législatives

Un gouvernement en marche pour      les législatives

Le gouvernement d’Emmanuel Macron fait la part belle aux personnalités de la société civile comme Agnès Buzyn, médecin, nommée aux Solidarités et à la Santé. Les clefs de Bercy sont confiées à deux hommes de droite, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin.

Présidentielle, acte II. Élu le 7 mai président de la République, le candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron a dû s’atteler à la lourde tâche de compo­ser son gouvernement. Un exercice d’équilibriste à quelques semaines des élections législatives. L’enjeu : obtenir une majorité à l’Assemblée, sous peine de faire face à l’inertie… ou à la coha­bitation. Comme une « main tendue » à la droite sociale, Emma­nuel Macron a donc choisi le maire du Havre, le juppéiste Édouard Philippe jusqu’ici encar­té chez Les Républicains, comme Premier ministre.

Sous quelles tutelles ?

Et deux autres recrues de la droite ont fait leur apparition dans le casting gouvernemental dévoilé le 17 mai. Bruno Le Maire, député LR de l’Eure, ancien candidat à la primaire de la droite et du centre, avait rallié Emmanuel Macron au lendemain du second tour. Il se voit confier un grand ministère de l’Économie, avec la tutelle de l’Industrie, des Services, du Commerce, de la Fiscalité et des Finances. Il devient donc, à ce titre, le ministre de tutelle des banques et des assurances. Il cohabitera à Bercy avec un autre élu LR, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, vice-président du conseil régional des Hauts-de-France. Celui-ci est nommé ­ministre de l’Action et des Comptes Publics et sera en charge du Budget, des Comptes publics, de la Réforme de l’État et de la Fonction publique. Il aura en charge la présentation du ­projet de loi de finances (PLF) et la coresponsabilité du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

À l’heure où nous écrivions ces lignes, les décrets d’attribution n’étaient pas encore publiés. La direction générale du Trésor ­devrait, a priori, être sous la ­tutelle de Bruno Le Maire et la direction du Budget sous celle de Gérald Darmanin. Fidèle à ses pro­messes de campagne, ­Emmanuel Macron a formé un gouvernement resserré, avec 18 ministres, dont 3 ministres d’État, et 4 secrétaires d’État, avec une parité hommes/femmes. À l’honneur : 9 personnalités de la société civile. Parmi lesquelles, Agnès Buzyn, médecin, spécialiste de l’hématologie et de la greffe de moelle et ancienne prési­dente du collège de la Haute autorité de santé. Elle prend la tête du ministère des Solidarités et de la Santé. Elle devrait avoir sous son autorité la direction des Affaires sociales et conduire, avec son collègue du Budget, la ­présentation du PLFSS.

Des ministères élargis

Attendues au sein du gouvernement, des personnalités issues de l’assurance comme Amélie Oudéa-Castéra, directrice marketing et digital d’Axa, ou Astrid Panosyan, ex-secrétaire générale de Groupama, n’ont finalement pas été retenues. Exception faite de Richard Ferrand, directeur général des Mutuelles de Bretagne entre 1998 et 2012, ex-député socialiste du Finistère, soutien de la première heure d’En Marche ! dont il était secrétaire général. Il est le nouveau ministre de la Cohé­sion des ­territoires. Équipe restreinte oblige, les postes de secrétaires d’État au Commerce, à l’Économie sociale et solidaire et à l’Aide aux victimes ne sont pas recréés. Un secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées est confié à Sophie Cluzel, fondatrice de plusieurs associations et présidente de la Fédération nationale des associations au service des élèves en situation de handicap. Elle n’est plus rattachée au ministère des Affaires sociales, mais directement au Premier ministre.

Fidèle d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb, le sénateur-maire de Lyon, ex-PS, est nommé ministre d’État en charge de l’Inté­rieur. C’est donc de ses ­services que dépendra la politi­que de sécurité routière. ­Ministre d’État également, François Bayrou, président du Modem, est nommé à la Justice et devra trancher le sort de la réforme du Droit de la responsabilité civile. Un gouvernement dont le sort reste, toutefois, suspendu à l’issue des législatives des 11 et 18 juin.

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