Une nouvelle ère pour la Chambre des indépendants

À l'occasion de son dernier congrès, la CIP, association de conseillers en gestion de patrimoine indépendants, a changé de président. Thierry Moreau prend son mandat dans un contexte tendu pour la profession.

La situation inédite de trois listes pour renouveler le conseil d'administration de la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP) a mobilisé les adhérents lors de leur congrès des 16 et 17 avril à Paris. A priori, la situation de triangulaire était plus favorable au président sortant, mais c'est l'un de ces deux challengers qui a remporté les suffrages. La liste « Alternative ambitieuse » de Thierry Moreau a obtenu 41,75% des votes et 9 sièges sur 12, dont 2 attribués à des vice-présidents, Géraldine Métifeux (cabinet Alter Égale, Paris) et Benoist Lombard (cabinet Witam, Neuilly-sur-Seine). Elle a donc devancé la liste de Patrice Ponmaret, le président sortant, qui avait pourtant obtenu le quitus pour sa gestion, mais n'a réuni que 38% des suffrages.

Changement d'époque

En poste depuis 2007 et réélu en 2010 alors qu'il n'y avait qu'une seule liste, Patrice Ponmaret a préféré se retirer du conseil d'administration. Les deux sièges attribués à sa liste vont à deux colistiers parisiens. La troisième liste, menée par Bernard Wittig, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, a obtenu 20% et un siège. « Pour nous, c'était la lutte du pot de terre contre deux pots de fer », selon Alain Dubranfraut, son colistier.

Thierry Moreau insiste sur le travail d'équipe qui a prévalu pendant la campagne, et qu'il souhaite poursuivre, comme le montre la désignation de deux vice-présidents. Dans sa profession de foi, la liste s'est démarquée sur plusieurs points, comme l'embauche d'un « homme du sérail » comme interlocuteur auprès des autorités de tutelle, une plus grande assistance aux cabinets lors des contrôles, avec un déontologue, un accompagnement des « jeunes talents » ou la création d'un comité consultatif pour réfléchir à l'avenir de la profession. Le mandat du nouveau président s'ouvre sur une ère particulièrement complexe. Il est attendu sur des chantiers importants, voire vitaux pour la profession, comme la question de son modèle économique, actuellement majoritairement basé sur les commissions et qui pourrait être remis en cause par les directives Mif 2 et Dia 2.

« Parler d'une voix commune »

Devez-vous votre élection à une situation de triangulaire ?

Non. La liste que j'ai conduite a été élue pour son dynamisme et en raison d'une volonté de changement.

La rémunération du président de la CIP est-elle une question ?

Il faut être transparent : le défraiement des administrateurs est fonction des possibilités de la Chambre. Ceux qui donnent du temps seront indemnisés en jours de travail.

Quelles seront vos toutes premières actions ?

Nous serons très vite opérationnels, car nous travaillerons dans la continuité. Les points prioritaires pour nos adhérents sont de les aider dans l'anticipation des contrôles de l'ACP et d'agir comme il faut et où il faut afin de nous faire entendre sur l'évolution de Mif 2 et de Dia 2.

Quelles seront vos différences sur le traitement de ces points ?

Nous irons vers un accompagnement directement opérationnel pour anticiper au mieux les contrôles de l'ACP. Quant au lobbying, nous serons épaulés par un cadre de haut niveau ancien de l'ACP, de l'AMF ou de Bercy qui nous rejoindra d'ici peu.

Six associations représentent la profession. Est-ce trop ?

Il faut que nous parlions d'une voix commune sur l'évolution de la profession. Pour le reste, chacune des associations peut garder ses spécificités.

Que vous inspire le rapport « Berger-Lefebvre » ?

Qu'il y a sûrement une suite que nous découvrirons dans le projet de loi de Finances 2014.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNE LAVAUD

Thierry Moreau : sérieux et réussite

Il se disait dans les allées du congrès de la Chambre qu'il « doit son élection à son sérieux et à sa réussite » . On félicite sa « fiabilité ». Bref, en ce 17 avril, premier jour de son mandat de trois ans, le président de la CIP est paré de toutes les vertus. Modeste, ce quadra reconnaît que son cabinet « fonctionne bien », mais souligne l'esprit d'équipe qui y règne, précisant que 3A Patrimoine, « c'est 15 personnes et 3 " jeunes " (stagiaires ou alternants), dont 8 associés ». Il aime son métier de CGPI, l'enseigne, et le conseillerait très volontiers aux jeunes, « à condition qu'ils aient les bons diplômes, car ce n'est plus comme il y a vingt-cinq ans, où tout était possible avec un BTS assurances », précise celui qui a complété sa formation initiale par un DU gestion de patrimoine de l'université d'Auvergne (Clermont-Ferrand) et un master spécialisé en patrimoine immobilier à l'IMPI, où il enseigne.

A. L.

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