Crue de la Seine : un agent général d’assurances témoigne

Crue de la Seine : un agent général d’assurances témoigne

Hervé Fernoux Coutenet est agent Axa à Juvisy dans l’Essonne, une commune touchée par les inondations. Il explique pourquoi la publication par l'Etat de l’arrêté de catastrophe naturelle est attendue.

« Nous attendons la décrue», confie Hervé Fernoux Coutenet. Dans la commune de Juvisy, dans l’Essonne, où cet agent général Axa est implanté, les habitants subissent, pour la deuxième fois en moins de deux ans, la crue de la Seine. Si celle-ci avait connu, en juin 2016, un pic de 6,10 mètres à Paris, elle a atteint dimanche dernier un maximum de 5,85 mètres. Dans l’Essonne, aussi, « le niveau de la montée des eaux est moins élevé qu’en 2016. Mais cela ne veut pas nécessairement dire pour les sinistrés que les dégâts seront de moindre ampleur ! », relève-t-il.

Des sinistrés moins nombreux qu'en 2016

Les sinistrés devraient, en tout cas, être moins nombreux, ce qui ferait baisser la facture globale de ces inondations, loin du record de 1,4 Md€ de dégâts générés par l’épisode exceptionnel du printemps 2016. Comme en témoignait mardi le président de la Fédération Française de l'Assurance (FFA) Bernard Spitz à la suite d’une rencontre avec le ministre de l’Economie, 17 communes sont aujourd’hui touchées dans le département de l’Essonne, contre 126 en 2016.

L’arrêté de catastrophe naturelle, qui devrait être pris « prochainement » a assuré mardi Bruno Le Maire, déterminera avec précision les communes qui seront concernées par l’application du régime public cat’ nat’. «Nous pouvons prendre des mesures d’urgence et des mesures conservatoires, mais tant que l’Etat n’a pas publié cet arrêté, nous ne pouvons pas déclencher l’indemnisation des dommages matériels directs qui sont pris en charge par ce régime », rappelle Hervé Fernoux Coutenet.

Avances sur indemnisation

Le gouvernement exhorte, de son côté, les assureurs à indemniser « le plus rapidement possible » les sinistrés. « Comme pour tout événement d’ampleur, c’était le cas pour les inondations de 2016, nous nous montrons souples et consentons des avances sur indemnisations, notamment grâce à notre mandante Axa assurances qui nous permet de prendre des mesures exceptionnelles face à ce type d’évènements», explique l’agent.

Pour autant, la procédure ne peut pas débuter tant que la décrue n’est pas confirmée. « Les sous-sols des immeubles et les machineries d’ascenseurs sont inondés, tout comme certaines maisons ou habitations en rez de chaussée. Il est compliqué de constater les dégâts tant que l’eau ne s’est pas retirée. Plus l’eau stagnera longtemps, plus ces derniers seront importants. Dès que nous pourrons, nous ferons procéder au pompage et à l’asséchement, puis aux premières indemnisations », raconte-t-il.

Une information en amont

Comme en 2016, cet agent a pris les devants. « Nous avons pu informer en amont certains de nos assurés professionnels en nous rendant sur place ou par téléphone », explique-t-il. Les entreprises ont ainsi installé des murs étanches et surélevé certains éléments de mobilier. Pour autant, face aux inondations, les recours des habitants pour protéger leurs biens sont limités.

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