Big Data ou big bazar ?

Afin de mieux évaluer le degré d'intérêt du marché de l'assurance envers l'émergence du Big Data et sa préparation au traitement de cette « datamasse », Optimind Winter a conduit l'enquête avec OpinionWay. Il en ressort qu'il ne s'agit plus d'un concept, mais d'une réalité... aux applications encore floues.


Parmi les éléments de langage qu'il est de bon ton d'utiliser en cette année 2013, il en est un qui a connu sa consécration en intégrant, en juin, l'« Oxford English Dictionary » : Big Data. Si la traduction en est facile, la perception et la compréhension le sont moins et s'apparentent plutôt au big bazar.

MÉTHODOLOGIE

Entre le 27 juin et le 16 juillet 2013, 103 personnes issues des directions technique, actuariat, marketing, risques, audit, maîtrise d'ouvrage et informatique de 48 structures différentes ont répondu en ligne au questionnaire administré par OpinionWay.

Consciente qu'il se passe quelque chose de ce côté-là et que la compétence de ses actuaires ne devrait pas rester sur le bord de la route, la société Optimind Winter a mené une enquête préalable à la constitution d'un dossier technique. « Nous connaissions mal le niveau de prise de conscience du marché sur le Big Data. Maintenant, nous sommes convaincus que ce n'est pas un concept, mais une réalité », lance son président, Christophe Eberlé, en brandissant les 59% déclarant avoir identifié le sujet Big Data.

Une masse explosive, jeune et brouillonne

Pour mémoire, le volume des données numériques produites chaque année dans le monde est exponentiel, puisque, selon une étude IDC, elles atteignent 2,8 zettaoctets (1) en 2012 et bondiront à 40 en 2020. À lui seul, Twitter génère 7 teraoctets (2)chaque jour et Facebook 10. « Des données récentes, précise Bertrand Pitavy, directeur métier chez Optimind Winter, puisque sur l'ensemble des données créées dans le monde, 90% datent des deux dernières années et 80% sont non structurées. Pour les organiser, tout est question d'algorithme, et là, Google est indiscutablement un leader ».

dans notre secteur, rares sont les projets qui, comme le big data, fédèrent toutes les directions de l’entreprise. il va falloir penser à créer une fonction transversale de Chief data officer.

Christophe Eberlé, président d’Optimind Winter

Des attentes très plurielles

Car la définition même de Big Data étant « des données volumineuses non structurées », tout l'enjeu réside dans leur organisation. Et à ce titre, la problématique relève clairement d'une thématique technologique et actuarielle. Le traitement, l'organisation et l'interconnexion de ces données posent également des questions déontologiques qui ne manqueront pas de générer moult réglementations, tant au niveau européen que national.

Néanmoins, l'attrait de la nouveauté fait que le marché semble en attendre beaucoup. Sans surprise, l'étude place l'amélioration de l'offre et des produits en tête, avec 45% des répondants. Viennent ensuite des items très stratégiques et organisationnels, qui laissent supposer que la compréhension du Big Data n'est pas forcément complètement intégrée, comme le souligne la citation par 29% seulement de l'item « exploiter des données externes à l'entreprise », ce qui est pourtant l'essence même du Big Data.

« Concernant ces attentes, le détail des résultats démontre que les institutions de prévoyance sont davantage intéressées par les apports du Big Data dans le cadre de la lutte contre la fraude, alors que les compagnies d'assurances et les mutuelles santé se focalisent sur les avantages produits », précise Bertrand Pitavy.

Une approche résolument transversale

Concernant les réponses des personnes interrogées quant à la manière dont leur entreprise se place dans le grand concert de l'avancée du marché sur ce thème, la règle des trois tiers se vérifie une fois de plus : un tiers ne sait pas, un tiers la voit en retard et le dernier en phase avec l'évolution du marché. En revanche, l'approche est plus fine lorsqu'on les sollicite sur les raisons pour lesquelles le Big Data n'est pas davantage utilisé. Manque d'outils, manque de moyens, manque de compétences : le trio de tête est suivi très vite d'un « manque d'intérêt de la direction » qui en dit long sur le défaut de vision stratégique. Enfin, et la surprise vient de là, à l'évocation des différentes directions métiers qui pourraient être impliquées dans un projet Big Data, la DSI, la direction actuariat, celle des risques et la direction marketing sont mises à contribution. « Ces résultats sont intéressants, car il est évident que dans notre secteur d'activité, rares sont les projets qui fédèrent toutes les directions », estime Christophe Eberlé, qui conclut : « Je pense qu'il faudrait à l'avenir penser à créer un poste de CDO, Chief Data Officer, non pas rattaché à la DSI, mais dans une fonction transversale. »

1. Zettaoctet (Zo) : 1021 octets.
2. Teraoctet (To) : 1012 octets (mille milliards).

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Prestations de services en assurances.

Ville de Caluire et Cuire

19 mai

69 - CALUIRE ET CUIRE

Prestations de service d'assurances diverses

Ville de St Gervais les Bains

19 mai

74 - ST GERVAIS LES BAINS

Prestations d'assurance.

Centre hospitalier Pierre Oudot

19 mai

38 - BOURGOIN JALLIEU

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Big Data ou big bazar ?

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié