Comment Aon se développe sur le marché de la biotechnologie

Comment Aon se développe sur le marché de la biotechnologie
Sur le secteur des Life sciences, Aon France compte pour l'instant 40 clients.

Selon le courtier, le secteur de la biotech représenterait un chiffre d'affaires de quelque 40 Md€ en France. Cette industrie a des besoins importants en matière d'assurance, et tout particulièrement de couvertures en responsabilité civile.

La filiale française d’Aon (278 M€ de CA, 1000 salariés) ambitionne de développer son activité auprès des sociétés de biotechnologies développant de nouveaux traitements pharmaceutiques. « En France, où on recense 600 sociétés de biotechnologies, le secteur représente 40 Mds€ de CA, avec une croissance de près de 30% par an », met en avant le courtier qui accompagne aussi bien des start-up que des grands groupes, de la première phase de développement à la mise sur le marché de leur traitement.

L'obligation de souscrire une RC

« En France comme à l'étranger, l’évolution constante de la législation pour la couverture des essais cliniques, de même que des scandales sanitaires récurrents, entraînent des difficultés pour ces sociétés à trouver des garanties avec des primes raisonnables auprès des assureurs », souligne Aon dans un communiqué. En France, la législation impose notamment aux promoteurs de recherches pharmaceutiques de souscrire une assurance en responsabilité civile afin que les personnes participant aux essais cliniques puissent être indemnisées, selon des garanties fixées par la loi, en cas de dommages.

 « De cette évolution constante de la législation, il résulte aussi une judiciarisation croissante, aux Etats-Unis mais aussi en Europe. », poursuit Aon. Autrement dit, puisque les entreprises du secteur sont soumises à une législation plus contraignante et sont davantage exposées au risque d’être poursuives en justice, il existe un marché à prendre pour les courtiers.

un marché concurrentiel

Sur ce marché, les concurrents d’Aon se nomment CRF, Marsh, Verlingue, Gras Savoye, i4CT. Pour se démarquer, le groupe de courtage mise sur son expérience en gestion des risques auprès des entreprises. « L’organisation d’Aon bénéficie d’une mutualisation des expertises et des expériences, de bonnes pratiques, de données sur les garanties et les sinistres, d’outils innovants », met en avant la compagnie. « Les entreprises innovantes en Life sciences ont une problématique de temps et de hiérarchisation des priorités. Le courtier se doit d’être leur bras armé dans l’identification des risques majeurs et des couvertures appropriées », ajoute Céline Le Bars, responsable Life Science d’Aon France.

« Selon leurs problématiques, les primes d’assurance peuvent varier de quelques millliers à plusieurs centaines de milliers d'euros », précise Céline Le Bars. « Le risque n’est pas le même pour une start-up qui ne gagne pas encore d’argent et qui souhaite couvrir seulement sa responsabilité civile que pour une entreprise bien plus importante, qui souhaite couvrir une éventuelle perte d’exploitation ou une levée de fonds au Nasdaq, en plus de sa responsabilité civile », ajoute-t-elle.
 

Des entreprises côtées aux USA

Pour se différencier, le groupe mise également sur son accès au marché de Londres pour les risques financiers.  « La question du financement reste centrale dans le développement des biotechs. Même si le financement public est important en France, il est difficile pour des biotechs cotées uniquement sur Euronext, principale place boursière de la zone euro, de travailler en même temps sur le développement d’un produit et sur la phase de commercialisation d’un produit. Dans ce contexte, de plus en plus de sociétés lèvent des fonds au Nasdaq, principale place boursière aux Etats-Unis », explique Céline Le Bars. Une source de risques importants.

« Aux Etats-Unis, le nombre de recours collectifs contre des biotechs côtées augmente, en particulier contre les sociétés étrangères. Tous les assureurs ne peuvent donc pas porter ce risque », poursuit la responsable Life Science d’Aon France. Le courtier recourt dans ce domaine aux porteurs de risques suivants : AIG, Chubb, XL Catlin, AGCS, HDI Global, QBE, CNA Financial Corporation, Mitsui Sumitomo.

40 clients en France, 400 dans le monde

Sur ce marché des Life sciences, Aon France  compte pour l’instant 40 clients, de toutes tailles. « Nous ne savons pas quel est le poids économique de ce secteur. Aucune étude n'a été réalisée. Pour la France, nous commençons tout juste à nous développer et notre objectif est d'améliorer notre potentiel de croissance. Si nous enregistrons 15 nouveaux clients par an, nous serons satisfaits », indique Céline Le Bars. Au niveau mondial, le groupe de courtage (10,5 Mds € de CA, 50 000 salariés, dans 120 pays) compte 400 clients à travers le monde, dont une large majorité aux Etats-Unis.

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