Courtage : extranets d'aujourd'hui... et de demain

Courtage : extranets d'aujourd'hui... et de demain
4X-image / Getty Images

Pour développer leur activité, un bon extranet est indispensable aux courtiers grossistes et aux compagnies, ainsi qu’à leurs partenaires courtiers. Si des évolutions sont sans cesse apportées, il reste encore du chemin, cependant, pour satisfaire pleinement les attentes des utilisateurs finaux.

Un outil incontournable. Pour gagner des parts de marché, les compagnies comme les courtiers grossistes ont conscience de l’importance d’investir dans un extranet performant, c’est-à-dire dans un système d’information permettant à leurs partenaires courtiers d’avoir accès, via une interface Web, à des ressources informatiques qui les aident à mieux gérer leurs portefeuilles clients. D’ailleurs, les commu­nications sur le lancement d’un nouvel extranet se multiplient : April en 2017, Ciprés en 2018, Solly Azar d’ici à 2020… Une manière de mettre en valeur ses produits mais aussi d’attirer et de fidéliser des courtiers. « Les produits, ce sont les ingrédients. L’extranet, les présentoirs sur lesquels on les vend », ose ainsi Pierre-Alain de Malleray, président de Santiane, cabinet grossiste spécialisé en prévoyance-santé, qui vient de refondre lui aussi son outil.

« L’extranet d’un partenaire influence nos choix », confirme Sylvie Mani, présidente de 2SM courtage, cabinet implan­té à Besançon et spécialisé en prévoyance-santé. C’est même un critère aussi important que les produits proposés. « La différence entre un mauvais et un bon extranet, c’est un gain de temps pour s’occuper de nos clients et développer notre activité », souligne Isabelle Consoli, direc­trice de FG courtage implanté en Seine-et-Marne et spécialisé, notamment, dans l’assurance de copropriétés.

Pour les compagnies comme les courtiers grossistes, l’enjeu est aussi d’offrir des services supplémentaires au client final, de la réactivité par exemple, et de réduire la charge de travail de ses équipes et ainsi de dimi­nuer ses coûts. En effet, sur les plateformes les plus en pointe technologiquement, les courtiers peu­vent effectuer un devis ou une souscription en ligne ; de même, un client peut y télécharger son attestation. « La dématérialisation permet, de plus, de réduire ses frais d’affran­chissement », complète Christophe d’Armancourt, directeur marketing-produits de Cegedim Insu­rance Solu­tions, qui développe des portails de compagnies d’assurance depuis plus de dix ans.

6 Le nombre d’extranets utilisés en moyenne par les courtiers
Source : April

Toujours plus d’informations

Qu’est-ce qu’un bon extranet ? La définition varie selon les utilisateurs, mais les principales attentes des courtiers sont plus ou moins les mêmes : une plateforme ergonomique et rapide. Deux points particulièrement importants, dans la mesure où un extranet est utilisé quotidiennement. Autre qualité requi­se : la richesse de l’information proposée. La liste n’est pas exhaustive, mais, globalement, les courtiers attendent des données les plus détail­lées possible pour gérer leur portefeuille clients. Mais aussi des informations sur les garanties, de la documentation réglementaire, ainsi que des services pratiques, comme effectuer un devis ou une souscription en ligne, ce que tous les extranets ne permettent pas encore... Chaque détail compte. « Si nous devons attendre le retour de la compa­gnie ou du cabinet grossiste pour un devis ou si les questions pour souscrire un contrat sont trop nombreuses, c’est une perte de temps », souligne Isabelle Consoli. Selon une étude du groupe April, la réalisation de devis en ligne de manière autonome serait d’ailleurs la première attente de ses courtiers partenaires.

Toutes les évolutions apportées par les grossistes ou les compagnies ne vont cependant pas dans le bon sens, à en croire les utilisateurs de ces plate­formes. « Un fournisseur a fait évoluer son extranet et, depuis, les dates de paiement des bordereaux de commis­sions ne sont plus accessibles. Nous devons donc les écrire à la main », regrette ainsi Sylvie Mani. Un exemple parmi d’autres. Plus largement, trop de changements nuiraient donc… à l’efficacité, d’autant que toute modification ou refonte d’un extranet nécessite un certain temps d’adaptation de la part des utilisateurs. Et comme un courtier de proximité se sert, la plupart du temps, de plusieurs plateformes en même temps (selon l’étude April, ses partenaires utili­sent en moyenne les extranets de six fournisseurs différents), il n’en faut pas plus, souvent, pour perturber ces intermédiaires.

Des outils rapides, efficaces... et sécurisés 

Ergonomie, rapidité d’exécution, richesse et qualité des informations proposées. En matière d’extranet, les attentes des courtiers sont assez claires. Les outils de demain devraient donc évoluer en fonction de ces trois critères puisque les compagnies et les courtiers grossistes indiquent développer leurs plateformes en fonction des avis de leurs utilisateurs. Mais ce n’est pas tout. Le chantier de la sécurisation de ces sites ainsi que celui du développement de fonctionnalités permettant au courtier ou au client final de réaliser de plus en plus d’actes de manière autonome s’annoncent également cruciaux. « Actuellement, un autre objectif majeur consiste à introduire de l’interactivité, à la manière des sites d’e-commerce. Les internautes sont habitués à leurs standards, qui permettent de s’adresser au centre de gestion de manière simple et réactive. Par ailleurs, leurs performances en matière de traçabilité constituent une autre piste intéressante, de manière à proposer les services les plus adaptés aux attentes de nos clients », témoigne Bastien Laroche, responsable projets MOA chez Siaci Saint Honoré.

 

Un investissement important

L’extranet parfait existe-t-il ? « Toutes les plateformes conservent des points négatifs. Seules quelques-unes se démar­quent », juge Sylvie Mani. L’extra­net est toujours intelligemment pensé selon celui qui le conçoit, pas toujours pour celui qui l’utilise… » En clair, même s’ils communiquent régu­lièrement sur le fait que les déve­loppements apportés à leurs outils répondent aux remontées du terrain, compagnies et courtiers grossistes ont enco­re du chemin à faire pour satisfaire pleinement leurs partenaires. Ce qui nécessite un certain budget. Combien exactement ? « C’est un investissement non négligeable », indi­que un responsable d’un courtier grossiste, sans toutefois préciser, ou donner de chiffres précis. Un autre dirigeant de cabinet de courtage contacté par L’Argus de l’assurance estime qu’il faut compter au minimum 1,5 M€ pour un extranet performant. De quoi financer deux ans de travail pour une équipe de moins de dix personnes. « Plus on améliore les fonctionnalités, plus les coûts sont importants », indique ainsi la responsable d’une compagnie d’assurance.

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