L’assurance cherche des solutions pour les auto-entrepreneurs

L’assurance cherche des solutions pour les auto-entrepreneurs

Depuis 2009, la création d’entreprise est portée par le régime de l’auto-entrepreneur qui représente 43% des sociétés créées, selon le bilan 2015 de l’Insee. Un régime fragile mais révélateur de nouveaux modes de travail et donc de nouveaux besoins en assurance.

Les travailleurs indépendants attisent la convoitise d’assureurs en recherche de nouveaux marchés. L’entrée en vigueur du régime de l’auto-entrepreneur en 2010 a ainsi créé un appel d’air pour le lancement de nombreuses offres à destination de ces professionnels. 360 000 auto-entreprises avaient été enregistrées cette année-là.

Les auto-entrepreneurs ne sont pas tenus, par leur statut, de s’assurer mais leur secteur d’activité peut entraîner des obligations légales (la construction, les services à la personne, les agences de voyage, etc.) Et en 2014, la loi Pinel sur l’artisanat, le commerce et les très petites entreprises, a renforcé le dispositif des assurances professionnelles obligatoires en obligeant les professionnels en question à indiquer sur leurs devis et factures la possession d’une couverture. Cependant, l'activité des auto-entrepreneurs reste majoritairement très fragile.

un régime fragile


Ainsi, dans une note publiée le 12 mai, l’Insee rappelle que 38% des structures enregistrées et étudiées par l’Insee entre 2010 et 2013 n’ont jamais commencé leur activité. Parmi celles qui ont fonctionné, 30% n’existaient plus à l’issue de ces trois premières années.  « La pérennité à trois ans des auto-entrepreneurs est bien moindre que celles de créateurs individuels classiques de la même génération (62 %) », analyse l’Insee. Parmi les structures qui passent le cap des trois ans, 48% offrent un revenu principal. Selon l’Insee, les secteurs d’activité les plus robustes sont la santé humaine action sociale, avec une pérennité à trois ans de 71%, et l’enseignement, avec 56%. A l’inverse, l’Insee précise que le taux d’échec est plus élevé que la moyenne dans l’activité scientifique et technique, le commerce et la construction, trois secteurs qui ont pourtant connu un fort taux d’enregistrement en auto-entreprise.

L'appétit de l'assurance


Cependant, malgré la fragilité des auto-entrepreneurs, il s’agit d’un nouveau marché qui offre des perspectives de croissance aux acteurs désireux de s’adapter à ce nouveau public, notamment via la souscription digitale. Ce jeudi 19 mai, le courtier grossiste April a ainsi dévoilé sa stratégie de développement sur le marché des auto-entrepreneurs via la plateforme Simplis, lancée en partenariat avec la société dédiée à l’information et l’accompagnement, auto-entrepreneur.fr. La première offre mise à disposition  sur cette plateforme est un produit packagé avec de la protection juridique et une RC pro (sans restriction d’activité).

En mai, l’assureur Hiscox avait également affiché son appétit pour les travailleurs indépendants, via son site de souscription en ligne. Quant à la fédération des auto-entrepreneurs, elle passe par le cabinet de courtage Aymeric Chatel Assurances.

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