Planète Courtier : les enjeux du nouveau syndicat du courtage

Planète Courtier : les enjeux du nouveau syndicat du courtage
Première assemblée générale de Planète Courtier

Le 4 novembre, le syndicat Planète Courtier a tenu sa première assemblée générale et l’Argus de l’assurance a pu se glisser dans les couloirs du palais Brongniart pour recueillir les réactions des courtiers nouvellement syndiqués. Planète Courtier annonce avoir rassemblé d'ores et déjà 218 adhérents.

Dès son lancement en juin, Planète Courtier n’avait pas masqué ses ambitions : 1000 adhérents la première année, 2000 la suivante. Des objectifs cruciaux sachant que les nouveaux critères de représentativité patronale qui entreront en vigueur en 2017 imposent un seuil de représentativité de 8% de l’ensemble des entreprises adhérentes aux organisations patronale de la branche.

Parmi les 218 membres actuels de Planète Courtier, 93 « ambassadeurs » se sont donc portés volontaires pour recruter chacun 10 nouveaux membres d’ici un an. Un kit animation a été élaboré. « Nous allons rencontrer les élus, les unions de commerçants, organiser des petits déjeuners avec des confrères, etc. », explique l’un de ces ambassadeurs, Olivier Blandin, courtier à Versailles.

Etre présent sur tout le territoire

L’objectif est de mailler le territoire. Un atout de plus dans le cadre des nouveaux critères de représentativité patronale sachant que seront jugées représentatives les branches professionnelles respectant une implantation territoriale équilibrée. Autant dire que dans ce cadre, les courtiers de proximité, qui sont actuellement 160 dans le collège des cabinets de 0 à 20 salariés, sont les principaux courtisés. A ce titre, l’élection du président de ce collège, Antoine Martinez, courtier à Toulouse, au poste de vice-président de Planète Courtier, représente tout un symbole.

Les courtiers de proximité en première ligne

« Nous souhaitons fédérer les courtiers de proximité qui sont actuellement isolés, en les impliquant au même titre que les grands cabinets. Un membre égale une voix au sein du syndicat », martèle Antoine Martinez. Conscient du réservoir d’adhésions que constituent les cabinets de proximité, il souhaite préciser : « Ces membres potentiels ne sont pas des moutons. Ils attendent de nous des actions concrètes et ne nous confient pas un blanc-seing. »

Dans les couloirs du palais Brongniart, ces courtiers de proximité nous ont en grande majorité confié ne jamais avoir été syndiqués par le passé et avoir été contacté par les courtiers grossistes avec lesquels ils sont en affaire. L’équipe de Syndicat 10, l’union des courtiers grossistes, dissidente de la CSCA en janvier dernier, reste le moteur de cette nouvelle union. Laurent Ouazana, ancien vice-président de Syndicat 10, a ainsi été élu président de Planète Courtier.

Des services pour les adhérents

Mais le nouveau syndicat veut croire à l’ouverture d’une page planche. « Nous avons l’avantage de ne pas être influencé par des amertumes ou des conflits d’egos du passé », assurent Antoine Martinez et Laurent Ouazana. Enfin, pour convaincre les courtiers de proximité, Planète Courtier a présenté différents services à ses membres, certains étant inclus dans la cotisation tandis que d’autres sont proposés en supplément. « Nous allons aller vers les courtiers de proximité. Ces cabinets qui conseillent le tissu de TPE/PME qui maille le territoire sont essentiels pour l’économie française, rappelle Antoine Martinez. Je peux leur garantir que Planète Courtier ne sera pas un syndicat parisianiste. »

Grand courtage, comparateurs et CGP

L’ouverture de Planète Courtier au grand courtage était toutefois attendue. En effet, pour se positionner sur le même terrain que la Chambre syndicale des courtiers d’assurances (CSCA), le nouveau venu devait convaincre d’anciens membres du syndicat historique de rejoindre ses rangs. C’est chose faite avec le courtier Henner. « C'est toujours le premier qui a la démarche la plus délicate à faire mais d'autres grands courtiers devraient rapidement suivre », observe Laurent Ouazana. Henner a toutefois décidé de rester membre de la CSCA en parallèle.

L’assemblée générale a également permis l’ouverture du collège des comparateurs avec Assurland. « Historiquement, les comparateurs n’étaient pas invités dans les instances représentatives, commente Stanislas di Vittorio, directeur général du comparateur. Je pense que l’ouverture du collège des comparateurs est un peu le signe d’un monde qui évolue. Tout le monde reconnaît maintenant que les comparateurs sont là pour rester. » Le collège des CGP a également été ouvert avec un premier membre, Vincent Langlois, installé à Reims et également membre de l’Anacofi Cif. « Ce collège n’avait pas été annoncé en juin mais nos statuts nous permettent d’ouvrir de nouveaux collèges », précise Laurent Ouazana. Nous pouvons ainsi envisager un collège pour les acteurs de l’affinitaire ou pour les agents généraux ».

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