Interview de Julio A. Portalatin : « Nous recherchons d'autres marchés »

Interview de Julio A. Portalatin : « Nous recherchons d'autres marchés »
Julio A. Portalatin

De passage à Paris, l'Américain Julio A. Portalatin, président et CEO de Mercer monde, évoque la stratégie de développement de son entreprise dans un environnement économique en transformation.

En tant que courtier installé aux États-Unis, quel regard portez-vous sur la crise dans la zone euro ? Et quelle issue entrevoyez-vous ?

L'Europe va certainement continuer à rencontrer des difficultés, et il est bien difficile de dire ce qui va se passer dans les six prochains mois, qui comportent des défis importants. Je ne crois pas à l'implosion de l'Europe, mais c'est un scénario qu'il faut malgré tout envisager. Aux États-Unis, la situation est différente : la croissance est atone, mais, au moins, il n'y a pas de récession.

Quant à la Chine, le Brésil ou encore le Mexique, nous observons un ralentissement, mais la croissance devrait repartir rapidement. L'objectif est donc d'équilibrer notre développement, en compensant avec les zones où il existe des opportunités celles où l'environnement est plus tendu. Les choses s'amélioreront forcément un jour et toutes les industries ou marchés ne sont pas touchés en même temps. Le but est donc de saisir les opportunités où elles se trouvent et de raisonner sur le moyen-long terme. Les entreprises qui se préparent le mieux en sortiront plus fortes.

En 2011, Mercer a procédé à une restructuration. Pour quelles raisons ?

En raison des évolutions du marché, Mercer adapte sa stratégie afin de s'assurer de disposer des ressources humaines optimales pour répondre aux évolutions des besoins de ses clients. Sans la minimiser, cette réorganisation n'a concerné qu'un faible pourcentage de salariés dans le monde.

Même si cela n'est pas facile, nous continuerons à prendre des mesures d'économies dans un futur proche si c'est nécessaire. Dans l'intérêt de nos clients, parce que nous investissons dans les domaines clés de leurs activités, mais aussi dans l'intérêt de nos salariés, puisque cela assure notre compétitivité.

Quelles sont les raisons du rapprochement des marques Marsh et Mercer sous une seule bannière, Marsh et Mercer Benefits ?

J'ai trouvé cette option sur mon bureau en prenant la tête de Mercer il y a six mois. Travaillant depuis des années dans le secteur de l'assurance, j'avais pu mesurer combien l'image de ces deux entités est parfois brouillée dans certains marchés, alors qu'elles appartiennent toutes deux au même groupe, MMC [Marsh et McLennan Companies, NDLR]. L'idée de les rendre complémentaires sous une marque partagée permet une meilleure lisibilité pour nos clients.

Quelles sont vos ambitions et les voies de croissance que vous envisagez ?

Nous tentons en permanence de nous développer, de préférence de manière organique, que ce soit sur le plan humain, géographique ou sectoriel. Puisqu'une bonne partie de nos activités est réalisée en Amérique du Nord et Europe, nous cherchons à exploiter d'autres marchés dans le monde, en particulier les marchés émergents. Sur les marchés matures, la crise crée de nouveaux besoins pour les entreprises et leurs ressources humaines dans nos domaines de spécialités que sont la retraite, les politiques de rémunération ou la prévoyance collective, créant ainsi de nouvelles opportunités pour nous. Par ailleurs, de nombreux pays ont engagé des réformes de leur système de santé.

Lorsque nous réalisons des acquisitions ou prenons des participations, comme nous l'avons fait avec Repca, celles-ci sont réfléchies et viennent soutenir notre stratégie de croissance. Le jour où nous ne saisirons plus une opportunité de grandir, nous serons « morts ».

GILLES BÉNÉPLANC, PRÉSIDENT DE MERCER FRANCE

« Nous nous appuyons sur des piliers très solides »

  • La filiale française a-t-elle été ou peut-elle être concernée par la restructuration ?

Mercer continue à se développer en France. Cela se traduit par une croissance de nos effectifs. En effet, le chiffre d'affaires en France était en hausse de 7% en 2011 et devrait encore progresser de 5% cette année. Nous nous appuyons ici sur des piliers très solides - le conseil, les services en ressources humaines et la protection sociale -, sur lesquels nous allons continuer à investir. Car notre objectif, à terme, est de rendre ce modèle économique encore plus efficient et de poursuivre notre expansion sur le marché français.

  • Où en est le rapprochement entre Marsh et Mercer en France ?

Comme toujours, nous avons voulu être pragmatiques : chaque marché s'organise en fonction de la notoriété et de la part de marché de chacune des deux entités. En France, c'est Mercer qui pilote cette collaboration, alors qu'en Italie, par exemple, c'est Marsh qui s'en charge. À terme, il n'y aura plus qu'une seule équipe santé-prévoyance pour chaque marché.

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