L'heure est encore à la stabilité tari faire

Alors que le marché entre dans son dernier trimestre, les regards sont déjà tournés vers 2014 et vers les renouvellements grands risques de fin d'année. Les courtiers, en plein coeur des négociations, considèrent que ces dernières se dérouleront une nouvelle fois sans tension particulière au niveau tarifaire.


Comme tous les ans, le début du mois d'octobre tinte des premières tendances du marché. Tendances concernant à la fois les tarifs, l'appétit des assureurs et le niveau de couvertures proposé sur le marché des grands risques. À ce jeu-là, les grands cabinets de courtage sont les premiers à révéler les prévisions concernant les renouvellements de fin d'année.

Pour Gras Savoye et Diot, deux des courtiers à avoir lancé les hostilités en la matière, on ne vivra pas encore cette année le grand chambardement que pourrait redouter risk managers et courtiers. La tendance globale se résume en un mot : stabilité. « Nous observons que le marché reste concurrentiel sur pratiquement toutes les branches assurantielles. Pour autant, les baisses systématiques ont bien vécu leurs dernières heures. La différenciation se fait réellement aujourd'hui par les résultats techniques des affaires », tempère Paolo Crestani, directeur du développement des grands comptes chez Diot. Une situation qui « reste en effet fragile », selon Gilles Bénéplanc, directeur général France de Gras Savoye, et ce notamment en dommages.

Alors que le marché a relativement été épargné par les catastrophes naturelles en 2012, et pour le moment en 2013, la rentabilité technique des assureurs et réassureurs reste néanmoins mince malgré cette absence de sinistres majeurs. Pour preuve, le ratio combiné net IARD du marché s'élevait en 2012 à 103%, selon une étude Sigma mise en avant par le cabinet Diot.

Alors que l'on aurait pu imaginer que la branche dommages aux biens ait également pu souffert du retrait de la compagnie Torus et de la disparition du guichet Gan Eurocourtage, il n'en est finalement rien. « D'autres acteurs ont intensifié leur présence sur ce segment ou font leur retour. Tel est le cas d'Aviva ou encore de Liberty. Ce qui permet notamment de maintenir des tarifs compétitifs », confie Matthieu Romet, directeur dommages grands risques de Diot. Résultat : « le marché demeure compétitif mais devient plus sélectif », analyse Gérard Guendafa, directeur dommages de Gras Savoye corporate risk management.

Mais où en est-on sur les autres branches traditionnelles comme la responsabilité civile générale ? Cette dernière reste un segment compétitif. En effet, alors qu'il affiche une tendance baissière au niveau des tarifs, l'appétit des assureurs reste stable et les niveaux de garanties tendent même à augmenter. « La capacité théorique du marché continental est de l'ordre de 1,5 MdE », précise Sophie Rodier, directrice responsabilité civile de Gras Savoye corporate risk management.

Sur la branche maritime et transport, ni la disparition du guichet Groupama transport, ni les sinistres majeurs (Concordia) de 2012 et ni la crise n'ont encore cette année d'influence sur la compétitivité des assureurs présents sur cette branche. En effet, l'heure est encore à l'acquisition de nouvelles affaires et pour ce faire les acteurs du marché maintiennent globalement les taux de primes à des niveaux attractifs.

Lisser les résultats

Alors finalement, il n'y a réellement que la branche automobile qui fait la forte tête au niveau des tensions tarifaires. En effet, « le marché doit s'adapter aux modifications concernant les sinistres corporels (augmentation de 0,8 point de la contribution au FGAO) et à l'inflation des coûts de réparation », avance Cédric Combaret, directeur des flottes automobiles au sein de la direction technique de Diot. Alors pour limiter les effets de ces hausses cumulées, des solutions existent. Tout comme pour les risques politiques, l'idée est de créer des programmes internationaux, notamment pour des flottes importantes. Cela permettra, selon Cédric Combaret, « de lisser les résultats sur un plus grand périmètre et un alignement des niveaux de couvertures ».

103% Le ratio combiné net IARD du marché (assureurs et réassureurs confondus) en 2012.

Source : Sigma

Nous développons de plus en plus de programmes internationaux dans de nouveaux domaines comme l'environnement ou encore les flottes automobiles.

Philippe Rocard, directeur général d'Axa corporate solutions

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