Reste à charge zéro : vers d’importants surcoûts pour les entreprises

Reste à charge zéro : vers d’importants surcoûts pour les entreprises
© milca_tm / Creative Commons

Une étude vient d'être publiée estimant l’impact financier de la réforme du reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse pour les entreprises. L’addition pourrait être salée.

« N’aurait-on pas mieux fait de consacrer cette énergie à d’autres sujets ? ». C’est peu dire que la réforme du reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse suscite un scepticisme du côté du courtier en collectives Mercer. Cet objectif gouvernemental d’ici 2022 « se heurtera très probablement à une réalité économique implacable », estime Linda Lamouchi, directeur grands comptes chez Mercer France.

La hausse estimée des cotisations complémentaire santé pour les entreprises pourrait en effet être importante. Mercer estime que celles des entreprises ayant souscrit une couverture entrée de gamme (niveau ANI) devraient augmenter au global de +5,6% à +8,9%. En cause, surtout, le dentaire (hausse estimée entre 3 et 5%), là où l’impact tarifaire de l’optique se situerait entre 1,9% et 3,2% et celui de l’audioprothèse de 0,7%.

« Pour ces entreprises, si la Sécurité sociale n’augmente pas les bases de remboursement et si les complémentaires santé prennent en charge 50% du reste à charge actuel, le poste dentaire pourrait augmenter d’environ 17% », ajoute Marie-Bérangère Léoni, responsable actuariat et études de Mercer France.

Un objectif inatteignable ?

Cet impact serait nettement moins important pour les entreprises ayant fait le choix de couvertures supérieures, autour de 1,6% : il serait quasi nul en optique et modéré sur l’audioprothèse (+0,7%) et le dentaire (+0,9%).

Pour rappel, le gouvernement envisageait de mener cette réforme sans que les complémentaires santé n’aient à augmenter leurs tarifs, ce à quoi bien des acteurs du marché ne croient guère… pas plus que les salariés. Une énième réforme sur le front de l’assurance complémentaire santé qui inquiète Ségolène de Lagarde, responsable juridique santé et prévoyance de Mercer France : « Ces dispositifs, sans cesse remis en question, sont source d’insatisfactions pour les entreprises qui y voient plus de contraintes que d’avantages ».

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