« Nous sommes un acteur à part entière de l'assurance »

« Nous sommes un acteur à part entière de l'assurance »
Laetitia Duarte Diane Larramendy, directrice générale du site lelynx.fr

Diane Larramendy est la nouvelle directrice générale du comparateur d'assurances. Précédemment directrice du marketing, elle succède à Martin Coriat, nommé directeur général de Confused, la maison mère anglaise de lelynx.fr. Elle présente les projets du comparateur et son analyse de l'actualité de l'assurance.


Depuis le 1er octobre, vous avez succédé à Martin Coriat à la direction générale de lelynx.fr. Comment se passe votre prise de fonction ?
Martin Coriat est parti depuis un mois, et nous venons ensemble de terminer la première phase de développement de lelynx.fr. Lors de la création du site en 2010, Assurland dominait le marché avec 80 % des parts. En trois ans, nous sommes devenus le comparateur d'assurances le plus connu des Français.

En continuité avec ce que nous avons commencé avec Martin, il est aujourd'hui question pour moi d'entamer la deuxième phase, celle qui consiste à proposer un service plus proche à la fois du consommateur et des assureurs. Nous souhaitons désormais comparer la qualité des garanties proposées et ne pas rester sur un modèle principalement tourné vers le prix afin d'accompagner un marché de la comparaison d'assurances qui tend, à notre sens, à unir consommateur et assureur vers ce seul et même but.

SON PARCOURS

Après une maîtrise des sciences techniques comptables et financières à Paris IX-Dauphine (2000), Diane Larramendy a obtenu le diplôme de l'Essec (2004) et le MBA de l'Insead (2008).

  • 2005 Chef de produit marketing et Category Manager chez Henkel France.
  • 2009 Business Developement Manager chez confused.com (Grande-Bretagne).
  • 2010 Directrice du marketing de lelynx.fr
  • 2013 Directrice générale de lelynx.fr

Prévoyez-vous de lancer une réorganisation de lelynx.fr avec votre arrivée ?
Les équipes sont réparties en trois pôles : marketing, produits et relations avec les assureurs. Nous souhaitons renforcer l'expertise marketing des équipes en relation avec les assureurs. L'objectif est de mieux comprendre les challenges et problématiques auxquels les assureurs sont confrontés. Nous comptons jouer un vrai rôle de partenaire et de conseiller avec les assureurs et préparons nos commerciaux afin qu'ils cernent au mieux les défis de leurs interlocuteurs.

En 2013, trois ans après la naissance de lelynx.fr, pouvez-vous dresser un premier bilan ?
Aujourd'hui, lelynx.fr est numéro un dans la comparaison d'assurances auto. Nous en sommes fiers. Nous sommes parvenus à créer une marque connue et appréciée des consommateurs. À présent, nous faisons figure d'acteur à part entière dans le monde de l'assurance. Avec près de dix mille devis par jour, nos résultats sont stables et nous visons l'équilibre pour 2013. Cependant, il faut rester vigilant et se réinventer soi-même, savoir trouver des opportunités de développement et de croissance.

Vous misez énormément sur la publicité, notamment télévisuelle, pour créer de la croissance. Allez-vous poursuivre cette logique ?
Oui. Nous allons augmenter nos investissements publicitaires en 2014 et continuer à nous engager sur le marché français. Nous lançons d'ailleurs une nouvelle campagne l'année prochaine. Si la publicité représente 90 % de nos coûts, ce n'est pas un hasard. Nous pensons qu'un maximum de communication est nécessaire pour attirer les consommateurs.

« Nous souhaitons comparer la qualité des garanties et ne pas rester sur un modèle centré sur le prix. Le marché tend à unir consommateur et assureur vers ce même but. »

Quels sont les autres projets de lelynx.fr pour l'année prochaine ?
Dans la logique de qualité des garanties que nous poursuivons, l'intégration d'acteurs majeurs dans notre panel est un véritable atout. Nous sommes en discussions avec certains assureurs, et des partenariats sont en très bonne voie. Je suis optimiste pour 2014. Nous voulons également développer notre expertise de fournisseur de données. Nous disposons d'une large base, qui nous fournit de nombreux enseignements. Nos analystes travaillent sur ce sujet, qui pourrait être l'une des missions principales de 2014. Notre objectif : mieux connaître nos consommateurs et développer un pôle d'intelligence pour nos assureurs et leurs actuaires.

« La place des comparateurs va devenir primordiale, parce qu'elle est naturelle pour les consommateurs. À terme, ils pourraient aller au-delà de la comparaison. »

Pensez-vous que l'actualité, à commencer par la loi « Hamon », pourrait dynamiser votre activité ?
Nous pensons que cette loi est une bonne chose et qu'elle est positive pour les consommateurs. Elle est à la fois bien construite et bien pensée. Elle limite la non-assurance, ne remet pas en cause la reconduction tacite qui régit les contrats de services et préserve du « zapping » en rendant impossible la résiliation avant une année. Cette loi « Hamon » n'est pas un sujet brûlant, car nous n'anticipons pas un changement radical de la part des consommateurs. D'ici à mi-2014, nous allons mettre en avant les modalités de résiliation et sans doute développer des services sur notre site.

La généralisation à tous les salariés de la complémentaire santé au 1er janvier 2016, issue de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, va-t-elle vous amener à cibler les professionnels pour la comparaison d'assurances santé ?
Ces nouvelles dispositions nous poussent à réfléchir, notamment, à la question de savoir si nous devons nous diriger vers une offre santé à destination des très petites entreprises. Plus compliquée à mettre en place que la comparaison d'assurances individuelles, une telle offre, qui intéresse au demeurant plusieurs gros assureurs, pose le problème de la définition même du formulaire, à savoir s'il est possible d'y rassembler toutes les informations tout en s'assurant de la justesse des prix restitués.

Google vient d'annoncer son retrait du marché de la comparaison d'assurances. Qu'en pensez-vous ?
Ce retrait ne nous surprend pas. Nous savions que Google n'était pas satisfait de la qualité de son comparateur. En outre, le géant américain n'est pas un spécialiste de l'assurance auto et ne souhaite pas le devenir. Nous pensons que l'assurance en France est un marché avec des spécificités locales et que des comparateurs généralistes comme Google ne peuvent pas apporter une réponse satisfaisante pour les consommateurs ou pour les assureurs.

Quelle est la place des comparateurs dans le paysage assurantiel ?
En 2010, elle n'était qu'accessoire. Mois après mois, le nombre de devis réalisés via les comparateurs est en hausse. Les choses bougent, car plusieurs forces agissent dans ce sens : les investissements publicitaires à la télévision, une nouvelle génération de consommateurs tournée vers Internet et des assureurs qui prennent tous le virage du numérique. Cela dit, une explosion du marché à l'anglaise serait surprenante. Cela tient non seulement au principe de la reconduction tacite, inexistant en Grande-Bretagne, mais aussi, et surtout, à la maturité différente du consommateur : l'assurance est perçue comme un produit compliqué en France. Nous jouons ainsi un rôle d'éducation du consommateur qui consiste à expliquer et rassurer.

Le comparateur reste un canal très intéressant pour les assureurs, dans la mesure où il apporte des affaires nouvelles à coûts mesurés. Sa place va devenir primordiale, parce qu'elle est naturelle pour les consommateurs. À terme, les comparateurs pourraient aller au-delà de la comparaison. Notre travail est d'imaginer et de façonner la place du comparateur dans l'assurance de demain.

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