Interview de Damien Vandorpe, DG du groupe Humanis : « Notre notoriété est à développer »

Interview de Damien Vandorpe, DG du groupe Humanis : « Notre notoriété est à développer »
© LAETITIA DUARTE
Issu de la fusion des groupes de protection sociale Aprionis et Vauban-Humanis début 2011, Humanis se met en ordre de marche, afin de préparer, à l'horizon 2012, une nouvelle fusion avec Novalis-Taitbout qui donnera naissance au troisième groupe français du secteur. Revue de détail des chantiers de cette union.

Quelles sont les premières actions du nouveau groupe depuis l'annonce de la fusion ?

Dès la création du groupe, nous avons rassemblé les deux comités exécutifs en une seule équipe, pour coordonner l'ensemble des actions des deux périmètres Aprionis et Vauban-Humanis. En parallèle, j'ai été nommé directeur de chacune des institutions et des groupements d'intérêt économique (GIE) du périmètre Aprionis, succédant ainsi à Jacques Nozach.

Les fusions des institutions de prévoyance (IP) auront-elles lieu cette année ou le groupe va-t-il attendre que le projet de rapprochement avec Novalis-Taitbout, prévu en 2012, se concrétise ?

Je ne peux pas vous indiquer de date précise, tant que ces décisions politiques ne sont pas prises. Cependant, je peux vous préciser que nos instances envisagent de fusionner trois institutions de prévoyance interprofessionnelles : Vauban-Humanis prévoyance, Aprionis prévoyance et Novalis prévoyance.

Les projets de Novalis-Taitbout avec Axa dans le domaine de l'épargne retraite posent-ils un problème ?

Aucun, l'épargne retraite doit être l'un de nos axes de développement à long terme. Nous croyons au développement en épargne retraite, parallèlement à nos activités de retraite complémentaire ou d'épargne salariale.

Quel sera l'impact de la fusion en termes sociaux ?

Le pacte social du groupe est clair : il n'y aura pas de rupture de contrat de travail dont la fusion serait la cause. Cela ne doit pas nous empêcher de piloter notre politique de ressources humaines de manière pragmatique, c'est-à-dire en étudiant le bien-fondé du remplacement d'un poste en cas de départ, mais aussi en favorisant la mobilité entre les périmètres Aprionis et Vauban-Humanis. Pour cela, une bourse à l'emploi a été créée, et est déjà accessible à tous les collaborateurs.

Comment allez-vous gérer l'image d'Humanis ? Le groupe n'a-t-il pas un déficit de notoriété à combler ?

Humanis est un groupe récent, sa notoriété est à développer. Pour l'instant, nous avons choisi d'associer Humanis, comme une marque corporate, au nom des différentes entités. Les cas de figure peuvent varier. Par exemple, notre société d'épargne salariale Inter Expansion reprend sous son nom, en signature, « membre du groupe Humanis ». L'union mutualiste Radiance conservera son image et son nom, avec une simple référence au nom Humanis. Vauban-Humanis devient une marque commerciale, associée au nom du groupe, vis-à-vis de ses clients dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie notamment. En revanche, lorsqu'il s'agit d'une action « groupe », nous communiquons sous le nom Humanis.

Votre réseau commercial possède-t-il une couverture nationale suffisante ?

Nous avons certainement des territoires à mieux mailler, dans le sud de la France. Au cas par cas, nous étudierons les opportunités d'optimisation du réseau. Mais il est clair que nous n'aurons pas, sur tout le territoire, une présence aussi dense que dans les régions où nous sommes très bien implantés pour des raisons historiques.

Quelle est votre position par rapport au courtage ?

Nous avons l'habitude de travailler avec le courtage, aussi bien les courtiers locaux que les groupes nationaux. Pour nous, c'est l'opportunité de compléter la production commerciale directe de nos propres équipes. D'ailleurs, en 2010, nos réseaux commerciaux ont signé la charte des usages de l'assurance collective avec la Chambre syndicale des courtiers d'assurance. Aujourd'hui, environ 45% de la production commerciale de nos deux IP interprofessionnelles passe par le courtage. Pour l'avenir, maintenir une proportion de l'ordre de la moitié me paraît un bon objectif.

Les entités mutualistes au sein de Humanis pèsent plus de 600 millions d'euros. Sont-elles appelées à connaître des évolutions ?

Les deux unions mutualistes ont, chacune, une vocation spécifique. Radiance propose à ses adhérents une marque, des produits de santé et de prévoyance individuelle, un système d'information unique et un mécanisme de réassurance. Quant à Servalys, il s'agit d'une union technique. Les démarches sont tout à fait différentes. Même si ces deux unions n'ont a priori pas vocation à fusionner, leurs mutuelles membres peuvent envisager des convergences entre elles.

Certaines mutuelles adhèrent à la Mutualité française (FNMF), d'autres à la Fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim). Comment gérez-vous cette situation ?

De manière pragmatique. La majorité des mutuelles membres d'Humanis adhère à la FNMF. Une seule adhère à la Fnim. Elle est souveraine pour rechercher des synergies avec d'autres mutuelles de cette fédération si elle le souhaite. Cette situation politique n'a jamais empêché les synergies opérationnelles entre les mutuelles du groupe.

Quels sont les projets du groupe en matière de dépendance ?

Nous proposons l'offre de dépendance collective de l'Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp), et des produits individuels des deux anciens groupes Aprionis et Vauban-Humanis. En dépendance individuelle, il faudra se poser des questions au regard des conditions créées par la nouvelle loi ou le nouveau dispositif réglementaire gouvernemental. Par ailleurs, nous souhaitons constituer, dans le monde Agirc-Arrco, un pôle de gestion médico-social important. Nous pilotons déjà dix établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes (Ehpad) et deux hôpitaux gériatriques, les Sources à Nice et les Magnolias à Ballainvilliers, en Ile-de-France. Enfin, nous allons créer un Ehpad à Paris Belleville, dont la première pierre doit être posée début mai 2011.

SON PARCOURS :

  • 1987 à 1993 : Directeur des ressources humaines (DRH)de Saint-Maclou.
  • 1993 à 1996 : DRH du groupe Vauban.
  • 1997 : Prend la direction générale du groupe Vauban, puis de Vauban-Humanis en 2006.
  • 2011 : Prend la direction générale du groupe Humanis. Damien Vandorpe exerce aussi des responsabilités dirigeantes dans d'autres instances paritaires (Agirc-Arrco, CTip, GIE Alcire).

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