Innover, l'alpha et l'oméga de la transformation

Innover, l'alpha et l'oméga de la transformation

En ouverture de L’Argus Factory, le Cercle des innovateurs, le think tank de l’assurance, a livré les principaux enseignements de la réflexion menée pendant l’année.

La 2e édition de L’Argus Factory s’est tenue à Paris les 2 et 3 juillet. En ouverture de cette manifestation dédiée à la transformation dans le monde de l’assurance était organisée la table ronde du Cercle des innovateurs. Objectif : un partage sans concession des enseignements tirés de la réflexion collective menée par quatre des participants à ce Cercle, Patrice Cohen, directeur innovation France de Munich Re, Florent Lemaire, coresponsable du Square, l’incubateur interne de projets du groupe Arkéa, François Fequant, directeur marketing et digital chez Generali France, et Kadidja Sinz, directrice générale Europe de Liberty Specialty Markets.

Apprendre des autres

Depuis septembre 2018, les membres du think tank se sont immergés dans d’autres secteurs de l’assurance afin de comprendre les ressorts de l’innovation au sein de structures telles que Google France, Leonard, la plateforme d’innovation du groupe Vinci, ou encore la Station F.

En décortiquant l’organisation et le fonctionnement de ces sociétés, les participants ont dégagé quelques grands principes favorables à l’émergence de nouveaux projets pour le secteur de l’assurance. Ainsi, innover, ce n’est pas forcément réfléchir à de nouveaux concepts en toute confidentialité. La concertation entre pairs a du bon, y compris pour partager sur l’innovation. « La collaboration entre concurrents est possible », se félicite Kadidja Sinz.

Les participants ont constaté que les organisations novatrices appliquaient des principes simples : l’innovation ne peut faire l’économie de la liberté. Il est nécessaire de laisser la porte ouverte aux bonnes idées, et de permettre à chacun de sortir de sa routine. « Google autorise chacun de ses employés à consacrer jusqu’à 30 % de son temps à autre chose que son travail », explique Florent Lemaire. « Cette règle du 70/30 est-elle transposable ? », s’est toutefois interrogé Patrice Cohen, riche de l’expérience de son groupe, où une pratique en ce sens a été menée sans résultats très probants… Dans les faits, les collaborateurs bénéficiant d’une journée libérée ne savaient pas vraiment quoi en faire !

La question de la transposition des expériences dans un secteur comme l’assurance est une question légitime. Souvent, les entreprises et les organisations où se sont rendus les participants du Cercle sont des structures jeunes, qui ont pu bâtir leur modèle autour du client. Les acteurs de l’assurance sont des entreprises plus anciennes, et le fonctionnement de cette industrie est par essence différent. « L’assurance ne vend pas un produit, mais une promesse », rappelle Kadidja Sinz. Dans cette perspective, l’indemnisation, quand se réalise la « promesse » faite par l’assureur au client lors de la signature du contrat, est le moment qui doit faire l’objet de toutes les attentions.

Comment faire pour ne pas perdre le rapport direct avec le prospect dans l’assu­rance, où les organisations plus anciennes sont souvent très hiérarchiques, avec des structures en silos ? L’organisation est importante, mais elle ne fait pas tout, tempèrent les participants à la table ronde. « Il n’y a pas d’organisation idéale, estime François Fequant. Il y aura toujours des silos, c’est-à-dire des groupes de personnes réunies autour d’une mission commune. »

Les trois indispensables pour innover

  • Le sens Un objectif commun assimilable par tous et garantir que chaque projet ou innovation coïncideavec cet objectif.
  • Le partageDiffuser les réussites comme les échecs de chaque projet afin de démocratiser ou de dédramatiser leur concrétisation.
  • Le cadre Créer une démarche facilitatrice, en définissant les « règles du jeu ».

Gagner en liberté

D’ailleurs, pour surmonter les freins liés à l’organisation, à la routine et à la hiérarchie, et afin d’encourager le processus d’innovation et donner plus de liberté aux collaborateurs, certains acteurs se sont engagés dans la voie de l’intrapreneuriat, comme Vinci avec son laboratoire Leonard. Si la bienveillance est unanimement citée comme une attitude indispensable à l’émergence de nouvelles idées, celle-ci ne doit pas signifier angélisme ou laxisme. Ainsi, pour se lancer dans l’intrapreneuriat, il faut prévoir de gérer d’éventuels écueils, à l’instar de la déception et ainsi travailler sur l’échec, ce qui n’est pas une mince affaire. Il faut, en effet, prévoir que la grande majorité des projets n’aboutiront pas et qu’il faudra gérer la déception de ceux qui ont amené l’idée ou qui l’ont portée. Il faut également penser à ce qui se produira si une idée est menée à son terme… « Chez nous, il y a un débat sur un projet qui se déroule bien. à qui appartient-il au final ? Au salarié ou à l’entreprise ? Vinci a un parti pris : il appartient à l’entreprise. C’est un élément à préciser dès le départ », retient Florent Lemaire. Une manière de démontrer que, dans l’innovation, le point le plus sensible reste celui de l’exécution.

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