La circulation interfiles des deux-roues nécessite une codification

À la demande du ministre de l'Intérieur, deux rapports coordonnés par le préfet Régis Guyot ont été rendus en janvier 2013 mettant en avant le nécessaire encadrement juridique de la circulation inter-files des deux-roues.

En janvier 2012, le préfet Régis Guyot s'est vu confier par le ministre de l'Intérieur, une mission de réflexion sur l'équipement des usagers de deux-roues motorisés et sur la pratique de la circulation interfiles. Le 30 janvier 2013, il a présenté ses deux rapports à la commission deux-roues du Conseil national de la sécurité routière (CNSR). Ils viendront alimenter la réflexion de la commission, et plus largement celle du CNSR.

Source : rapports « Équipements de protection individuelle des utilisateurs de deux-roues motorisés » et « Circulation interfiles des deux roues motorisés » au ministre de l'Intérieur, novembre 2012, www.securite-routiere.gouv.fr



Pas de changement pour les règles de responsabilité
Sujet d'actualité récurrent, la circulation interfiles divise les différents usagers de la route. Les conclusions du rapport constatent que cette pratique est tolérée de fait depuis de nombreuses années. C'est la raison pour laquelle il conseille qu'elle soit « organisée et encadrée, tant dans ses modalités qu'en ce qui concerne la vitesse à laquelle elle peut être pratiquée en sécurité ».

Le rapport souhaite que cette manoeuvre soit organisée et inscrite dans le code de la route parmi les dispositions relatives aux dépassements. Ainsi qualifiée, même comme un dépassement dérogatoire, les règles habituelles en matière de responsabilité continueront à s'appliquer sans changement.

En ce qui concerne les modalités de sa mise en place, le rapport suggère les normes suivantes :
- la manoeuvre des deux-roues doit être prévisible, donc n'être autorisée qu'entre certaines files, en l'occurrence entre les deux files les plus à gauche pour les axes à deux fois trois ou quatre voies et entre les files pour ceux à deux voies ;
- en cas d'arrêt des files de véhicules, ou de circulation au pas, leur vitesse ne doit pas dépasser 30 ou 40 km/h ;
- dans les phases de ralentissement et d'accélération du trafic, ou de circulation en accordéon, le différentiel de vitesse entre deux-roues motorisés circulant entre les files et usagers des files ne devrait pas excéder 20 km/h ;
- enfin, dès que des interdistances suffisantes réapparaissent et que la vitesse de trafic redevient normale, les deux-roues motorisés doivent à nouveau circuler dans les files.

Le rapport estime que les seuls deux-roues autorisés par cette manoeuvre devraient être les scooters et moto de plus de 50 cm3. Parmi eux, il n'est retenu que les deux ou trois-roues de la catégorie L3 et, pour la catégorie L5 (les scooters à trois roues), ceux ayant une voie inférieure à 50 cm et un gabarit correspondant aux standards actuels du marché, dont une largeur au plus égale à 1 mètre.

En ce qui concerne la formation, le rapport précise qu'au-delà de son contenu théorique, le bon apprentissage de cette manoeuvre suppose « qu'une plus grande part de la formation soit à l'avenir effectuée sur route plutôt que sur piste et que, lors de l'examen pratique, l'inspecteur soit systématiquement sur une moto ».

La réflexion sur l'équipement de protection individuelle
Le second rapport rendu par le préfet Régis Guyot s'est penché sur le renforcement de la sécurité des conducteurs et des passagers des deux-roues.

Dans un premier temps, il recommande la mise en place, pour les fabricants d'équipement, de niveaux d'exigence adaptés dans les normes existantes. Trois niveaux pourraient ainsi être distingués : un niveau 3 comprenant les utilisateurs de cyclomoteurs et scooteurs de moins de 50 cm3, un niveau 2 comprenant ceux de scooters et motos de 50 à 125 cm3, un niveau 1, enfin, comprenant les scootéristes et motards utilisant des deux-roues motorisés de plus de 125 cm3. De cette manière, les fabricants pourraient concevoir des gammes de produits qui répondent aux besoins fonctionnels des consommateurs.

Dans un second temps, le rapport préconise de rendre obligatoire le port de gants pour l'ensemble des deux-roues motorisés dès qu'un accord serait intervenu sur les niveaux de protection à retenir pour chacune des trois catégories.

L'accidentalité de la circulation interfiles

L'analyse fait ressortir un faible enjeu en matière de mortalité (7 ou 8 morts par an) et une échelle de gravité inférieure à la moyenne parmi l'ensemble des accidents impliquant des deux-roues (2% des motards blessés hospitalisés et 4% des non-hospitalisés).

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