Le juste prix.. Mais à quel prix ?

Le juste prix.. Mais à quel prix ?
© ©Bernard Martinez

L'Autorité de la concurrence veut identifier les causes de l'évolution à la hausse des prix de la réparation et de l'entretien automobiles : + 35% depuis la fin des années 1990, d'après l'Insee. Si une telle hausse a de quoi interpeller, certains médias sont toutefois beaucoup trop prompts à accuser les réparateurs agréés d'abus. Faire état, par exemple, de l'importance de la différence de prix entre une révision assurée par le réseau de la marque et celle assurée par un membre d'un réseau de réparation rapide, sans préciser si elle porte sur le même nombre de points de contrôle, ou sans comparer les conditions d'exercice de l'activité de réparation des réseaux constructeurs avec celles des néospécialistes, est un peu facile et surtout tellement accrocheur...

À la lecture de la décision n° 11-SOA-01 du 30 juin 2011 de l'Autorité de la concurrence, il apparaît que l'un des fondements de son autosaisine réside dans le constat qu'en 2006 les réparateurs agréés détenaient 83,5% du marché pour les véhicules de moins de deux ans, contre 51,9% pour les véhicules de cinq à six ans, « ce qui tendrait à indiquer que les consommateurs choisissent leur réparateur en priorité parmi les opérateurs agréés et ne profitent donc pas encore pleinement de la concurrence entre réparateurs indépendants et réparateurs agréés ».

Espérons que dans son analyse l'Autorité de la concurrence n'oubliera pas d'évaluer la diminution constante des marges sur la vente de véhicules, ou l'augmentation des investissements nécessaires pour respecter les critères qualitatifs de sélection imposés par la marque.

Doit-on comprendre, alors, que l'Autorité de la concurrence souhaiterait remettre en cause le système des garanties constructeur qui fidélisent les clients dans les ateliers de la marque ?

Quoi qu'il en soit, l'Autorité de la concurrence semble retenir trois explications possibles à cette hausse des prix : « la hausse du coût des matières premières et du coût de la main-d'oeuvre » (qui, cette dernière décennie, a subi l'impact par la mise en oeuvre des 35 heures, par le coût d'élimination des déchets...), « la prise en charge d'une large part des dépenses de réparation par les assureurs » ou « une insuffisance de concurrence entre les opérateurs économiques ». Espérons que, dans son analyse concurrentielle, elle n'oubliera pas d'évaluer l'influence qu'auront pu avoir sur le coût de l'après-vente la diminution constante des marges sur la vente des véhicules, l'augmentation sensible des investissements nécessaires pour respecter les critères qualitatifs de sélection imposés par la marque, le développement croissant des politiques de « rémunération » liées à la mesure de la satisfaction clientèle. Ces deux derniers points étant supposés garantir toujours plus de qualité en faveur des consommateurs...


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