Cloud, Data et Intelligence artificielle : le tiercé gagnant des assureurs

Cloud, Data et Intelligence artificielle : le tiercé gagnant des assureurs

En relation constante avec les acteurs de l’assurance, les équipes de MarkLogic observent et accompagnent depuis plusieurs années leurs stratégies d’innovation IT. Coup de projecteur sur les tendances en cours et à venir.

« Le recours au cloud est une évolution naturelle des assureurs », explique d’entrée Frédéric Valluet, directeur des solutions de MarkLogic. « Historiquement équipés d’infrastructures physiques sur site, ils ont d’abord opté pour la virtualisation (1) en interne, pour gagner en souplesse, avant d’oser franchir le pas de la cloudification (2), qu’ils ont en premier lieu réservée aux fonctions non business (RH, comptabilité, reportings…) ».

Pour Jérôme Designe, responsable Marché Assurance de MarkLogic, cette première étape leur a permis de s’acculturer au cloud en douceur. « On a ensuite vu apparaître des clouds privés en interne, qui ont ouvert la porte progressivement à la disparition des infrastructures physiques sur site » résume-t-il.

Une cloudification lente mais logique

Si le mouvement s’est fait naturellement, c’est aussi qu’il y avait de bonnes raisons de le faire. D’une part sur le plan financier, les coûts de maintenance et d’entretien des infrastructures disparaissent avec le cloud.

Ensuite, d’un point de vue rapidité, l’échelle de temps devient dès lors tout autre : « Pour provisionner des nouvelles plateformes physiques, un assureur doit compter parfois plusieurs semaines, alors que cela prend quelques minutes sur le cloud », illustre Jérôme Désigne.

Enfin, son principal avantage réside dans sa capacité à absorber les pics d’activité, puisqu’on n’utilise ses capacités qu’à l’instant où on en a besoin. « Ce qui a freiné les assureurs au début, c’était la notion de territorialité et de localisation des données dans un pays tiers, un sujet de protection d’autant plus important qu’il s’agit le plus souvent de données sensibles. Les problématiques réglementaires, liées notamment au Cloud Act (3) américain, faisaient également l’objet d’inquiétudes », reconnaît Frédéric Valluet, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, les opérateurs cloud sont matures. Ils ont fait la preuve de leur fiabilité et de leur haut niveau de sécurisation, souvent supérieur à des infrastructures physiques pouvant être la cible de malveillances ou de cyberattaques. Le cloud n’est donc plus vu comme une alternative mais comme un chemin logique, même si les assureurs anglais et américains sont les plus avancés en la matière ».

La solution Data Hub Service de MarkLogic, certifiée SOC2 (4), contient nativement une solution cloud et prévoit un ensemble de services associés comme le provisionning de l’infrastructure, la migration et la mise à jour des systèmes et la gestion des backups. Elle a notamment été choisie aux États-Unis par l’organisme qui gère le programme Obamacare, déjà cliente de MarkLogic depuis sept ans, afin de gagner en agilité et en sécurité, et pour pouvoir répondre au pic de saisonnalité qui dure seulement 45 jours dans l’année. « Le basculement de l’un à l’autre s’est fait sans heurt. Le cloud est finalement une infrastructure comme les autres, sauf qu’elle n’est pas chez le client », poursuit Frédéric Valluet.

Après les data lakes, du concret !

En matière d’exploitation de données, les assureurs sont également en pleine évolution. « Ils ont conscience que leurs systèmes de gestion sont des “gruyères”, avec des données éparpillées un peu partout, et cela fait longtemps qu’ils cherchent une solution de centralisation », résume Frédéric Valluet. « Ils ont essayé le data warehouse, puis le datamart, mais les coûts étaient élevés, la maintenance compliquée et l’exploitation limitée aux données structurées », complète Jérôme Designe.

Le data lake est alors apparu comme la solution miracle puisqu’il portait la promesse d’un système data centric. Il y a cinq ou six ans, la plupart des grands assureurs, de peur d’être en retard, ont consacré de lourds investissements pour installer ces « lacs de données », pensant qu’ils seraient utiles mais sans vraiment savoir à quoi… Aujourd’hui, c’est la désillusion : l’accès en temps réel aux données est compliqué et coûteux, et la gouvernance difficile à harmoniser car les données sont partagées par de nombreux composants… « Le principal avantage des data lakes mis en place chez les assureurs est de leur avoir permis de faire un premier travail de réflexion sur la nature et la fréquence des données qu’ils collectent. Ils ont désormais des équipes data dédiées, un chief data officer… cette acculturation est un vrai gain de temps », explique Frédéric Valluet. « Afin de respecter l’écosystème humain formé au data lake, nous venons simplement le compléter avec notre solution permettant d’adresser concrètement des cas d’usage apportant de la valeur au métier », renchérit Jérôme Designe, qui reçoit depuis début 2019 de plus en plus de demandes d’assureurs souhaitant optimiser et compléter leur écosystème data lake, avec notamment une brique « Sécurité et gouvernance », également disponible en mode cloud.

Deep learning, machine learning et IA

« Les assureurs se sont intéressés dès le début à l’intelligence artificielle, mais ce terme regroupe en fait trois usages progressifs des données », résume Frédéric Valluet, avant d’expliquer : « La première étape du “deep learning” est l’analyse en profondeur de l’ensemble des données dont dispose la compagnie (comportement des assurés, interactions, modes d’expression…), afin de constituer un socle de connaissances du passé, une mémoire. On utilise ensuite le “machine learning” pour extrapoler et appliquer un modèle en temps réel, à partir de cette base historique. Ce n’est que dans un 3e temps que l’on peut avoir recours à l’intelligence artificielle proprement dite, qui permet de prédire ce que le client va faire avant même qu’il ne commence. Cela nécessite d’associer deep learning et machine learning, et d’y ajouter une capacité de traitement des informations à la volée, pour pouvoir identifier les prémices de l’action du client ».

Pour les assureurs, ces nouveaux outils intelligents apportent une vraie valeur ajoutée. Tout d’abord en matière de souscription et gestion, en optimisant les process et en rendant plus faciles les ventes additionnelles sur les clients en cours de souscription, par la détection de signaux faibles. Mais également lors des sinistres, en permettant d’accélérer leur résolution et de prévenir la fraude en les croisant avec les bases d’expertise existantes. « L’intelligence artificielle appliquée aux photographies de sinistres est également un enjeu de taille, en plein développement, notamment en Chine », précise Jérôme Designe. Et de conclure : « MarkLogic se positionne comme le partenaire des assureurs en leur permettant d’appliquer leurs outils sur des données hétérogènes rendues propres, pertinentes et de qualité, c’est d’ailleurs notre cœur de métier. Depuis le printemps 2019, nous leur proposons également des moteurs d’exécution de deep learning et de machine learning, à implémenter facilement sur leurs systèmes, afin de faire gagner du temps aux data scientists. Ils passent ainsi moins de temps à collecter et à “nettoyer” les données, et se concentrent sur l’exploitation de leurs potentiels ».

(1) En informatique, la virtualisation consiste à exécuter, dans un environnement isolé sur une machine hôte, des systèmes d'exploitation ou des applications.

(2) Cloudification : conversion et/ou migration des données et des applications afin de les exploiter sur des architectures virtuelles centralisées gérées par des opérateurs tiers.

(3) Loi fédérale américaine promulguée le 23 mars 2018 et ayant pour nom « Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act » ou « Cloud Act ».

(4) SOC2 : audit de contrôle des sociétés de services qui garantit des procédures de gestion de données fiables et sécurisées.

Contenu proposé par MarkLogic.

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