Assurance auto et habitation : vers une hausse des tarifs en 2019

Assurance auto et habitation : vers une hausse des tarifs en 2019

En auto comme en habitation, les tarifs seront orientés une nouvelle fois à la hausse au 1er janvier 2019, selon les estimations du cabinet Facts & Figures. Les assureurs auront toutefois des marges de manœuvre limitées pour faire passer ces augmentations.

Les estimations des évolutions de tarifs des contrats d’assurance auto et MRH pour 2019 vont bon train. Après les prévisions d’Actuaris, le cabinet Facts & Figures livre à son tour son pronostic pour l’année prochaine. En automobile, les assureurs devraient, selon lui, appliquer des hausses moyennes de primes comprises entre +1% et 2% tout en précisant de « ne pas être du tout sûr que le secteur puisse les faire passer ».

Compagnies et mutuelles d’assurance disposent, certes, d’arguments techniques pour appliquer ces hausses - le ratio combiné du marché est supérieur à 100% depuis 2008 -, mais ces dernières se heurtent à des réalités commerciales. Il est, en effet, peu probable que les assurés consentent à accepter des hausses prononcées (supérieures à 2%) dans un contexte où la loi Hamon facilite les résiliations au-delà d’un an. « Les clients n’hésitent plus à résilier leur contrat pour aller écouter les sirènes de la concurrence. Cette rotation accrue des portefeuilles pénalise la croissance des primes moyennes. Les promotions du type 2 à 3 mois gratuits à la souscription tirent les primes des affaires nouvelles à la baisse », souligne Cyrille Chartier-Kastler, président de Fact&Figures.

>> A LIRE : Auto, MRH : comment vont évoluer les tarifs en 2019 (Actuaris)

Amélioration de la sinistralité en auto

Les tarifs n’ont eu de cesse d’augmenter sur les dix dernières années. Entre 2009 et 2017, les primes auto ont progressé en moyenne de 8,4%, de 430 € à 466 €.

Au plan de la sinistralité, le coût de la réparation automobile pèse sur les résultats techniques de la branche. En raison de la complexification des véhicules, notamment avec de plus en plus d’électronique embarquée, le prix moyen des pièces augmente plus vite que l’inflation :
• Main d’œuvre : +2,7%
• Pièces détachées de rechange constructeur : +3,4%
• Pare-brise : 2,5%

En parallèle, la cabinet anticipe une amélioration du comportement des Français sur la route l’an prochain compte-tenu des mesures gouvernementales, dont la plus médiatique, la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires.

Hausse modérée aussi en MRH

En habitation, la majorité des contrats d’assurance devraient enregistrer des hausses dans une fourchette comprise entre 0 et +5%, selon Facts & Figures. En moyenne, l’augmentation devrait se situer entre +1 et +2%. « Comme en auto, les hausses de tarifs ne passent plus en MRH », souligne Cyrille Chartier-Kaslter.

Entre 2009 et 2017, les primes moyennes ont augmenté de 13%, de 262 € à 296 €.

Les évènements climatiques survenus en 2017, par leur fréquence et leur amplitude, ont représenté un coût exceptionnel de l’ordre 3,02 Md€, dont 1,9 Md€ imputable à l’ouragan Irma. Un niveau nettement supérieur à la moyenne annuelle du coût des catastrophes naturelles enregistré par le secteur sur la période 2010-2017, de 1,05 Md€. A l’arrivée, les mécanismes de réassurance jouant pleinement leur rôle, le ratio combiné en MRH reste inférieur à 100% et ressort à 97,9% en 2017.

En dehors des climatiques, les autres composantes du risque MRH sont restés bien orientées. La fréquence de sinistres en dégâts des eaux (sinistre de masse en habitation) et des vols sont en baisse alors que celle de l’incendie (l’un des postes les plus coûteux) est stable depuis 2016.

La sinistralité, victime de la guerre commerciale

Au-delà du constat tarifaire, le cabinet anticipe d’ores-et-déjà une dégradation de la sinistralité en auto comme en habitation l’an prochain et ce, avant même de connaitre l’évolution de la charge sinistres. La raison : la guerre commerciale à laquelle se livrent assureurs, mutuelles d’assurance et bancassureurs sur deux marchés hautement stratégiques dans la course au multi-équipement et à la saturation des portefeuilles.

La compétition tarifaire produit, en effet, des affaires nouvelles aux encaissements plus faibles, augmentant mécaniquement le coût de la sinistralité brute. Dans ce contexte, les acteurs du marché multiplient les tentatives pour conserver leurs parts de marché et limiter les rotations de portefeuille. « Les mutuelles sans intermédiaires ont travaillé leur structure de coûts (réduction des budgets publicitaires, réorganisation internes…) pour tenir leurs positionnements tarifaires face à l’industrialisation des bancassureurs », souligne Cyrille Chartier Kastler.

A l’inverse, les agents généraux, dont le dommages aux particuliers représentent en moyenne 63% de leurs commissionnements, accusent une légère perte de vitesse. Ces derniers voient leurs parts de marché reculer en auto comme en MRH. « Les hausses tarifaires importantes pratiquées par les compagnies mandantes ne compensent plus la perte de chiffre d’affaires des contrats résiliés », conclut-il.

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