Assurance : les acteurs lyonnais se fédèrent en cluster

Assurance : les acteurs lyonnais se fédèrent en cluster
CLUSTER ASSURANCE Le Cluster Assurance AuRA a été dévoilé le 8 novembre au siège du groupe April, en présence (de gauche à droite) de Bruno Rousset, son PDG, de Jean-Paul Babey, président d’Alptis, d’Éric Lamouret, président de l’association interprofessionnelle assurance lyonnaise et du Sycra et de Philippe Gléran, coordinateur régional de la FFA.

Face aux transformations qui traversent le secteur, les acteurs de l’assurance et de l’intermédiation en région Auvergne – Rhône-Alpes ont décidé de se réunir au sein d’un cluster. Objectif : défendre l’attractivité de la deuxième place française de l’assurance, notamment en termes de compétences et d’emplois.

Le premier cluster dédié à l’assurance vient officiellement de voir le jour… à Lyon. Au terme de près de deux ans de discussions entre les principaux représentants du secteur au niveau régional, le Cluster Assurance AuRA a été dévoilé en grande pompe le jeudi 8 novembre au siège du groupe April, en présence de Bruno Rousset, son PDG, de Jean-Paul Babey, président d’Alptis, d’Éric Lamouret, président de l’association interprofessionnelle assurance lyonnaise et du Sycra ainsi que de Philippe Gléran, coordinateur régional de la Fédération française de l’assurance (FFA).

Si d’habitude les clusters – ces regroupements économiques d’entreprises d’un même secteur dans un bassin d’emploi autour d’intérêts convergents – sont plutôt fréquents dans l’industrie ou l’informatique, ils sont en revanche bien plus rares dans l’assurance. « Notre secteur souffre d’une image d’opacité et de complexité que l’on doit abolir. L’assurance, y compris, lyonnaise ne doit pas devenir la grande discrète », prévient Éric Lamouret.

D’autant que le secteur n’a pas à rougir de sa contribution à la création d’emplois. Selon l’étude Opale (Observatoire partenarial lyonnais en économie), Lyon fait partie des agglomérations les plus dynamiques pour la création d’emploi dans le secteur de l’assurance avec quelque 1 840 emplois créés entre 2008 et 2016, soit une croissance de 16 % sur cette période.

Une structure associative ouverte

L’initiative est partie d’une ambition : préserver l’attractivité de la deuxième place française de l’assurance (voir chiffres ci-contre) et des 15 000 emplois qu’elle génère dans un contexte où le secteur connaît d’importants bouleversements à la fois économiques, numériques, environnementaux et sociétaux. « Ces transformations ont un impact dans les services que nous délivrons aux clients et, en interne, sur les métiers de l’assurance. Soit on entreprend de mener ces réflexions chacun de notre côté, soit on acte l’intérêt commun à les partager. L’idée de l’assurance monolithique et fermée a vécu », souligne Jean-Paul Babey, président d’Alptis et du cluster.

Un message manifestement partagé par l’assurance lyonnaise, au vu des 25 adhérents mobilisés sur la ligne de départ. Constitué sous la forme d’une association loi 1901, le cluster rassemble à ce stade les principaux acteurs de la filière assurance régionale. Au premier rang desquels figurent les institutionnels avec le Medef, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Agéa (agents généraux), les syndicats de courtiers (CSCA, Planète Courtier, le Sycra), les experts d’assurances (CEA), les instituts de formation (l’Ifpass) et la FFA, qui suit de près l’initiative : « Nous avons la chance de disposer d’une deuxième place forte après Paris en termes d’emplois et de formation et d’un riche tissu d’employeurs. Ce cluster pourrait tout à fait se décliner dans d’autres régions », évoque Alexis Meyer, directeur des affaires sociales de la FFA.

Les assureurs, assisteurs et courtiers régionaux ont eux aussi répondu favorablement à la création du cluster, à l’instar d’Alptis, Apicil, April, CFDP, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, Harmonie Mutuelle, L’Auxiliaire, l’assisteur Opteven, Radiance (Humanis) et Sham… et la liste n’est pas close. Conçu comme une structure ouverte, ce cluster a vocation à s’étoffer à terme de nouveaux adhérents relevant de son écosystème, dont des assurtech ou d’autres compagnies. À une condition : « Ces adhérents implantés dans la région devront nécessairement détenir un centre de décisions », rappelle Éric Lamouret. Ce qui exclut de fait les directions régionales des grands cabinets de courtage ou certaines délégations de compagnies ou mutuelles d’assurance, dont les décisions relèvent encore de sièges parisiens ou niortais. À ce stade, des sociétés telles qu’Afi Esca ont marqué leur intérêt pour rejoindre le cluster.

Lyon, 2e place de l’assurance française

  • 12,9 % La part de la région Auver­gne – Rhône-Alpes dans le chiffre d’affaires de l’assurance en 2016, avec 24,85 Md€ de CA.
    Source : FFA
  • 10 609 Le nombre de salariés dans les sociétés d’assurance présentes dans la région (hors emplois intermédiaires), dont 54 % en commercial, 33 % en gestion et 13 % d’activités supports.
    Source : FFA
  • 5 717 Le nombre d’intermédiaires en assurance (courtiers, mandataires d’intermédiaires et agents généraux) recensés dans la région.
    Source : Orias

Rester attractifs au niveau local

Voilà pour le cadre. En termes de méthodologie, l’association s’appuiera sur trois groupes de travail : digitalisation, formation et transformation des métiers. Objectif : croiser les expertises métiers et formaliser, le cas échéant, des propositions ou des actions communes au niveau local. À titre d’exemple, les enjeux portent sur le maintien des compétences techniques dans la région, de même que sur l’adaptation des offres de formation, notamment en matière de nouveaux métiers suscités par le développement des innovations technologiques (intelligence artificielle, blockchain). « Nous manquons, par exemple, de souscripteurs de risques d’entreprises dans la région. C’est une compétence très rare. Nous devrons éviter la fuite ou la perte de métiers pour rester attractifs auprès des acteurs économiques de la région. Sans quoi, ils se tourneront vers Paris », prévient Philippe Gléran.

Faire coïncider la formation (initiale et continue) aux besoins de la filière, telle sera le message que le cluster s’efforcera de faire passer. D’autant que, dans la région, près de 40 programmes de formation aux métiers d’assurance portés par une quinzaine d’organismes ont été recensés par le groupe de travail. « Il y a urgence à faire bouger les choses. Nous devons encourager une culture d’audace et valoriser les métiers dans lesquels la relation client est prépondérante. Cela passe par une acculturation des collaborateurs au digital par des “hackathons” [NDLR : rassemblements de programmeurs], ou par des projets fédérateurs », souligne Bruno Rousset, vice-président du cluster.

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