Comment bien orienter la transition vers le cloud

Comment bien orienter la transition vers le cloud

Le secteur de l'assurance a pris du retard en matière de technologie dans le nuage. La digitalisation, devenant un facteur de marché, intéresse de plus en plus d'entreprises. Mais attention à ne pas commettre d’erreurs lors de sa mise en place.  

Pour les assureurs, le cloud est une opportunité de réduire les coûts, mais c’est loin d’être son seul avantage. Cette technologie offrant une grande flexibilité permet de répondre aux changements auxquels le secteur est confronté aujourd’hui et qui impacteront toutes les étapes de sa chaîne de valeur demain. Cependant, par manque d’analyse détaillée du business case, beaucoup d’entreprises ne parviennent pas à atteindre les objectifs de leur migration vers le cloud. En choisissant cette solution, les assureurs doivent penser à de nombreux facteurs.

La nouvelle structure IT basée sur le cloud doit être rentable

En Europe, les assureurs français sont parmi les premiers à adopter le modèle du Software as a service (SaaS), ce qui représente un signe encourageant de leur volonté de transformation. Le cloud leur donnera un avantage concurrentiel s'ils l'utilisent de la bonne manière. Néanmoins, l’erreur pour une compagnie d’assurance serait de passer dans le nuage simplement parce que les autres le font. Il ne faut jamais oublier que la mise en place d'une nouvelle structure informatique doit être financièrement et opérationnellement rentable. Bien exécuté, le passage au cloud permet de réduire les coûts et les délais de mise sur le marché de nouveaux produits, de créer de nouveaux écosystèmes réels ou encore d’augmenter l’agilité de l’entreprise. Pour y parvenir, les assureurs doivent suivre cinq règles fondamentales :

  1. Examiner les exigences réglementaires.
  2. Définir la stratégie informatique afin de servir la vision de l’entreprise.
  3. Analyser le paysage informatique actuel et élaborer un modèle d'exploitation cible.
  4. Calculer le retour sur investissement à long terme.
  5. Effectuer une preuve de concept avant de mettre la solution à l’échelle.

Les autorités de régulation des assurances sont devenues plus favorables au cloud

Actuellement, tous les secteurs d’activité adoptent le cloud et la pandémie joue un rôle d’accélérateur. Selon la société de recherche Gartner, les recettes mondiales des services publics dans les clouds atteindront 331 milliards de dollars d'ici 2022, soit presque le double des recettes de 2018 (182 milliards de dollars). Et la société de recherche Celent rapporte qu'en 2019, plus de 50 % des assureurs envisageaient des modèles PaaS et SaaS. Parmi ce qui préoccupe le plus les compagnies d’assurance on retrouve la sécurité, les cyber-attaques et les régulateurs. Ces derniers ont longtemps eu une attitude sceptique vis-à-vis du cloud. Mais, aujourd'hui, ils ont mis en place de nouveaux cadres qui facilitent son adaptation pour les assureurs.

L'organisme européen de surveillance des assurances (EIOPA) a récemment publié des lignes directrices pour l'utilisation du nuage qui vont être adaptées par l’ACPR. « Le cloud donne l'impression d'une capacité pratiquement illimitée grâce aux énormes ressources utilisées par des millions d'utilisateurs », écrit EIOPA dans son rapport L’outsourcing vers le cloud. Au niveau européen, il a été identifié que la capacité à adopter cette technologie sera cruciale pour le secteur financier et, personnellement, je suis d'accord avec cette estimation.

Jusqu’ici les assureurs étaient plutôt hésitants à adapter le cloud et ne déplaçaient qu'une partie de leur informatique. La pratique la plus courante était de migrer les systèmes dans l'ordre suivant : analytiques, frontaux et à la fin les systèmes cœur de métier. La Macif est la première compagnie d'assurance en France à avoir choisi une approche différente en optant pour un système cœur de métier dans le cloud. De mon point de vue, cette stratégie, si elle est effectuée correctement, leur permettra de gagner un avantage concurrentiel décisif. Cela a déjà été prouvé aux Etats-Unis. Un de nos clients, Amica Mutual, la plus ancienne mutuelle d’assurance automobile des États-Unis, a pris la décision de migrer vers Guidewire Cloud l’année dernière afin de s'adapter plus rapidement aux changements du marché et de libérer leur équipe IT. Cela leur permet également d’offrir plus de valeur aux assurés.

Il ne faut pas oublier que le cloud n'est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen. Le but véritable est d'assurer l'optimisation des coûts, la sécurité et une mise sur le marché plus rapide en réduisant les efforts. Ainsi, il est possible de concentrer les ressources sur l'objectif réel d'atteindre une vraie agilité et de faire usage des des écosystèmes de partenaires  (en tant que participant ou qu'orchestrateur).

Le cloud donne un accès et une intégration plus faciles dans les écosystèmes créés soit par les assureurs eux-mêmes, soit par des acteurs d'autres secteurs. Ceux-ci permettent de créer une offre complémentaire unique et de se démarquer aux yeux des clients. Un des exemples les plus récents est le partenariat entre Metromile, une start-up qui offre une assurance automobile où l’assuré paye en fonction des kilomètres parcourus, et le fabricant d’automobiles Ford. Les véhicules connectés de Ford - équipés de nombreux senseurs - permettent de connecter la voiture directement à l'assurance pour proposer à leurs propriétaires une assurance automobile plus avantageuse et plus équitable.

Une roadmap pour passer au cloud 

Les compagnies d'assurance disposent d'un large éventail d'options pour tirer le meilleur parti du cloud. Elles doivent décider quel type (privé, public, hybride) elles utiliseront. Il est important de comprendre s'il faut construire l'informatique cible avec un seul fournisseur de services ou choisir une approche multi-cloud. Il ne faut pas non plus oublier un élément crucial : le choix du bon partenaire. Un partenaire qui a le partage des connaissances ancré dans son ADN permettra de rester indépendant dans la maintenance des systèmes, une fois la transition terminée.

D'autre part, les assureurs doivent décider quel type de systèmes ils veulent utiliser : cloud-native ou cloud-enabled. Il est possible de rendre les systèmes existants compatibles avec le nuage. Cependant, il faut savoir que l'approche lift and shift nécessite des efforts importants car les connexions doivent être reconstruites et les configurations testées. L’utilisation d’un système cloud-native rend les choses bien plus faciles.

De nombreux éléments indiquent que le cloud est une énorme opportunité pour le secteur, et j'encourage les compagnies d'assurance à prendre des mesures dans ce sens. Je serai d’ailleurs heureux de partager mon expérience dans ce domaine le 30 septembre 2020 lors de la conférence Tekplace. Pendant notre présentation avec Olga Smirnova de Yuzzu, nous vous dévoilerons comment élaborer une stratégie de migration vers le cloud répondant aux besoins de votre entreprise.

Marcin Pluta, président de Sollers Consulting SAS.

Contenu proposé par Sollers Consulting SAS.

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