Coronavirus : les pertes d’exploitation sans dommages trop coûteuses pour l’assurance

Coronavirus : les pertes d’exploitation sans dommages trop coûteuses pour l’assurance
Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France et vice-président de la FFA. © photos : SYLVIE HUMBERT

Selon Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France, la prise en charge des pertes d’exploitation sans dommages des TPE et PME françaises représenterait un coût tel qu’il menacerait l’existence des assureurs dommages.

C’est sans doute l’estimation que les pouvoirs publics et les parlementaires attendaient depuis des jours : celui du montant que les assureurs auraient à débourser dans l’hypothèse où il devrait prendre en charge les pertes d’exploitation subies par les entreprises françaises depuis le début de la crise du coronavirus.

Un montant dévoilé, en l’occurrence, par Jean-Laurent Granier, PDG de Generali France et vice-président de la Fédération française de l’assurance (FFA) au micro de BFM Business : « Le chiffre de 50 milliards d'euros est de l’ordre de ce que représente les pertes d’exploitation dans cette période de risque systémique mais cela représente aussi l’équivalent de la somme des fonds propres de l’ensemble des assureurs dommages dans ce pays ».

Un risque systémique

L’intervention du secteur au titre de la PE sans dommages est régulièrement demandée par des parlementaires et des syndicats patronaux. La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) appellent notamment à « la reconnaissance par les pouvoirs publics d’un état de catastrophe sanitaire, afin de pouvoir débloquer une indemnisation des compagnies d’assurance pour les effets non assurables, comme le prévoit le code des assurances pour les catastrophes naturelles. »

Un scénario inenvisageable pour le PDG de Generali France dans la configuration où la France se trouve : « Si une telle contribution était demandée, tous les fonds propres serait consommé et il n’y aurait plus d’assureurs dommages. » Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas dans une situation de faire jouer une garantie d’assurance mais dans une situation d’un risque systémique où tous les assurés sont touchés en même temps, les assureurs aussi. »

A défaut d’une prise en charge de la perte d’exploitation, le secteur de l’assurance, via la FFA, étudie plusieurs pistes en vue de concevoir un éventuel régime assurantiel de catastrophes sanitaires majeures calqué sur le modèle du régime cat’ nat’ en vigueur depuis 1982.

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