[DOSSIER] Cyber : la réassurance veut lever les freins 2/3

Cyber réassurance, mode d’emploi

Cyber réassurance, mode d’emploi

Les techniques de réassurance traditionnelles s’appliquent aux couvertures de cyber assurance, bien que les difficultés d’appréhension et de modélisation du risque compliquent la donne.

Par son caractère évolutif et polymorphe, le risque cyber rend la conception des couvertures complexe. Pour les réassureurs, la première difficulté réside dans la connaissance de l’exposition au risque des cédantes. Les polices proposées par les assureurs répondent à des besoins de couverture tant en dommages qu’en responsabilité civile. Certaines de ces garanties peuvent être déjà implicitement couvertes dans les polices dommages aux biens et responsabilité civile générale des entreprises : on parle alors de couvertures non affirmatives ou « silencieuses ». Les assureurs développent, par ailleurs, des couvertures affirmatives, soit sous forme de polices spécifiques, soit sous forme d’extensions explicites dans les contrats existants.

Les protections en réassurance peuvent être proposées via des montages en « facultative », c’està- dire que les assureurs proposent leurs risques un par un au réassureur, ou, lorsqu’il s’agit de couvertures affirmatives, par la mise en place de traités dédiés couvrant l’ensemble des risques cyber de l’assureur (couverture obligatoire sur une période déterminée).

Les couvertures du risque cyber proposées par les réassureurs sont principalement proportionnelles, c’est-à-dire que le réassureur participe aux sinistres assumés par l’assureur dans la même proportion que celle des primes qu’il perçoit. La structure la plus fréquemment rencontrée est le traité en quote-part où le réassureur partage le sort de la cédante, selon un pourcentage fixé à l’avance.

Limites et restrictions

Plus récemment, se développent également des solutions de réassurance non-proportionnelle, le réassureur n’intervenant alors que pour les sinistres qui dépassent un certain montant prévu au contrat. Étant donné la grande incertitude qui règne encore sur le risque cyber, la forme la plus répandue est de type « aggregate », c’est-à-dire que les traités comportent des clauses qui restreignent l’engagement du réassureur. La franchise aggregate est une sorte de franchise additionnelle permettant au réassureur de n’intervenir qu’après un certain nombre de sinistres. La limite aggregate désigne, en termes de capacité cumulée annuelle, le montant maximal de l’engagement du réassureur qui est inscrit au contrat.

Vu les difficultés pour évaluer l’impact potentiel d’un sinistre systémique, comme pour déterminer des scénarios catastrophes ayant pour conséquence l’agrégation de multiples polices originales dans un même événement, l’introduction de limites annuelles de couvertures dans les traités de réassurance est fréquente, y compris sur des structures en quotes-parts.

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