Financement immobilier : Les villes moyennes, ou l’attrait de la maison avec jardin

Financement immobilier : Les villes moyennes, ou l’attrait de la maison avec jardin

Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 aura modifié les contours de nombre de secteurs, dont celui de l’immobilier et de son financement. En effet, alors que les banques se montrent de plus en plus en plus frileuses vis-à-vis des demandes de crédit immobilier en privilégiant les profils les plus « sûrs », une autre tendance se dessine : l’appétence des citadins pour les villes moyennes, qui voient les demandes exploser en matière d’achat de maison.

Les citadins ont envie de verdure

Les deux mois de confinement vécus par les Français ont eu un impact sur la perception de leur espace personnel. Habiter dans un appartement sans balcon ou dans une maison avec jardin n’a pas été vécu de la même façon ! Début avril, un sondage Ifop pour Consolab avait ainsi montré que les Français ayant ressenti le plus de stress étaient les personnes vivant dans un petit espace : 64 % des répondants vivant dans 31 à 50m2 et 49 % des sondés dans moins de 30m2.

Par ailleurs, le dernier Baromètre des territoires du même institut de sondage met en lumière un phénomène assez logique : 23 % des actifs habitant des grandes villes songeraient à déménager. A la question sur leur lieu de vie idéal, 50 % des sondés ont répondu prioriser les villes moyennes. D’ailleurs, 84 % des Français, selon ce sondage, considèrent qu’habiter une ville moyenne est préférable à une grande métropole. La demande explose en effet.

Les maisons situées en périphéries des grandes villes se vendent rapidement. A Paris, à la fin du printemps et au début de l’été, les transactions ont chuté de 17,9 %. Les achats de maisons quant à elles s’envolent avec une augmentation de 19,6 % sur un trimestre, dont profitent en priorité le Val d’Oise et la Seine-et-Marne. Un phénomène pas uniquement centré sur l’Ile-de-France, puisque les grandes métropoles tendent à connaître le même sort.

L’Agence nationale de la cohésion des territoires a confirmé ces migrations : un peu partout dans l’Hexagone, de nouveaux profils arrivent des grandes villes : « Pour beaucoup, le télétravail pendant le confinement a été une révélation, conclut Caroline Cayeux. Nombre de salariés ou d'entrepreneurs sont maintenant prêts à sauter le pas et à choisir ces villes à taille humaine et à la campagne dotées aujourd'hui de tous les services nécessaires… »

Les cadres de 30 à 40 ans qui peuvent travailler de chez eux et qui souhaitent plus d’espace pour leur vie de famille ou encore les primo-accédants, employés et ouvriers sont deux types de profils concernés par ces migrations.

La banlieue et les villes moyennes à moins de 2 heures de TGV de Paris sont ainsi très attractives pour les citadins qui ont envie de verdure et d’espace. Nicolas Maitrejean, directeur de Century 21, explique ainsi au micro de TF1 : « On a fait près de 75 ventes depuis le mois de mai, et à 20 %, ce sont des gens de la première couronne, c'est-à-dire Paris et sa proche banlieue ».

Et le financement immobilier dans tout ça ?

Une maison avec jardin, c’est aussi un prix inférieur à l’appartement en grande ville. En moyenne, un 80m2 dans le 15e arrondissement de Paris se négocie à 850 000 euros. Selon les Notaires du Grand Paris à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, une maison coûte 350 000 euros. En région, on trouve le prix du prix mètre carré n’est pas le même : 2 456€/m2 à Angers, 2 555€/m2 à Reims ou encore 1 896€/m2 à Clermont-Ferrand.

Côté financement ? Il faudra composer avec les effets cumulés de la crise sanitaire et des recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). En effet, fin 2019, l’autorité avait enjoint les établissements prêteurs à ne plus accorder de crédit immobilier générant un taux d’endettement supérieur à 33 % et/ou sur une durée d’emprunt excédant vingt-cinq ans.

Parallèlement, la crise sanitaire n’améliore pas de contexte : les banques adoptent une attitude prudentielle, triant les dossiers sur le volet, en raison d’un contexte économique incertain.

Moralité : mieux vaut présenter un profil solide avec un apport personnel pour mettre toutes les chances de son côté, et également pour bénéficier du meilleur taux possible.

Toutefois, comme l’explique ce site de référence sur le crédit, c’est du côté des taux immobiliers que peut venir la bonne nouvelle. Ils demeurent à des niveaux très bas et rien n’indique pour le moment, une remontée brutale.

Les acquéreurs peuvent ainsi compter sur 1,30 % sur vingt ans, voire 0,90 %, avec un excellent dossier. Ainsi, si l’on se lance dans une petite simulation, la maison avec jardin d’Ozoir-La-Ferrière à 350 000 euros pourrait représenter, avec un apport de 35 000 euros couvrant les frais de notaire et de garantie, des mensualités de 1 492 euros sur vingt ans (hors négociation, hors assurance).

Tout le jeu sera de frapper aux bonnes portes et de trouver l’établissement prêteur le plus à même de financer le projet immobilier selon le profil de l’acquéreur

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