Qualité de vie au travail : le secteur de l’assurance reste plutôt un bon élève

Qualité de vie au travail : le secteur de l’assurance reste plutôt un bon élève

Les secteurs de la banque, de l'assurance et de l’énergie/environnement figurent parmi ceux où la qualité de vie au travail reste globalement satisfaisante, au contraire de la santé, de la construction ou encore du numérique.

Les enjeux de qualité de vie au travail se sont progressivement installés dans le débat public ces dernières années mais au quotidien, bien des marges de manœuvre existent encore.

C’est ce que souligne la 8e édition de l’étude IBET (Indice de Bien-Être au Travail), conçu par le cabinet Mozart Consulting avec le groupe de protection sociale Apicil. Pour rappel, cet indice socio-économique compris entre 0 et 1 traduit un niveau d’engagement d’un secteur d’activité sur le bien-être au travail, un IBET inférieur à 0,55 traduisant un « chaos », un IBET compris entre 0,7 et 0,75 soulignant un environnement « dégradé », etc.

L’IBET global, calculé dans le cadre de cette étude sur les données de 2016, ne bouge pas par rapport à l’année dernière : à 0,75, il montre un niveau d’engagement des salariés « contraint », tout près d’être « dégradé », révélant donc une dégradation de valeur ajoutée de 25%. Cette étude souligne que la première cause de dégradation de compétitivité des entreprises est en lien avec une mauvaise organisation du travail, « associée à une culture managériale à revisiter ».

La banque et l'assurance, secteurs privilégiés ?

Les différents secteurs d’activité de l’économie française ne sont pas égaux face au bien-être au travail. Ainsi, comme l’année dernière, deux secteurs se distinguent positivement : la banque/assurance, toujours en tête, et l’énergie/environnement, avec un IBET de 0,85 (niveau qualifié de « bonne pratique »). Cet indice est tout à fait stable pour l’énergie, en baisse d’un centième de point pour la banque/assurance.

Les autres secteurs étudiés ont, au mieux, un IBET qualifié de « contraint », le plus souvent de « dégradé » voire, pour les services à la personne, un IBET traduisant un « désengagement des salariés » (en-dessous de 0,7). En termes de macro-secteurs, l’industrie reste celui où l’IBET surpasse nettement celui des autres (0,83, en baisse d’un point), là où les services aux entreprises affichent un IBET de 0,76, le service public de 0,72 et la construction de 0,7.

Coût global de 98 milliards d'euros en 2016

Comme l’année dernière, l’étude souligne que l’IBET va en s’améliorant en fonction de la taille de l’entreprise, laissant par conséquent apparaître une situation globalement mauvaise dans les TPE de moins de 9 salariés : environnement « dégradé » dans l’industrie et les services aux entreprises, « désengagement » dans le service public et même « épuisement » dans la construction et les services à la personne.

Sur la base de ces calculs, Apicil et Mozart Consulting soulignent comme chaque année le coût financier de ce désengagement : 13 340 euros par an et par salarié, contre 12 600 euros il y a deux ans, soit un total de 98 milliards d’euros au niveau national (4,5% du PIB en 2016). Pour parvenir à un IBET global de 0,85 (seuil de commencement des « bonnes pratiques »), ce coût « compressible » serait donc de 5 300 euros par an et par salarié, dont 58% liés à la non-disponibilité de santé/sécurité au travail et 42% liés au désengagement réciproque entre employeur et salariés.

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