Index égalité femmes hommes : mention bien pour l'assurance

Index égalité femmes hommes : mention bien pour l'assurance

Plus de quatre entreprises sur cinq du monde de l’assurance ont publié, courant mars, leur index sur l’égalité femmes-hommes : les résultats sont globalement bons. Swiss Life France est, pour l’heure, le seul acteur du secteur à obtenir une note inférieure au seuil requis par le gouvernement. Par Gwendal Perrin et Nicolas Thouet.

On connaissait le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Il faudra désormais cocher aussi dans son calendrier le 1er mars, date de publication de l’index égalité femmes-hommes. À cette date, les employeurs devront communiquer chaque année des indicateurs relatifs aux écarts de rémunération entre les deux sexes. Une mesure, issue de la loi sur l’avenir professionnel du 5 septembre 2018, qui ne concerne pour l’instant que les entreprises de plus de 1 000 salariés. Soit une quarantaine d’acteurs du monde de l’assurance.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, environ 85 % d’entre eux ont joué le jeu en communiquant leur note globale sur 100. Avec des résultats plutôt corrects, puisqu’une large majorité a obtenu une note bien supérieure au seuil minimal de 75 points fixé par le gouvernement. Le décret relatif aux modalités d’application et de calcul de l’index considère, en effet, que les entreprises remplissent leurs obligations en termes d’égalité salariale à partir du moment où elles atteignent ce score. En cas de note inférieure, elles devront prendre des mesures de correction pour parvenir à l’égalité dans les trois ans, au risque, sinon, d’être sanctionnées par une pénalité financière pouvant aller jusqu’à 1 % de leur masse salariale.

Des courtiers en retard

En l’occurrence, dans l’assurance, seul Swiss Life France a admis aujourd’hui être en dessous de ce plancher, en ayant obtenu notamment un zéro pointé sur l’indicateur relatif aux retours de congés maternité. « Nous devons être plus vigilants sur ce critère et renforcer nos process de contrôle interne. Mais cela ne signifie pas pour autant que nous ne faisons rien aujourd’hui pour les femmes de retour de congé maternité », explique Lydia Bataille. Assez critique sur le fait que certains critères de l’index sont « binaires » – à savoir que la note obtenue est soit la maximale, soit la minimale –, la DRH de la filiale française de l’assureur helvétique précise que 9,27 % des femmes ayant été en congé maternité dans l’entreprise ont été promues au cours des trois dernières années.

Lydia Bataille, DRH de Swiss Life France
« À nous d’être plus rigoureux »

“Nous ne remettons pas en cause cet index. La note que nous avons eue nous impose d’aller encore plus « data cruncher » (analyser les données, NDLR) et d’être plus rigoureux sur le terrain de l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour autant, d’un point de vue mathématique et statistique, il est très « enfermant ». Ce n’est pas une photographie totalement réelle de la vie d’une entreprise. Swiss Life n’a pas attendu cet index pour mettre en place un plan d’action dans le domaine de l’égalité professionnelle. Pour pouvoir obtenir une meilleure note sur le critère des 10 plus hauts salaires, il faut que nous intégrions une ou deux femmes dans les plus hautes sphères de l’entreprise. Or, aujourd’hui, je suis la seule femme (sur huit membres) au sein du Comex. ”

 

Les très bons scores obtenus par certains acteurs doivent aussi être remis en perspective. Avec une note de 99 points sur 100, la Maif fait quasiment un sans-faute sur l’index égalité femmes-hommes. « Ce score est flatteur et nous allons veiller à maintenir cette position. Il est essentiel que les femmes continuent à prendre des responsabilités et soient présentes dans les plus hautes sphères de l’entreprise », reconnaît d’ailleurs Évelyne Llauro-Barres, DRH de la Maif. Confrontée au fameux plafond de verre, la mutuelle d’assurance compte 71 % de salariées dans ses effectifs… et seulement 25 % de femmes cadres dirigeants.

Il n’empêche, de l’avis général, ce baromètre est tout de même révélateur des efforts réalisés – ou pas – pour lutter contre les inégalités liées au genre dans l’entreprise. Et si les mutualistes, les compagnies d’assurance et les groupes de protection sociale ont été transparents sur le score qu’ils ont obtenu, un seul courtier comptant plus de 1 000 salariés, Siaci Saint Honoré, avait publié, à l’heure nous écrivions ces lignes, son index (NDLR : Henner a aussi publié par la suite sur un index de 91). De là à imaginer que les autres groupes de courtage ont quelque chose à cacher…

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