ISR : dans la jungle des labels

ISR : dans la jungle des labels
Avec 49 Md€ d’encours, le label ISR est le plus répondu. © KTSDESIGN / SPL

Pas facile de s’y retrouver parmi les étiquettes de l’investissement responsable et durable. La grille est peut-être claire pour les institutionnels, mais pas pour les épargnants.

Si les investisseurs institutionnels maîtrisent désormais parfaitement l’ISR, il n’en est pas de même pour les particuliers. L’État cherche à le développer en créant des labels à même d’offrir une certification et des garanties. Les deux labels soutenus par les ministères de l’Économie et de la Transition écologique sont respectivement ISR et TEEC (Transition énergétique et écologique pour le climat), auxquels on peut ajouter le label historique, Finansol, dans le domaine de la finance solidaire.

Alors que le label ISR désigne une méthode de sélection des entreprises en fonction de leur comportement éthique, social et environnemental, et garantit donc un processus de gestion, les labels TEEC et Finansol servent une finalité, avec des investissements dans des secteurs ciblés. La transition écologique pour le premier, l’utilité sociale pour le second (emploi, insertion, logement social, commerce équitable…). En termes d’engagements, Finansol est le plus impliquant puisque l’appréciation de la performance de ses fonds labellisés, appelés fonds « 90 / 10 », n’est pas uniquement financière.

Pas de définition légale

Le label ISR, le plus répandu avec un encours de 49 Md€, n’est pas le plus simple à appréhender. « ISR n’est pas une appellation contrôlée ! Il n’y a pas de définition légale de ce qui est ISR ou pas, si bien qu’il existe des fonds ISR qui n’ont pas le label. Moins de 150 sont labellisés, alors que plus de 400 fonds ISR sont listés », regrette Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. Paradoxalement, ces fonds ISR ne bénéficiant pas du label public peuvent s’avérer beaucoup plus ambitieux que ceux qui sont certifiés. « Pour pouvoir prétendre au label ISR créé par Bercy, les gérants doivent éliminer les 20 % d’émetteurs les plus mauvais en matière ESG de leur univers d’investissement », explique Éric Van La Beck, directeur du pôle ISR de OFI AM. « Si on ne recourt pas à un label, on peut placer la frontière d’investissement où l’on veut et se montrer encore plus exigeant », confie un gérant.

Les labels « d’impact », comme TEEC, sont prometteurs, bien qu’à ce jour ils soient moins développés. Mais quand on s’appelle TEEC, difficile de se faire un nom dans l’écologie…

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 17 janvier 2020

ÉDITION DU 17 janvier 2020 Je consulte

Emploi

CREDIT AGRICOLE ASSURANCES

Souscripteurs IARD PME - PMI H/F

Postuler

Agence Swisslife Paris Madeleine

Collaborateur Commercial en Assurance de Personnes H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Conseil, assistance et suivi des contrats d'assurance

Ville de Lunéville

19 janvier

54 - LUNEVILLE

Accord-cadre a marches subsequents assurance dommage-ouvrage et ses garanties compl...

Tours Métropole Val de Loire Communauté d'Agglomération Tours Plus

19 janvier

37 - TOURS METROPOLE VAL DE LOIRE

Analyse financière des rapports annuels remis par les concessionnaires du Syndicat ...

Syndicat Mixte des Ports de Pêche Plaisance de Cornouaille

19 janvier

29 - PONT L'ABBE

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

ISR : dans la jungle des labels

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié