[Journal de confinés] « Lutter contre une sinistrose qui s'installe »

[Journal de confinés] « Lutter contre une sinistrose qui s'installe »

[L’agent général, épisode 3] Arnaud David est agent général Generali. Il possède quatre agences basées à Angers, Rennes, Redon et Paris et emploie 16 collaborateurs. Et comme la grande majorité des Français, il subit le confinement depuis le 16 mars. Mais la vie, comme les affaires, doivent continuer. Témoignage.

Lundi 16 mars, 20h00. A six reprises, le président de la République, Emmanuel Macron déclare que « nous sommes en guerre» contre le coronavirus et annonce une mesure radicale : le confinement pour deux semaines minimum. Comme chacun, les professionnels de l'assurance, les gestionnaires, les courtiers, les agents généraux ont dû s'adapter, répondre aux sollicitations de leurs clients, accompagner leurs collaborateurs, bousculer leur vie personnelle. C'est ce quotidien chamboulé, forcément sans précédent, que nous racontons à travers ce journal de bord. En leur laissant la parole, sans filtre. Suite du témoignage d'Arnaud David, agent général Generali.

[Lire l'épisode 1]

[Lire l'épisode 2]

Troisième semaine de confinement (du 30 mars au 3 avril) :

Chômage partiel. « Au début de cette troisième semaine, nous nous posons beaucoup de questions : qu’en est-il des options proposées il y a 15 jours sur le télétravail, les congés maladies, et le chômage partiel ? Nous attendons toujours une décision officielle de la Direccte. Le mardi 31 mars, à la suite du décret paru le jour-même, les décisions tombent. Nous nous réunissons avec mon équipe restreinte. Les administratifs - hors congés maladie Covid 19 - restent en télétravail, mais l’interrogation subsiste concernant le sort des commerciaux. Nous leur proposons le chômage partiel, et demanderons à Direccte si elle l’accepte ».

Réunions à répétition. « Parallèlement, les réunions vont bon train, sur de multiples supports (Whatsapp, Skype, Messenger). Nous nous exerçons à la visioconférence avec différents groupes de collègues assureurs et parfois, avec des agents issus de mandantes différentes. Les discussions avec mes confrères tournent autour des mêmes préoccupations. A savoir : le report des cotisations IARD, vie et santé collective, le maintien des garanties en cas de retard et/ou de non-paiement des cotisations, ou encore la possibilité de payer en cas de cat’ nat’ sanitaire une perte d’exploitation (PE). Tout le monde a bien compris que cette dernière option tenait de l’impossible, du fait que cela mettrait à plat les capitaux propres de nos compagnies et du fait aussi de la mutualisation des risques ».

Une aide qui interroge. « Comment redorer notre profession mis à mal par les non garanties de la PE sans dommage, que nous, professionnels comprenons, mais qui « met en rage » contre notre métier le « lambda  non averti » ? La profession aimerait un signe fort de l’ensemble des mandantes sur le terrain ! Si pour une fois, celles-ci pouvaient communiquer d’une seule voix, pour dire, expliquer et démontrer, que bien entendu, elles œuvrent et continueront d’œuvrer pour la solidarité sociétale et individuelle des Français.

Je pense que les agents généraux aimeraient une position forte de l’ensemble de nos mandantes sur le fait de participer de façon beaucoup plus solidairement que les 200 M€. Cette somme nous a fait d’ailleurs bien rire « jaune ». Car divisée par 140 000 TPE sur le territoire français, elle ne représente que 1 428 € par entreprise… »

Au ralenti. « Les courriers et les mails se raréfient. La perspective d’un confinement qui va durer, au moins, - je l’imagine fortement -  jusqu’au lundi 4 mai, met le moral en berne de nos clients et et de mes équipes. Je me sens responsable en tant que manager. Je compte œuvrer à trouver des solutions : humaines, d’organisation et de gestion. Les temps d’échanges avec mes collaborateurs restent primordiaux. J’ai le sentiment qu’après une quinzaine de jours de confinement, l’ensemble de mes équipes a pris ses marques à titre privé. Mais on le sent, le stress ambiant, la « non » activité, la distanciation avec nos vies de tous les jours commencent à rendre les gens nerveux. Il va nous falloir lutter contre une certaine « sinistrose » qui s’installe petit à petit ».

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