Coronavirus : comment La Mutuelle Générale a anticipé la crise

Coronavirus : comment La Mutuelle Générale a anticipé la crise
© Laetitia Duarte

De la sécurité des collaborateurs à la sécurisation de ses actifs financiers, la troisième mutuelle santé française s’est préparée à la crise sanitaire dès la mi-février.

La Mutuelle Générale (LMG) fait partie des entreprises qui avaient largement anticipé la crise du coronavirus : « Au vu de ce qui se passait en Asie, nous avons mis en place une cellule de crise dès mi-février », se rappelle Christophe Harrigan, directeur général de la 3e mutuelle santé française. Une mobilisation qui a permis de définir de quatre priorités, la sécurité des collaborateurs, la sécurisation de l’activité, celle des actifs financiers et la manière de communiquer et mobiliser les équipes. Dès mi-février, la mutuelle a adapté ses plans de continuité de l’activité (PCA). Une actualisation nécessaire, car les PCA ont été conçus pour des cas extrêmes comme l’effondrement d’un bâtiment ou l’arrêt des systèmes d’information. « Mais nous n’avions jamais poussé l’exercice pour simuler ce que je comparerais à une guerre bactériologique », relève Christiophe Harrigan.

Cette adaptation a permis d’anticiper le fait que les collaborateurs seraient en télétravail généralisé dès le mois de mars. En fonction des risques au niveau local, quelques agences avaient déjà été fermées avant l’ordre de confinement généralisé, le 17 mars, date à laquelle toutes ont clos leurs portes.  Mais dès le 24 février, les gens quittaient la mutuelle en emportant leur ordinateur portable, faute de savoir de quoi le lendemain serait fait.

Entreprise citoyenne

Comme d’autres mutuelles et acteurs de l’assurance, LMG a joué, sur toile de fond de crise sanitaire, la carte de l’entreprise citoyenne et responsable en diffusant, avant même le début du confinement, des messages d’information et de prévention. Le PCA proprement dit a été mis en œuvre le dimanche 15 mars. Le lendemain, les agences fermaient leurs portes, et tous les sites fermaient à leur tour le 17 mars. « Nous avons maintenu nos activités essentielles de manière fluide. Nous avons comme tout le monde une baisse de l’activité commerciale et de gestion, mais néanmoins nous décrochons au téléphone à 99% », indique le directeur général.

Autre mesure présentée comme citoyenne, le non recours aux dispositifs de chômage partiel dans l’immédiat, dans une volonté de ne pas peser sur les finances publiques. En lieu et place, les collaborateurs ont été incités à poser des jours de congés pendant le confinement. Une mesure qui présente aussi l’intérêt de préserver la totalité des salaires. LMG a aussi mis en place un accès à une plateforme d’aide à distance aux devoirs, une mesure dont bénéficient 330 familles parmi les 1600 salariés. Un accès à une autre plateforme, d’aide psychologique, est également proposé à ces derniers.

Dans un tout autre domaine, « le fait d’avoir anticipé la crise dès mi-février nous a aussi permis de protéger nos actifs financiers »,  poursuit le directeur général. Sur la partie actions, LMG a acheté lorsque le CAC 40 était à 5500, des « protections » - techniquement, des futures -, qui couvrent à 100% cette partie du portefeuille en cas de forte baisse des marchés.

Pas d'exclusion

Au chapitre des mesures en faveur des adhérents, LMG n’a pas adopté de règle générale, mais revendique une action dans l’esprit des valeurs mutualistes. « Nous avons toujours accompagné nos adhérents en difficulté et nous étudions les demandes au cas par cas. Nous recevons actuellement les premières demandes d’entreprises. En individuelle, nous n’avons pas encore de remontées de difficultés particulières, mais le cas échéant, nous étudierons les demandes au cas par cas et notre fonds d’action sociale interviendra », remarque Christophe Harrigan. Et en prévoyance, LMG a décidé de ne pas appliquer les exclusions « pandémie » qui pouvaient figurer dans certains contrats individuels comme collectifs.

Enfin, LMG a conservé ses deux centres de santé parisiens, Broca (13e arrondissement) et Jack Senet (15e arrondissement) ouverts, mais a limité leur activité aux urgences. Le personnel médical y est progressivement basculé vers la téléconsultation, afin d'offrir un accès aux soins à tous les Français.

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