Fusion ACS – CMU-C : l’UNMI reste sur ses gardes

Fusion ACS – CMU-C : l’UNMI reste sur ses gardes
Loredana Maier, directrice générale de l'union nationale mutualiste interprofessionnelle (UNMI).

La mise en place d’une couverture maladie universelle complémentaire élargie, fusion des dispositifs actuels de l’ACS et de la CMU-C, a été officialisée au sein du plan Pauvreté annoncé ce 13 septembre. Mais du côté de l’UNMI, le flou demeure sur l’articulation de ce futur dispositif.

L’officialisation de la fusion de l’ACS et de la CMU-C, au sein d’une CMU-C dite élargie (une future « Puma + » ?), était attendue au menu du plan Pauvreté présenté ce 13 septembre par le président de la République Emmanuel Macron et la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Du côté des organismes complémentaires santé, toutefois, la crainte principale était de voir ce futur dispositif évoluer dans une forme d’étatisation de l’ACS, cette dernière étant gérée par une dizaine de groupements assurantiels complémentaires.

La Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) a « pris acte » de ce dispositif, dont les contours restent à préciser au sein du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Elle se réjouissait toutefois que « le libre choix de l’organisme » assureur soit préservé.

Une place toujours à déterminer pour les OCAM

L’Union nationale mutualiste interprofessionnelle (UNMI), un des principaux groupements gérant aujourd’hui l’ACS (plus de 90 000 adhérents), reste méfiante. Sa directrice générale Loredana Maïer regrette ainsi auprès de l’Argus, au-delà de la fusion attendue depuis plusieurs semaines entre ACS et CMU-C, « une absence de concertation totale sur les contours de cette réforme », même si les garanties obtenues par les fédérations du non-transfert de la CMU-C élargie à la seule CNAM laissent entrevoir « une situation moins alarmiste que prévu ».

Un tel transfert aurait, selon Loredana Maïer, « rendu en partie responsable du taux de non-recours à l’ACS les OCAM gestionnaires ». Un taux de non-recours qui, toutefois, a baissé de 15 points depuis le premier – et donc unique – appel d’offres ACS de 2015, pour s’établir aujourd’hui autour de 50%.

Les contours précis de cette CMU-C élargie restant toutefois à déterminer, l’UNMI est toujours dans l’expectative, sur la place des organismes complémentaires dans le dispositif et, corollaire, sur les impacts humains et organisationnels au sein de la quarantaine de mutuelles de l’union participant à « Proxime Santé ». « Nous allons tenter d’accompagner au mieux nos mutuelles, mais il est évident que nous voulons continuer à être acteurs, pour nos valeurs et pour continuer à assurer le lien social avec nos adhérents », résume Loredana Maïer.

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