Identité et valeurs : les mutuelles se démarquent

Identité et valeurs : les mutuelles se démarquent
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Les Français ont une bonne connaissance globale de l’identité et des valeurs mutualistes. C’est ce qui ressort d’une étude menée par L’Argus en partenariat avec l’Association des assureurs mutualistes, dont nous publions des extraits ci-contre. Toutefois, les jeunes ont une vision plus floue du mutualisme...

Le mutualisme, un modèle inadapté, ignoré voire dépassé pour les Français ? C’est ce que l’on serait tenté de croire, à première vue, tant les assureurs au sens large du terme, se livrent une concurrence féroce sur leurs principaux marchés : auto, habitation, santé, épargne, retraite et assurance vie. Il n’en est rien. Selon une étude menée par L’Argus de l’assurance en partenariat avec l’Association des assureurs mutualistes (AAM), 58 % des Français déclarent connaître la définition d’un organisme mutualiste, qu’il s’agisse d’une mutuelle d’assu­rance (code des assurances) ou santé (code de la mutualité). Un chiffre qui atteint d’ailleurs 73 % auprès des baby-boomers (53-72 ans) et même 80 % pour la génération dite « silencieuse » (73 ans et plus). À l’inverse, la notion semble échapper aux millennials (18-34 ans) dans la mesure où 69 % d’entre eux en méconnaissent la définition.

Une majorité de répondants (55 %) identifie avant tout la mutuelle comme un organisme qui commercialise de l’assurance de personnes (santé, prévoyance et épargne) contre 40 % à l’associer à l’assurance automobile et habitation. Signe que, dans l’esprit des Français, la mutuelle est encore fortement associée à la complémentaire santé. La preuve : à la question ouverte, « que vous évoque le mot mutuelle ? », les personnes interrogées évoquent largement les termes de « santé », « maladie » et « soins ». Lorsque l’on va plus loin dans l’étude, on s’aperçoit que les Français ont une connaissance assez fine de l’identité de leurs propres assureurs. Ainsi, près des trois quarts des répondants affiliés en santé à une mutuelle d’assurance (adhérente à l’AAM) sont capables de l’identifier comme telle. Ils sont également 69 % à être dans le vrai pour reconnaître leur appartenance à une mutuelle d’assurance pour leur contrat auto et 68 % au titre de leur habitation.

Et malgré les assauts répétés des sociétés anonymes sur les marchés historiques des mutuelles d’assurance (auto et habitation), les consommateurs restent encore majoritairement en phase, sans toujours en avoir conscience, avec la philosophie mutualiste : des prix compétitifs, que facilite l’absence d’intermédiaires et d’actionnaires à rémunérer, en face de garanties couvrantes. Pour 73 % des répondants, le tarif des cotisations est un élément déterminant dans le choix d’un assureur, suivi du niveau de garanties pour 66 % des sondés, la notoriété de l’assureur n’étant décisive que pour 19 % d’entre eux. Ils sont même 59 % à considérer que les mutuelles d’assurance offrent des tarifs plus justes et équitables.

Méthodologie

Cette étude a été réalisée en ligne par Infopro Digital Études pour L’Argus de l’assurance et l’AAM du 10 octobre au 19 octobre 2018, auprès de 1 000  répondants représentatifs de la population française selon la méthode des quotas.

Convaincre les millennials

Et les valeurs mutualistes dans tout cela ? Même si, au moment de faire leur choix, les assurés sont davantage sensibles au prix qu’au modèle économique (société de personnes versus sociétés de capitaux), les mutuelles d’assurance ont quand même intérêt à valoriser leurs spécificités auprès du grand public. En effet, la non-rémunération d’actionnaires ressort comme un critère déterminant pour près d’un Français sur deux (57 % pour les baby-boomers) de même que la solidarité (engagements réciproques au sein d’un groupe d’assurés) pour 45 % des répondants. « Avec plus de pédagogie et d’accompa­gnement, il y a fort à parier que les répondants se tourneraient plus volontairement vers les mutuelles d’assurance », pointent les auteurs de l’étude. Une pédagogie à déployer sans doute auprès des plus jeunes (18-34 ans), dont l’affectio societatis est encore peu développé : ils sont, en effet, trois quarts à se percevoir d’abord comme « clients » et non comme « sociétaires » lorsqu’ils sont affiliés à une mutuelle.

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