Résultats 2017 : la MGEN en déficit

Résultats 2017 : la MGEN en déficit
Roland Berthilier, président de la MGEN, et Isabelle Hébert, directrice générale.

La Mutuelle générale de l’Education nationale a été pénalisée par son choix de ne pas augmenter les cotisations en 2017.

L’exercice 2017 de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) aura été marqué non seulement par la création du groupe Vyv – dont l’autre pilier est Harmonie Mutuelle - mais aussi par un déficit de 17,98 M€ (contre +12,4 M€ de résultat net combiné en 2017) pour un chiffre d’affaires pratiquement stable à 2 432 M€ (- 0,8%).

Une perte que Roland Berthilier, président du groupe MGEN, explique par le choix de ne pas augmenter les cotisations l’an dernier : « A mi-2016, nous ne connaissions pas le cahier des charges du référencement, et nous avons décidé de faire une pause sur les cotisations alors qu’une hausse aurait été nécessaire. Nous avons eu quelques surprises et il a fallu réajuster des provisionnements tout en recourant aux produits financiers ».

Les fonds propres, qui ressortent à 2 193 M€ (-3,1%), tout comme le ratio de solvabilité qui ressort à 231% (248% de couverture du SCR en 2016), se ressentent aussi de cette situation.

Un référencement critiqué

En revanche, les effectifs évoluent positivement, à 2,96 millions d’adhérents (pour 4,1 millions de personnes protégés), avec une progression de 30 000 adhérents, net de départs et de décès. Les effets du référencement au ministère de l’Education nationale, qui a vu MGEN, seule sélectionnée lors de la première vague, l’être cette fois aux côtés CNP Assurances et Intériale, ne se sont pas encore sentir. « Le référencement est officiellement en place depuis le 1er janvier. Il faudra voir avec la rentrée scolaire », estime Isabelle Hébert, directrice générale du groupe MGEN. En revanche, la mutuelle des profs fait une percée sur de nouveaux champs, avec le co-référencement au ministère des Affaires étrangères avec la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes (MAEE, groupe Vyv), ainsi qu’au ministère des Solidarités et de la Santé avec Harmonie fonction publique (HFP, groupe Vyv).

Roland Berthilier a cependant eu des propos très critiques à l’égard du référencement, qui a « imposé une offre très assurantielle » et un modèle économique « pas rentable » pour la mutuelle historique, tandis que les nouveaux opérateurs s’attacheraient à développer des offres attractives pour les jeunes. Qui plus est, la participation de l’Etat employeur à la protection sociale complémentaire de ses agents reste à un niveau particulièrement bas, inférieure à un euro par an et par personne.

Pour contrer la possible érosion de ses effectifs face à une concurrence aiguisée, la MGEN communiquera à la rentrée par des spots de publicité sur la prise en charge globale de ses adhérents. Une manière de valoriser la gestion du régime obligatoire – que la MGEN reste d’ailleurs seule à accomplir elle-même de A à Z, les autres mutuelles de fonctionnaires ayant fait le choix de la déléguer à la Caisse nationale d’assurance maladie – qui lui permet de proposer un guichet unique à ses adhérents en complémentaire santé. « En termes d’expérience client, c’est plus simple », souligne Isabelle Hébert.

Des tests en Iard

Pour la MGEN, un des grands enjeux consiste à maintenir un haut niveau de mutualisation sur son périmètre historique. Car s’il atteint 80% sur les actifs et retraités, il n’est que de 50% sur les nouveaux entrants dans l’Education nationale – même s’il augmente au bout de quatre ou cinq ans. La mutuelle mise donc sur son plan stratégique « MGEN Demain », pour stimuler sa croissance.  A l’image d’Aesio avec Macif et AG2R La Mondiale avec Matmut, la MGEN s’apprête à renforcer ses liens avec la MAIF – dont Vyv a déjà décidé de faire son partenaire pour l’assurance vie, sans qu’il ne soit officiellement question d’un rapprochement structurant. « Beaucoup de gens que nous avons des liens en multiéquipement. Nous avions une offre en partage en prévoyance et santé avec Efficience Santé, mais nous n’avions pas de lien de distribution en Iard », explique Isabelle Hébert, ajoutant que des actions communes sont désormais sur le point d’être lancées dans deux régions, Rhône-Alpes Auvergne et PACA-Corse.

Roland Berthilier a aussi évoqué la création de MGEN Partenaires, une union de groupe mutualiste (UGM), qui aura vocation à accueillir les mutuelles demandant l’accès au groupe. La première adhérente sera la Mutuelle des Affaires étrangères et européennes (MAEE, par ailleurs déjà membre de Vyv Coopération), qui devrait être suivie par la Mutuelle des sportifs (MDS). « C’est un projet structurant. La MDS ne peut plus vivre seule dans le cadre de Solvabilité 2 et nous avons des projets de développement sur le sport santé », a indiqué M. Berthilier.

Economies d’échelle

Autres leviers de la croissance, la maitrise de la sinistralité, des frais de gestion, de la masse salariale, la performance des établissements de livre 3, la mutualisation des achats ou encore les outils comme les réseaux de soins. « Il vaut mieux faire un réseau pour 10 millions de personnes que pour quatre », a expliqué M. Berthilier, faisant allusion aux synergies potentielles entre la MGEN et le groupe Vyv. Il a également cité l’activité à l’international. Si les projets en Chine sont plus « longs que prévu » à se mettre en place et ont réorientés au niveau de Vyv, Europamut, la structure créée pour diffuser une offre mutualiste au Portugal est aujourd’hui « à l’équilibre ». Autre vecteur de ce développement, la société MGEN IB (International Benefits), créée pour offrir des services d’assurance et de prévoyance aux expatriés.

Emploi

KAPIA RGI

DVELOPPEURS ANGULARJS H/F

Postuler

KAPIA RGI

CHEFS DE PROJETS Vie et/ou IARD H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

Commentaires

Résultats 2017 : la MGEN en déficit

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié