Sham devient Relyens pour incarner son identité européenne

Sham devient Relyens pour incarner son identité européenne
Dominique Godet, directeur général du groupe Relyens

Spécialiste historique de la RC médicale, le groupe Sham, qui vient de changer de nom, souhaite désormais s’affirmer comme le groupe d’assurance mutualiste de référence en Europe auprès des acteurs de la santé et des territoires. Entretien avec son directeur général Dominique Godet.

L’Argus de l’assurance : Le groupe Sham se rebaptise Relyens. Pourquoi ?

Dominique Godet : Le groupe Sham s’est constitué par croissance interne et externe en France, en Italie, en Espagne, et, plus récemment, en Allemagne, dans l’univers du soin, des territoires et leurs intersections. Nous sommes passés d’une société d’assurance mutuelle Sham à un groupe, qui avait alors endossé le même nom. Avec Relyens, nous ouvrons une nouvelle étape, celle de l’approfondissement. Il nous paraît nécessaire de nous constituer en un groupe doté d’une identité commune, et non en un simple rassemblement de sociétés.

La mutuelle ainsi que la marque Sham vont-elles disparaître ?

Nous conservons les trois marques du groupe : Sham, dans l’univers du soin, Sofaxis sur le risque statutaire et les acteurs territoriaux, ainsi que Neeria, notre cabinet de consulting. Ces marques sont tellement puissantes que nous avions besoin d’une marque, à la fois sur le plan corporate et en termes de marque employeur. C’est chose faite avec Relyens. Quant à la structure juridique du groupe, elle n’est pas modifiée : Sham demeure la tête du groupe et l’actionnaire de référence de Sofaxis, Neeria et des filiales et des succursales en Europe.

Votre plan stratégique 2019-2021 vise à faire de Relyens le « groupe mutualiste européen de référence en assurance et management des risques auprès des acteurs de la santé et des territoires ». Comptez-vous accélérer son développement en Europe ?

Aujourd’hui, Relyens est présent dans quatre pays. Nous sommes l’assureur numéro un du risque médical en Espagne. Nous le sommes également en Italie du Nord. Notre entrée sur le marché allemand est plus récente, le groupe y est opérationnel depuis la fin 2018. Nous n’avons pas prévu de nous implanter dans un autre pays dans les trois ans à venir, mais d’enrichir notre positionnement dans ces pays. Nous ambitionnons de nous intégrer à l’écosystème du soin pour apparaître comme un acteur de la santé à part entière. Il ne s’agit pas seulement de vendre des contrats, mais d’être un partenaire dans la compréhension et la couverture de ces risques médicaux.

Chiffres

  • 1 000 collaborateurs dans 4 pays : France, Espagne, Italie et Allemagne
  • 32 000 clients et sociétaires et 900 000 personnes couvertes
  • 850 M€ de primes collectées
  • 463 M€ chiffre d’affaires en 2018 (données provisoires)

Quelles sont les clientèles nouvelles que vous souhaitez conquérir ?

En France, nous sommes leaders sur le marché des établissements de soin publics et privés, les établissements privés à but lucratif. Nous sommes aussi présents sur le médico-social et les professionnels de santé. En revanche, en Europe, des publics restent à conquérir. En Espagne, nous sommes présents sur le marché des hôpitaux et établissements de soin publics ainsi que des professionnels de santé. Nous sommes moins présents dans le secteur privé et pas du tout actifs dans le médico-social… En Italie, nous allons accélérer notre diversification sur les établissements de santé privés. Quant à l’Allemagne, tout reste à faire !

Que répondez-vous aux accusations de « concurrence déloyale » du courtier BEAH ?

Les marchés de l’assurance en Europe sont très concurrentiels et en même temps très régulés. Les marchés publics sont régis par un code. Les tribunaux trancheront sur l’affaire des Hospices civils de Lyon qui nous oppose à BEAH. C’est au client de décider à qui il attribue son marché. Nous essayons de tarifer au plus juste, le risque médical est un risque très long : par exemple, lors d’un accident à la naissance, la consolidation de l’état de la victime ne se fait qu’à la majorité. Il faut donc des tarifs techniquement adaptés pour accompagner nos clients dans le temps.

Relyens est très présent sur le marché des collectivités locales. Quels sont vos objectifs de développement sur ce portefeuille ?

Nous avons deux domaines d’expertise : le risque médical et la protection sociale publique. Nous avons aujourd’hui 21 000 collectivités locales en portefeuille, des communes, centres départementaux de gestion, régions… Nous offrons des programmes de prévoyance et de santé à la fonction publique territoriale. Aujourd’hui, l’assurance de personnes est même majoritaire dans notre portefeuille : elle représente 60 % des primes collectées en 2018, contre 36 % pour la RC médicale et 4 % pour les dommages aux biens et la PJ. Pour l’accompagner sur l’ensemble de ses risques, nous multiéquipons notre clientèle en dommages aux biens, assurance des flottes auto, assurance construction, cyber….

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