Rémunérations : après la polémique sur son président, la Macif fait un geste pour ses salariés

Rémunérations : après la polémique sur son président, la Macif fait un geste pour ses salariés
Darri/Macif

1700 salariés de la Macif ont fait grève lundi, à la suite de révélations sur l’augmentation du président Alain Montarant. Des revendications qui ont chamboulé la négociation annuelle obligatoire entre les syndicats et la direction.

 

L’apaisement, enfin ? Pas si sûr. A la suite du mouvement de grève suivi lundi dernier par 17% de ses effectifs, le groupe Macif a consenti à quelques largesses dans le cadre de sa négociation annuelle obligatoire (NAO) avec les organisations syndicales représentatives du personnel. Jusqu’ici, le mutualiste ne promettait aucune augmentation générale à ses salariés, tandis que son président Alain Montarant s’était vu octroyer une augmentation de 62,5% lors du dernier conseil d’administration de la SGAM en décembre. De quoi mettre le feu aux poudres !

Hausse générale de 1,4% des salaires

Il semblerait que les revendications portées par ses salariés aient été entendues. Le groupe Macif annonce ainsi « une augmentation générale de 1.4% applicable au 1er juillet pour tous les collaborateurs du Groupe, un complément d’intéressement à hauteur de 1 100 euros bruts pour tous les collaborateurs à temps plein présents toute l’année 2018 qui sera versé en même temps que l’intéressement » ainsi que « le versement d’une enveloppe de 0.5% du budget de la masse salariale allouée aux augmentations individuelles, applicable au 1er juillet 2019 ». Des mesures salariales destinées à « remercier ses collaborateurs de leur contribution » aux bons résultats du groupe observés depuis 2015, explique le mutualiste dans un communiqué. S’ajoute à ces mesures le versement d’une prime exceptionnelle, dite « prime Macron » : d’un montant de 500€ net pour les salariés gagnant moins de 30K€ annuels bruts et d’un montant de 350€ pour les salariés gagnant entre 30 et 48k€ annuels bruts.

La mobilisation continue

Mais le geste n’est pas suffisant pour venir à bout d’un climat social tendu depuis plusieurs mois. Ainsi, seule la CFDT a signé, en l’état, la NAO. La CFE-CGC et la CGT ont, elles rejeté cet accord. « La CFDT n’ayant pas la majorité, la direction de la Macif va appliquer cette NAO unilatéralement », commente un représentant syndical CGT. Il se félicite toutefois de l’obtention d’une « paritaire » concernant les « conditions de travail dans l’entreprise », conditions qui se sont durcies dans un contexte de transformation de l’activité des mutuelles d’assurance.

A l’initiative de 200 salariés du siège à Niort, un rassemblement de salariés issus de la France entière va ainsi être organisé à Paris, place Pernet, devant l'immeuble du groupe Macif, afin de porter des revendications ayant trait aux « conditions de travail » et aux « valeurs mutualistes dans l’entreprise ». Tout cela intervient alors que la Macif n’a à ce jour toujours pas recruté de directeur des ressources humaines pour remplacer Benoit Serre, parti en octobre dernier. Pour son successeur, l’ampleur de la tâche sera grande.

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