Risque climat : l’ACPR demande plus d’efforts aux assureurs

 Risque climat : l’ACPR demande plus d’efforts aux assureurs
© Pascal Guittet

Le reporting climat est encore mal ou peu appliqué par les petits organismes. Le superviseur demande aux assureurs de déployer une véritable analyse prospective du risque climat.

 

Peut mieux faire. Depuis l’Accord de Paris sur le climat, les assureurs se sont davantage mobilisés en faveur de la lutte contre le changement climatique. Mais l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) les exhorte à davantage prendre en compte le risque climatique.

Des pratiques encore hétérogènes

Les pratiques sont notamment hétérogènes en matière de transparence. L’article 173 de la loi de transition énergétique impose aux assureurs et aux gestionnaires d’actifs un reporting sur la prise en compte des critères ESG (Environnementaux, Sociaux, de Gouvernance) et, pour ceux, qui présentent un bilan supérieur à 500M€, des exigences renforcées sur l’intégration de cette analyse dans leur politique d’investissement. Ces informations doivent être publiées annuellement sur les sites internet des assureurs. Selon l’étude publiée ce jour par l’ACPR, les assureurs s’étant conformés à cette obligation de reporting représentent 94% du bilan du marché. Les autres sont des « organismes de petite taille avec des moyens limités » ou « représentant un volume limité de placements financiers », leur activité étant davantage tournée vers les dommages. Sont plus particulièrement concernés par cette absence de reporting, les mutuelles de livre II et les organismes non-vie du code des assurances.

Pas de sanction

Pour ces assureurs de petite taille, l’ACPR n’envisage pas de sanction. «Certaines petites mutuelles n’ont même pas de site web et ne sont donc pas en mesure de publier ce rapport.  Le but est plutôt de les inciter et de leur faire comprendre à quoi sert ce reporting. Ce travail pourrait peut-être passer par les fédérations », réagit Patrick Montagner, secrétaire général adjoint de l’ACPR. Quant aux rapports publiés par le reste du marché, « la moitié des rapports étudiés souffrent d’imprécision sur le périmètre considéré, la liste précise des actifs qui sont couverts par l’analyse ou même la liste des filiales prises en compte », note l’ACPR.

Des progrès notables

Des efforts restent également à fournir sur le plan de la gouvernance afin que le risque climatique soit bien intégré à la gestion des risques financiers. L’ACPR relève des « progrès notables depuis 2016 » avec une implication croissante des organes de gouvernance et une intégration du risque climatique au-delà de la seule dimension de RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise). 40% des établissements supervisés par l’ACPR intègrent ainsi le risque climat dans leur ORSA. Mais là encore les plus gros sont plus avancés : 28% des assureurs français ne procèdent, en effet, à aucune identification des risques associés au changement climatique. Ce sont, en majorité, « des petits organismes comme des mutuelles pour lesquels il est plus complexe de diversifier les actifs ».

Enfin, l’ACPR demande aux assureurs d’utiliser des métriques afin de mieux appréhender le risque climat et de développer une véritable analyse prospective, qui dépasse une simple empreinte carbone « tournée vers le passé ». Il les exhorte, notamment, à développer des scénarios quant au risque de réchauffement climatique.

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