Scor : Thierry Derez (Covéa) annonce son retrait temporaire du conseil d'administration

Scor : Thierry Derez (Covéa) annonce son retrait temporaire du conseil d'administration

Dans un communiqué diffusé ce jeudi 27 septembre, Covéa se dit toujours intéressé par un rapprochement « amical » laissant une « autonomie managériale » à Scor ainsi qu’un « large flottant ». Son PDG Thierry Derez se retire du conseil d'administration du réassureur jusqu'en avril 2019.

C’est la première fois que Covéa s’exprime publiquement depuis la révélation le 4 septembre dernier de sa tentative de rachat de Scor. Le 24 août dernier, le mutualiste a, en effet, adressé une proposition amicale au réassureur en vue d’une « offre publique volontaire en numéraire au prix de 43 euros par action ». Des discussions refusées à l’unanimité par le conseil d’administration de Scor au motif, notamment, que ce projet ne reflétait « ni la valeur intrinsèque ni la valeur stratégique de Scor ». L’accord du conseil n’ayant été obtenu, Covéa a donc « retiré sa proposition », rappelle le mutualiste dans un communiqué diffusé ce jeudi 27 septembre.

«Dans un souci de sérénité et d’apaisement», Thierry Derez, le PDG de Covéa, annonce toutefois son « retrait temporaire du Conseil d’administration de Scor, jusqu’à l’assemblée générale annuelle appelée à se réunir en 2019 ». Scor, de son côté, considère Thierry Derez comme «démissionnaire ». En effet, le chapitre « loyauté et conflit d’intérêt » du règlement intérieur signé par le conseil d’administration de Scor stipule qu’en cas de « conflit d’intérêt avéré »« chaque administrateur s’engage à défaut d’avoir mis fin à cette situation dans le délai d’un mois suivant sa notification, à démissionner  sans délai de son mandat d’Administrateur de la Société ». Jusqu’ici, Covéa a fait valoir que l’offre de rachat n’étant plus sur la table, Thierry Derez n’a pas de motif de démissionner du conseil d’administration.

"Large autonomie managériale" laissée à Scor

Souhaitant couper court à « des rumeurs relayées dans la presse » qui ne sont que « de pures spéculations », Covéa, qui était jusqu’ici resté muet sur ses intentions, précise que le rapprochement avec Scor a pour but « la constitution d’un groupe d’assurance français d’envergure internationale dans un secteur en évolution ». Covéa réalise à peine 11% de son chiffre d’affaires à l’international tandis que Scor réalise seulement 5% de son chiffre d’affaires en France. L’intérêt de cette opération pour Covéa est donc bien de diversifier son activité à l’international.

Répondant aux critiques du PDG de Scor, Denis Kessler, qui a défendu bec et ongles l’indépendance du réassureur (lire notre interview exclusive ici), Covéa précise avoir «proposé de soutenir Scor dans le cadre d’une large autonomie managériale, confortée par un conseil d’administration composé d’un nombre significatif d’administrateurs indépendants. Covéa a également confirmé souhaiter maintenir Scor cotée avec un large flottant, à même de préserver sa visibilité sur les marchés ». En cas de rachat par Covéa, le PDG de Scor redoutait, en effet, que le réassureur ne perde sa notation ainsi que sa flexibilité financière et son accès aux marchés financiers, indispensables à la bonne tenue de son activité.

"Un actionnaire puissant et stable"

Covéa pointe, en outre, les bénéfices « d’un actionnaire puissant et stable, respectueux de l’identité » de Scor et « capable de soutenir ses projets de développement ». L’actionnariat de Scor est aujourd’hui émietté entre de nombreux actionnaires institutionnels (dont 70% à l’étranger).

Avec 8,19% du capital depuis avril 2016, Covéa constitue aujourd’hui le premier actionnaire de Scor. Le mutualiste, présent au capital du réassureur depuis 2003, avait racheté la part du japonais Sompo à la demande de Denis Kessler. La tentative du japonais de grimper au capital de Scor avait, en effet, fait fuir des clients japonais et le réassureur redoutait un impact négatif sur son activité. Il avait alors fait signer à Thierry Derez, le PDG de Covéa, un « accord moratoire », par lequel il s’est engagé à ne pas monter à plus de 10% du capital de Scor d’ici avril 2019 « sauf fin anticipée en cas d’évolution significative de la stratégie ou de la structure actionnariale de SCOR, susceptible de porter préjudice aux intérêts de Covéa ». « Covéa entend respecter pleinement cet engagement tant que celui-ci sera en vigueur », martèle le groupe mutualiste.

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