Optique : les craintes de Carte Blanche Partenaires autour du 100% Santé

Optique : les craintes de Carte Blanche Partenaires autour du 100% Santé

La réforme du reste à charge zéro en optique, désormais dénommée « 100% Santé », ne réjouit pas le réseau de soins Carte Blanche Partenaires, qui y voit une menace économique. Explications.

Officialisée lors du récent Congrès de la Mutualité Française, la réforme du reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse – rebaptisée à cette occasion « 100% Santé » –, si elle poursuit des objectifs partagés par l’ensemble des acteurs de la santé, soulève également de nombreuses questions.

Elles sont à la fois d’ordre pratique, notamment en articulation avec les régimes existants au sein des branches professionnelles et des entreprises, mais également économiques. Si le régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle a déjà présenté un potentiel plan de financement, l’impact reste encore difficilement mesurable pour le régime général.

Un zéro reste à charge compromis ?

Mais le réseau de soins Carte Blanche Partenaires soulève désormais un autre point spécifique à l’optique. Il souligne ainsi, après une rencontre avec le directeur de cabinet de Delphine Gény-Stephann, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, que cette réforme du « 100% Santé » pose la question de la viabilité de la filiale optique française.

Pour rappel, le réseau a déjà mis en place une offre optique sans reste à charge, « Carte Blanche – Prysme », avec des montures fabriquées par quatre usines basées dans l’Ain et le Jura. Objectif de la manœuvre : parvenir à fabriquer des montures 100% françaises à un coût maîtrisé, intégrant le périmètre des contrats de complémentaire santé responsables (150 euros maximum pour une monture).

La réforme du 100% Santé prévoit d’abaisser ce plafond de remboursement des montures de 150 à 100 euros – ce qui, pour Prysme, pose un problème. Cette chaîne de production propose des montures MIF (Made in France) au prix compris entre 59 et 110 euros, ainsi que des montures OFG (Origine Française Garantie) au prix maximal de 140 euros. Avec l’abaissement de ce plafond, ces montures pourraient donc laisser un reste à charge aux assurés. « Cela augure le début d'une réflexion commune sur l'Origine France Garantie pour maintenir l'activité des entreprises lunetières françaises », souligne Jean-François Tripodi, directeur général de Carte Blanche Partenaires.

Menaces potentielles sur l'emploi

Ce nouveau reste à charge induira-t-il une réduction de la demande de ce type de montures ? Telle est la principale crainte de Carte Blanche Partenaires, qui y voit un impact direct sur l’emploi dans la filiale optique. Selon ses estimations, 1 000 des 3 500 salariés y travaillant sont concernés par la production de montures OFG, dont 500 dans la vallée de l’Ain et du Jura. Les commandes de Carte Blanche Partenaires pour son offre Prysme (gamme 1796), aux alentours de 300 000 montures par an, assurent l’équivalent de 150 emplois temps-plein sur les commandes OFG.

Sur la base de cet argumentaire, « cette mesure annoncée aura pour effet de subventionner les importations asiatiques dont la fabrication repose sur des conditions de travail sans commune mesure avec le droit social français », conclut le réseau.

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