Assurance : les salariés d'agence face au défi de la polyvalence (étude agéa)

Assurance : les salariés d'agence face au défi de la polyvalence (étude agéa)

Alors que les agences générales d’assurance recrutent, une étude menée par agéa montre que les salariés de la branche sont de moins en moins spécialisés. Une tendance à la polyvalence qui pourrait déboucher, à terme, sur la disparition de certaines fonctions.

Qui sont les salariés des agences générales aujourd’hui… et surtout, à quoi ressembleront leurs missions demain ? Telle est la question posée par agéa au travers d’une étude qu’elle a menée, en sa qualité de syndicat employeur, sur l’évolution et l’attractivité des métiers des quelque 24 000 salariés relevant de la convention collective nationale (CCN) du personnel des agences générales d’assurances (IDCC 2335). Cette étude réalisée au cours de l’été auprès de 1 500 agences, et dont les résultats ont été confiés en exclusivité à L’Argus de l’assurance, s’inscrit à la fois dans le cadre du projet de refondation de l’agence générale engagée par Patrick Evrard depuis sa réélection à la présidence d’agéa en juin dernier, mais aussi dans la lignée des discussions menées avec les partenaires sociaux de la branche autour de l’emploi et de la formation professionnelle des salariés d’agences.

Et ses conclusions révèlent des tendances de fond à l’œuvre au sein des agences. Premier enseignement : les collaborateurs sont de plus en plus appelés à faire preuve de polyvalence, avec une part croissante de la dimension commerciale. « La frontière entre les fonctions gestion, commerciales ou encore supports, qui a longtemps prévalu dans les agences, est aujourd’hui remise en cause par l’importance croissante prise par les compétences relationnelles ou technologiques », souligne Jean-Philippe Martin, président de la commission permanente sur l’emploi et la formation professionnelle d’agéa. La preuve : entre 2015 et 2018, la part de collaborateurs d’agence dont la fonction est à dominante gestionnaire ou commerciale a reculé de respectivement 7,5 points et 5,3 points au profit des collaborateurs d’agence généraliste (+7,7 points) et des chargés de clientèle (+2,7 points).

Manque d’attractivité

Lorsqu’on les interroge sur l’évolution des métiers spécialisés, 74 % des agents généraux interrogés vont même jusqu’à théoriser la disparition des collaborateurs d’agence à dominante gestionnaire, de même que les métiers logistiques dans 57 % des cas. « Quel que soit l’acte effectué – gestion de sinistres, accueil, analyse du besoin… –, celui-ci est tourné en direction du client. La dimension commerciale étant omniprésente, la transversalité des compétences va devenir un impératif. Ce chantier implique de mener une réflexion profonde sur les métiers et la formation associée pour rendre demain notre branche plus attractive », précise Jean-Philippe Martin.

Le manque d’attractivité de la branche justement, c’est l’autre leitmotiv de l’étude. Les métiers d’agence ne sont pas considérés comme présentant des perspectives d’évolution suffisantes. Les raisons sont multiples : elles relèvent à la fois de la rémunération, laquelle évolue peu au cours de la carrière, que de l’attraction forte qu’exercent les compagnies d’assurance auprès des jeunes diplômés. 67 % des étudiants en assurance se projettent d’abord en compagnie à la sortie de leur cursus contre 24 % dans une agence.

« En plébiscitant les compagnies, les étudiants privilégient des critères de type conditions de travail, rémunération et perspectives de carrière. Leur choix traduit également une méconnaissance de nos métiers. En agence, ils pourront exercer davantage de missions diverses à responsabilités qu’au sein de plus grandes structures avec empilement de hiérarchie et spécialisation », rappelle Jean-Philippe Martin.

Ouverture au numérique

Pourtant, et c’est là le paradoxe, les métiers qu’offrent les agences sont perçus comme positifs pour plus de la moitié des étudiants.

Reste qu’avec l’essor du commerce par Internet – démarchage des clients sur les réseaux sociaux ou réponse aux sollicitations en ligne – et la communication en matière d’e-réputation, de nouvelles compétences commerciales, produits et purement digitales sont appelées à émerger au sein des agences. Si la quasi-totalité d’entre elles disposent aujourd’hui d’un site Internet (83 %), un peu plus d’une sur deux (60 %) est présente sur les réseaux sociaux.

Dans la plupart des cas, l’agent général conserve l’apanage de cette communication digitale, même si de plus en plus de collaborateurs, à dominante commerciale, ont tendance à l’intégrer dans leurs pratiques. À terme, près d’un agent sur deux se dit d’ailleurs convaincu de l’intérêt de valoriser ces nouvelles compétences digitales dans le cadre de la convention collective. L’une des clés pour que la branche redevienne attractive ?

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Prestations de services d'assurances.

Hôpital local de Soultz

25 août

68 - SOULTZ

Prestations d'assistance liée à la gestion des droits de TVA déductible.

Centre Hospitalier de Béziers

25 août

34 - BEZIERS

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Assurance : les salariés d'agence face au défi de la polyvalence (étude agéa)

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié