[DOSSIER] CGPI 3/4

CGPI : des agrégateurs en situation de monopole

CGPI : des agrégateurs en situation de monopole
YAGI STUDIO/GETTY IMAGES

Les CGPI sont de plus en plus nombreux à utiliser un agrégateur. Si tous apprécient le côté pratique de cet outil, ils sont nombreux à déplorer la très forte concentration sur ce marché.

Pour gérer les données clients, 78 % des CGP indiquent s’appuyer sur un agrégateur. Un pourcentage en progression de sept points sur un an. « Les agrégateurs sont des outils incontournables dès lors que le CGPI travaille en architecture ouverte. Ils sont complémentaires des extranets des compagnies car ils permettent d’avoir une vision globalisée », détaille Émilie Ben Zimra Chriqui, senior manager chez Péricles Consulting. Parmi les fonctionnalités les plus appréciés des CGP, la consultation des contrats arrive en tête (89 % en 2018), devant le suivi / vision contrat / portefeuille (69 % en 2018) et le suivi de la relation client (68 %). Une vision globalisée qui, pour les CGP, présente le double atout de pouvoir gérer un grand nombre de clients, tout en restant en conformité avec la régle­mentation. « Avec 2 000 clients au sein de notre cabinet, il nous est aujourd’hui impossible de nous passer d’un agrégateur », explique Martine Sommer Houde­ville, directrice associée, Sélection Finance Patrimoine (75). Un constat également partagé par Benjamin Continente, de Magister Patrimoine pour qui « compte tenu de la réglementation, c’est une hérésie aujourd’hui de ne pas avoir d’agrégateur. Bien sûr, cela a un coût. Celui-ci est d’autant plus important que la concurrence est encore peu développée sur le marché et qu’Harvest est aujourd’hui en situation de quasi-monopole. Cependant, la mise en conformité avec la régle­mentation n’a pas de prix ». En effet, à l’heure actuelle, le marché est partagé entre deux acteurs : ManyMore et Harvest. Ce dernier est largement répandu au sein des cabinets, avec 67 % des CGP utilisant O2S de Harvest, contre 57 % en 2017.

Un concept complet

« Le concept d’agrégation de données dans un outil unique est nécessaire dans notre métier de généraliste du patrimoine. En revanche, le marché est concentré entre un nombre limité d’acteurs. Ce manque de concurrence et de colla­boration des fournisseurs de produits empêche l’émergence d’un outil fiable. Le CGP se retrou­ve donc pris en otage entre archaïsme et monopole », analyse Darioush Mery, ingénieur patrimonial à Tavana (13).

Cette situation d’hyperconcentration des acteurs amène les CGP a une plus grande vigilance. Pas question de faire grimper la facture en optant pour des services associés. « O2S propose désormais la signature électronique en option. Nous sommes cependant en train d’étudier les propositions d’autres prestataires qui proposent ce service à des coûts dix fois inférieurs », explique Benjamin Continente, Magister Patrimoine.

89 % : la part des CGPI pour qui la consultation des contrats est la fonctionnalité la plus appréciée des agrégateurs.

 

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